Nous saluons le discours de @EmmanuelMacron avec mes collègues du Collectif Social Démocrate #CSD

Soutenir les populations fragiles à travers des mesures économiques, sanitaires et sociales reste notre priorité #Unis #Ensemble

C’est un signal fort pour le pays tout entier ! 

 

CSD - Allocution Président de la République - lundi 13 avril 2020

#CSD

 

đź“ş 🦠 Allocution du PrĂ©sident de la RĂ©publique, lundi 13 avril 2020, ce qu’il faut retenir
Il y a de la fatigue et la lassitude pour certains, le deuil et le chagrin pour d’autres. Cette pĂ©riode est encore plus difficile Ă  suivre quand on habite Ă  plusieurs dans un appartement exigu(…). Ces journĂ©es, ces semaines resteront l’honneur de nos soignants (…). Chacun d’entre vous, par votre civisme, en respectant les règles de confinement, vous avez fait que l’Ă©pidĂ©mie commence Ă  marquer le pas. Les rĂ©sultats sont lĂ . Plusieurs rĂ©gions ont pu ĂŞtre Ă©pargnĂ©es, depuis quelques jours, les entrĂ©es en rĂ©animation diminuent. L’espoir renaĂ®t (…). Comme tous les pays du monde, nous avons manquĂ© de blouses, nous n’avons pas pu distribuer autant de masques que nous le voulions. Dès l’instant oĂą ces problèmes ont Ă©tĂ© identifiĂ©s, nous nous sommes mobilisĂ©s. Mais je mesure pleinement que quand on est au front, on entend difficilement qu’une pĂ©nurie mondiale empĂŞche les livraisons (…). Une production comme en temps de guerre s’est mise en place. Comme vous, j’ai vu des ratĂ©s, encore trop de lenteurs, des procĂ©dures inutiles, des faiblesses de notre logistique. Nous en tirerons toutes les consĂ©quences en temps voulu(…)
🔹 Situation difficile
➡️ Prise en compte de la difficulté du confinement en fonction des situations dans laquelle il est vécu : nous mesurons tous la solitude et la tristesse de nos ainées.
➡️ Situation s’amĂ©liore : chaque jour nous avons progressĂ©.
đź’Ş Les forces de la santĂ© en première ligne ont tenu et ont donnĂ© toute leur Ă©nergie pour soigner. Ces semaines resteront l’honneur de nos soignants.
👍 En seconde ligne, les forces vives qui permettent au pays de continuer à tourner, aidés par les français qui se sont engagés.
🙏En troisième ligne, le respect des règles a permis que l’Ă©pidĂ©mie commence Ă  marquer le pas.
đź‘Ź Les rĂ©sultats sont lĂ  : les entrĂ©es en rĂ©animation diminuent, l’espoir renaĂ®t.
🔹 Etions nous préparés ?
➡️DĂ©faut de prĂ©paration mais forte capacitĂ© du pays Ă  s’adapter. Failles et insuffisances : manque de matĂ©riel, pas pu distribuer aux soignants,
✅ Mobilisation : les commandes passées + entreprises et travailleurs 🇫🇷ont répondu et mis en place lignes de production (multiplié par 5 la capacité de production en masques et 10 000 respirateurs 🇫🇷)
➡️ Lenteur, procĂ©dures inutiles, faiblesses logistiques : mais ces dernières semaines doublement des lits en rĂ©a, coopĂ©ration entre tous les acteurs ; solidaritĂ© 🇪🇺 ; enseignement Ă  distance, chaine de solidaritĂ© locales, rapatriement des ressortissants…
🗣 »Très souvent, ce qui semblait impossible de puis des années, nous avons su le faire en quelques jours. Nous avons innové, osé, agi. Au plus près du terrain, beaucoup de solutions ont été trouvées. Nous devrons nous en souvenir, car ce sont autant de forces pour le futur. »
🔹 Début du déconfinement le 11 mai
➡️ L’espoir renait mais rien n’est acquis : partout le système est sous-tension et l’Ă©pidĂ©mie n’est pas encore maitrisĂ©e. Nous devons poursuivre nos efforts et appliquer les règles.
➡️ Le lundi 11 mai ne sera possible que si nous continuons de respecter les règles et que la propagation du virus a continué à ralentir.
❌ Règles pendant 4 semaines à venir : identiques, ces règles doivent être les mêmes partout sur le territoire, ne pas rajouter interdits dans la journée. Pour la vie quotidienne, il faut continuer à appliquer les gestes barrières : distanciation et lavage de mains.
⚠️ Poursuite des soins : il n’y a pas que le virus qui tue, l’extrĂŞme solitude et le renoncement aux soins peuvent ĂŞtre aussi dangereux.
✔️ Hôpitaux et maisons de retraite doivent pouvoir organiser la visite aux malades en fin de vie
➡️ Mesures de soutiens et poursuite d’activitĂ© : quand la sĂ©curitĂ© est possible il faut pouvoir poursuivre l’activitĂ©, sinon chĂ´mage partiel et financement des entreprises prolongĂ©s et renforcĂ©es (8M de salariĂ©s sont concernĂ©s aujourd’hui par CP)
➡️ Fonds de solidarité et aides : tous mobilisés
– demande au gouvernement ↗️ fortement les aides, simplifier,
– demande aux banques de dĂ©caler les Ă©chĂ©ances massivement,
– les assurances doivent ĂŞtre au RDV de la mobilisation.
✅ Il y a un travail à poursuivre pour vous consolider économiquement pendant cette période.
➡️ Plan spĂ©cifique pour les secteurs durablement affectĂ©s (tourisme, culture, restauration, hĂ´tellerie…) : annulation de charges et aides spĂ©cifiques.
➡️ Pour les plus fragiles et les plus démunis : verser sans délai une aide exceptionnelle aux familles les plus modestes avec enfants et aux étudiants
đź”´ DĂ©cisions sur les nouveaux moyens financiers en Conseil des ministres mercredi
🔹 Le 11 mai sera le dĂ©but d’une nouvelle Ă©tape.
➡️ Les règles pourront ĂŞtre adaptĂ©es en fonction des rĂ©sultats : rĂ©ouverture progressive des crèches, Ă©coles, collèges et lycĂ©es. C’est une prioritĂ© parce que situation actuelle creuse les inĂ©galitĂ©s.
đź—Ł « Dans cette pĂ©riode, les inĂ©galitĂ©s de logement, entre familles, sont encore plus marquĂ©es. C’est pourquoi nos enfants doivent pouvoir retrouver le chemin des classes. »
➡️ Pour les Ă©tudiants de l’enseignement supĂ©rieur : les cours ne reprendront pas physiquement jusqu’Ă  l’Ă©tĂ©.
➡️ RedĂ©marrer l’activitĂ© : ✔️les rĂ©ouvertures seront prĂ©parĂ©es en concertation avec les partenaires sociaux pour Ă©tablir des règles de protection.
❌ lieux rassemblant du public : fermĂ©s. Les grands festivals et Ă©vĂ©nements au public nombreux ne pourront se tenir au moins jusqu’Ă  mi-juillet.
❌ Les personnes vulnérables : confinés dans un premier temps.
🔴 La situation sera collectivement évaluée à partir de mi-mai, chaque semaine, pour adapter les choses et donner de la visibilité.
🔹Organisation sanitaire au 11 mai
➡️ utilisation la plus large possible des tests (priorité aux ainés, soignants et fragiles) ; utilisation de tous les moyens disponibles pour faire des tests ; tester toute personne présentant des symptômes.
❌ Personne positives seront mises en 40taine, prises en charge et suivies.
❌ Fermeture des frontières non UE jusqu’Ă  nouvel ordre.
➡️ Innovation en cours avec les partenaires europĂ©ens : dĂ©veloppement d’une application numĂ©rique dĂ©diĂ©e sur la base du volontariat et de l’anonymat pour dĂ©terminer les personnes contacts. Demande dĂ©bat au Parlement et Ă©claircissements par les autoritĂ©s compĂ©tentes pour veiller qu’il n’y ait aucun affaiblissement de la dĂ©mocratie.
➡️ Protection de la population : gestes barrières, distribution de masques grands publics donc l’usage pourra devenir systĂ©matique dans certains cas
đź”´ D’ici 15 jours : prĂ©sentation du plan post 11 mai avec des points rĂ©guliers pour adapter les mesures.
🔹A quand le retour à la normale ?
đź—Ł « Nous n’avons pas de rĂ©ponse dĂ©finitive Ă  cela. Aujourd’hui d’après les premières donnĂ©es collectĂ©es par les tests sĂ©rologiques, une très faible minoritĂ© de français ont contractĂ© le COVID 19, nous sommes donc loin d’un immunitĂ© collective. »
➡️ Vaccins : première voie pour sortir de l’Ă©pidĂ©mie, solution la plus sĂ»re mais plusieurs mois Ă  mettre en oeuvre = investissements dans la recherche
➡️ Traitement : toutes les options sont explorĂ©es « notre pays est celui qui a engagĂ© le plus d’essais en Europe ». Aucune piste nĂ©gligĂ©e.
đź—Ł « Je partage avec vous ce que nous savons et ce que nous ne savons pas. Avec humilitĂ© et avec luciditĂ©, il nous faut aujourd’hui dĂ©cider et agir en tenant compte des incertitudes. Ce que je sais c’est que notre nation se tient debout, solidaire, dans un but commun. »
🔹 Préparer la suite avec le gouvernement, le Parlement et les élus locaux
➡️ UE et international : + d’ambition et d’audace vers une refondation euro + aide aux voisins d’Afrique (lutte contre le virus + annulation de la dette)
đź—Ł « Si notre monde, sans doute se fragmentera, il est de notre responsabilitĂ© de bâtir dès aujourd’hui des solidaritĂ©s et des coopĂ©rations nouvelles »
➡️ En France : garder indĂ©pendance financière, rebâtir indĂ©pendance agricole et industrielle et technologique ; plus d’autonomie stratĂ©gique pour l’Europe.
âś… Plan massif pour la santĂ©, recherche, aĂ®nĂ©s… se rappeler aussi que le pays tient tout entier sur des femmes et des hommes que l’Ă©conomie reconnaĂ®t et rĂ©munère mal.
⚠️ « Les distinctions sociales ne peuvent ĂŞtre fondĂ©es que l’utilitĂ© commune. Nous devons aujourd’hui reprendre le flambeau et redonner toute sa force Ă  ce principe. »
🗣 « Sachons dans ce moment sortir des sentiers battus, des idéologies, et nous réinventer. Moi, le premier. »
L’allocution dans son intĂ©gralitĂ© ⤵️
Françaises, Français, Mes chers compatriotes,
Nous sommes en train de vivre des jours difficiles. Nous ressentons tous en ce moment la peur, l’angoisse pour nos parents, pour nous mĂŞme face Ă  ce virus redoutable, invisible, imprĂ©visible. La fatigue et la lassitude pour certains, le deuil et le chagrin pour d’autres. Cette pĂ©riode est encore plus difficile Ă  vivre lorsqu’on habite Ă  plusieurs dans un appartement exigu, lorsqu’on ne dispose pas chez soi des moyens de communications nĂ©cessaires pour apprendre, se distraire, Ă©changer. Encore plus difficile Ă  vivre lorsque les tensions sont lĂ , que les risques de violence dans la famille scandent le quotidien et nous mesurons tous, dans cette pĂ©riode, la solitude et la tristesse de nos aĂ®nĂ©s. Et pourtant, grâce Ă  nos efforts, chaque jour nous avons progressĂ©. Nos fonctionnaires et personnels de santĂ©, mĂ©decins, infirmiers, aides-soignants, ambulanciers, secouristes, nos militaires, nos pompiers, nos pharmaciens ont donnĂ© dans cette première ligne toute leur Ă©nergie pour sauver des vies et soigner. Ils ont tenu. Les hĂ´pitaux français ont rĂ©ussi Ă  soigner tous ceux qui s’y prĂ©sentaient. Ces journĂ©es, ces semaines ont Ă©tĂ© et resteront l’honneur de nos soignants, en ville comme Ă  l’hĂ´pital. Dans la deuxième ligne, nos agriculteurs, nos enseignants, nos chauffeurs routiers, livreurs, Ă©lectriciens, manutentionnaires, caissiers et caissières, nos Ă©boueurs, personnels de sĂ©curitĂ© et de nettoyage, nos fonctionnaires, nos journalistes, nos travailleurs sociaux, nos maires et Ă©lus locaux et j’en oublie tellement aidĂ© par tant de Français qui se sont engagĂ©s. Tous ont permis Ă  la vie de continuer au fond. Et chacun d’entre vous, dans ce que j’ai appelĂ© cette troisième ligne, chacun d’entre vous par votre civisme, en respectant les règles de confinement, grâce aussi Ă  la vigilance de nos policiers et de nos gendarmes, vous avez fait que l’Ă©pidĂ©mie commence Ă  marquer le pas. Les rĂ©sultats sont lĂ . Plusieurs rĂ©gions ont pu ĂŞtre Ă©pargnĂ©es. Depuis quelques jours, les entrĂ©es en rĂ©animation diminuent. L’espoir renaĂ®t. Et je veux ce soir vous remercier très chaleureusement pour ce dĂ©vouement et vous dire toute ma reconnaissance. Alors, Ă©tions-nous prĂ©parĂ©s Ă  cette crise ? A l’Ă©vidence, pas assez mais nous avons fait face en France comme partout ailleurs. Nous avons donc dĂ» parer Ă  l’urgence, prendre des dĂ©cisions difficiles Ă  partir d’informations partielles, souvent changeantes, nous adapter sans cesse, car ce virus Ă©tait inconnu et il porte encore aujourd’hui beaucoup de mystères. Le moment, soyons honnĂŞtes, a rĂ©vĂ©lĂ© des failles, des insuffisances. Comme tous les pays du monde, nous avons manquĂ© de blouses, de gants, de gels hydro alcooliques. Nous n’avons pas pu distribuer autant de masques que nous l’aurions voulu pour nos soignants, pour les personnels s’occupant de nos aĂ®nĂ©s, pour les infirmières et les aides Ă  domicile. Dès l’instant oĂą ces problèmes ont Ă©tĂ© identifiĂ©s, nous nous sommes mobilisĂ©s – Gouvernement, collectivitĂ©s locales, industriels, associations – pour produire et pour acquĂ©rir le matĂ©riel nĂ©cessaire. Mais je mesure pleinement que, lorsque l’on est au front, il est difficile d’entendre qu’une pĂ©nurie mondiale empĂŞche les livraisons. Les commandes sont dĂ©sormais passĂ©es. Surtout, nos entreprises françaises et nos travailleurs ont rĂ©pondu prĂ©sent et une production, comme en temps de guerre, s’est mise en place : nous avons rĂ©ouvert des lignes pour produire et nous avons rĂ©quisitionnĂ©. D’ici trois semaines, nous aurons, imaginez-le, multiplier par cinq la production de masques pour nos soignants en France et nous aurons produit 10 000 respirateurs supplĂ©mentaires de plus sur notre sol. Ces respirateurs si prĂ©cieux en rĂ©animation. Grâce Ă  ces efforts, nous saurons faire face et nous allons continuer Ă  distribuer davantage d’Ă©quipements. Mais comme vous, j’ai vu des ratĂ©s, encore trop de lenteur, de procĂ©dures inutiles, des faiblesses aussi de notre logistique. Nous en tirerons toutes les consĂ©quences, en temps voulu, quand il s’agira de nous rĂ©organiser. Ces dernières semaines, soyons aussi justes avec notre pays, ont Ă©tĂ© marquĂ© par de vraies rĂ©ussites : le doublement du nombre de lits en rĂ©animation, ce qui n’avait jamais Ă©tĂ© atteint, les coopĂ©rations inĂ©dites entre l’hĂ´pital, les cliniques privĂ©es et la mĂ©decine de ville, le transfert de patients, vers les rĂ©gions les moins touchĂ©es, mais aussi vers le Luxembourg, la Suisse, l’Allemagne et l’Autriche, que je remercie, la mise en place de l’enseignement Ă  distance, l’organisation de chaĂ®nes de solidaritĂ© dans nos communes, la rĂ©ussite de tous ceux qui nous ont nourris durant ces semaines sans rupture, avec engagement, le rapatriement de plusieurs dizaines de milliers de ressortissants français et europĂ©ens depuis des pays du monde entier et le soutien aux Français de l’Ă©tranger. Très souvent, ce qui semblait impossible depuis des annĂ©es, nous avons su le faire en quelques jours. Nous avons innovĂ©, osĂ©, agit au plus près du terrain, beaucoup de solutions ont Ă©tĂ© trouvĂ©es. Nous devrons nous en souvenir car ce sont autant de forces pour le futur. Mes chers compatriotes, si je tenais Ă  m’adresser Ă  vous ce soir, après avoir largement consultĂ© ces derniers jours, c’est pour vous dire en toute transparence ce qui nous attend pour les prochaines semaines et les prochains mois. L’espoir renaĂ®t, je vous le disais, oui, mais rien n’est acquis. Dans le Grand Est comme en Ile de France, les services hospitaliers sont saturĂ©s. Partout, en Hexagone comme dans les outre-mer, le système est sous tension et l’Ă©pidĂ©mie n’est pas encore maĂ®trisĂ©e. Nous devons donc poursuivre nos efforts et continuer d’appliquer les règles. Plus elles seront respectĂ©es, plus nous sauveront de vies. C’est pour cela que le confinement le plus strict doit encore se poursuivre jusqu’au lundi 11 mai. C’est durant cette pĂ©riode, le seul moyen d’agir efficacement. C’est la condition pour ralentir encore davantage la propagation du virus, rĂ©ussir Ă  retrouver des places disponibles en rĂ©animation et permettre Ă  nos soignants de reconstituer leurs forces. Le lundi 11 mai ne sera possible que si nous continuons d’ĂŞtre civiques, responsables, de respecter les règles et que si la propagation du virus a effectivement continuĂ© Ă  ralentir. Je mesure pleinement, en vous le disant, l’effort que je vous demande. Durant les 4 semaines Ă  venir, les règles prĂ©vues par le gouvernement devront continuer d’ĂŞtre respectĂ©es. Elles sont en train de montrer leur efficacitĂ© et ne doivent ĂŞtre ni renforcĂ©es ni allĂ©gĂ©es, mais pleinement appliquĂ©es. Je demande Ă  tous nos Ă©lus, dont je sais l’importance dans cette pĂ©riode, je demande Ă  tous nos Ă©lus, comme la RĂ©publique le prĂ©voit en cette matière, d’aider Ă  ce que ces règles soient les mĂŞmes partout sur notre sol. Des couvre-feux ont Ă©tĂ© dĂ©cidĂ©s lĂ  oĂą c’Ă©tait utile mais il ne faut pas rajouter des interdits dans la journĂ©e. Pour notre vie quotidienne, il faut continuer lorsque nous sortons Ă  appliquer les « gestes barrières » : nous tenir Ă  distance et nous laver les mains. Je veux aussi vous rappeler que tous ceux qui ont une maladie chronique ou souffrent d’autres maladies doivent pouvoir continuer Ă  consulter leur mĂ©decin. Car il n’y a pas que le virus qui tue : l’extrĂŞme solitude, le renoncement Ă  d’autres soins peuvent-ĂŞtre aussi dangereux. Je souhaite aussi que les hĂ´pitaux et les maisons de retraite puissent permettre d’organiser pour les plus proches, avec les bonnes protections, la visite aux malades en fin de vie afin de pouvoir leur dire adieu. Durant cette phase de confinement, le pays continue Ă  vivre, et heureusement. Certaines activitĂ©s sont interdites, car incompatibles avec les règles sanitaires. Pour tous les autres secteurs Ă©conomiques, quand la sĂ©curitĂ© des travailleurs et des entrepreneurs est bien garantie, ils doivent pouvoir produire et l’ont largement fait depuis maintenant un mois. Pour tous ceux qui doivent-ĂŞtre aidĂ©s durant cette pĂ©riode, les mesures de chĂ´mage partielles pour les salariĂ©s et de financement pour les entreprises, seront prolongĂ©es et renforcĂ©es. Elles sont inĂ©dites et protèges d’ores et dĂ©jĂ  plus de 8 millions de nos salariĂ©s et nombre de nos entreprises. Pour les artisans, les commerçants, les professions libĂ©rales et les entrepreneurs, le fonds de solidaritĂ© apporte une première rĂ©ponse mais je sais votre angoisse, je l’ai entendu, je l’ai lu : les charges qui continuent de tomber, les traites, les loyers, les emprunts, c’est pourquoi j’ai demandĂ© au Gouvernement d’accroĂ®tre fortement les aides, de les simplifier, pour vous permettre de surmonter cette pĂ©riode. Je souhaite que les banques puissent dĂ©caler toutes les Ă©chĂ©ances beaucoup plus massivement qu’elles ne l’ont fait et les assurances doivent ĂŞtre au rendez-vous de cette mobilisation Ă©conomique. J’y serai attentif. Il y a donc un travail dans les prochains jours Ă  poursuivre pour vous consolider Ă©conomiquement dans cette pĂ©riode. Rapidement, un plan spĂ©cifique sera mis en Ĺ“uvre pour les secteurs qui, comme le tourisme, l’hĂ´tellerie, la restauration, la culture et l’évĂ©nementiel, seront durablement affectĂ©s. Des annulations de charges et des aides spĂ©cifiques seront mises en place. Pour les plus fragiles et les plus dĂ©munis, ces semaines sont aussi très difficiles. Je veux remercier les maires, les Ă©lus locaux, les associations qui se sont fortement mobilisĂ©s aux cĂ´tĂ©s du Gouvernement. Et j’ai demandĂ© Ă  celui-ci d’aller plus loin lĂ  aussi et de verser sans dĂ©lai une aide exceptionnelle aux familles les plus modestes avec des enfants afin de leur permettre de faire face Ă  leurs besoins essentiels. Les Ă©tudiants les plus prĂ©caires vivants parfois loin de leurs familles, en particulier lorsque celles-ci viennent d’outre-mer, seront aussi aidĂ©s. Dès mercredi, le Conseil des ministres dĂ©cidera des moyens financiers nouveaux et le Gouvernement apportera toutes les rĂ©ponses nĂ©cessaires Ă  chaque fois qu’il le faudra. Le 11 mai prochain, mes chers compatriotes, sera donc le dĂ©but d’une nouvelle Ă©tape. Elle sera progressive, les règles pourront ĂŞtre adaptĂ©es en fonction de nos rĂ©sultats car l’objectif premier demeure la santĂ© de tous les Français. A partir du 11 mai, nous rouvrirons progressivement les crèches, les Ă©coles, les collèges et les lycĂ©es. C’est pour moi une prioritĂ© car la situation actuelle creuse des inĂ©galitĂ©s. Trop d’enfants, notamment dans les quartiers populaires et dans nos campagnes, sont privĂ©s d’école sans avoir accès au numĂ©rique et ne peuvent ĂŞtre aidĂ©s de la mĂŞme manière par les parents. Dans cette pĂ©riode, les inĂ©galitĂ©s de logement, les inĂ©galitĂ©s entre familles sont encore plus marquĂ©es. C’est pourquoi nos enfants doivent pouvoir retrouver le chemin des classes. Le Gouvernement, dans la concertation, aura Ă  amĂ©nager des règles particulières : organiser diffĂ©remment le temps et l’espace, bien protĂ©ger nos enseignants et nos enfants, avec le matĂ©riel nĂ©cessaire. Pour les Ă©tudiants de l’enseignement supĂ©rieur, les cours ne reprendront pas physiquement jusqu’Ă  l’Ă©tĂ©. Le Gouvernement prĂ©cisera pour chacun la bonne organisation qui sera nĂ©cessaire, en particulier pour les examens et les concours. Le 11 mai, il s’agira aussi de permettre au plus grand nombre de retourner travailler, redĂ©marrer notre industrie, nos commerces et nos services. Le Gouvernement prĂ©parera sans dĂ©lai ces rĂ©ouvertures avec les partenaires sociaux pour que des règles soient Ă©tablies afin de protĂ©ger les salariĂ©s au travail. C’est la prioritĂ©. Les lieux rassemblant du public, restaurants, cafĂ©s et hĂ´tels, cinĂ©mas, théâtres, salles de spectacles et musĂ©es, resteront en revanche fermĂ©s Ă  ce stade. Les grands festivals et Ă©vĂ©nements avec un public nombreux ne pourront se tenir au moins jusqu’Ă  mi-juillet prochain. La situation sera collectivement Ă©valuĂ©e Ă  partir de mi-mai, chaque semaine, pour adapter les choses et vous donner de la visibilitĂ©. Pour leur protection, nous demanderons aux personnes les plus vulnĂ©rables, aux personnes âgĂ©es, en situation de handicap sĂ©vère, aux personnes atteintes de maladies chroniques, de rester mĂŞme après le 11 mai confinĂ©es, tout au moins dans un premier temps. Je sais que c’est une contrainte forte. Je mesure ce que je vous demande et nous allons, d’ici le 11 mai, travailler Ă  rendre ce temps plus supportable pour vous. Mais il faudra essayer de s’y tenir pour vous protĂ©ger, pour votre intĂ©rĂŞt. Nous aurons Ă  partir du 11 mai une organisation nouvelle pour rĂ©ussir cette Ă©tape. L’utilisation la plus large possible des tests et la dĂ©tection est une arme privilĂ©giĂ©e pour sortir au bon moment du confinement. D’ici lĂ  et dans les prochaines semaines, nous allons continuer d’augmenter le nombre de tests faits chaque jour. C’est ce qui, depuis 15 jours, est fait. Durant les semaines Ă  venir, j’ai demandĂ© que ces tests, soient d’abord pratiquĂ©s sur nos aĂ®nĂ©s, nos soignants et les plus fragiles. Et que nous puissions continuer de mobiliser partout tous les moyens de faire des tests, c’est-Ă -dire tous les laboratoires publics et tous les laboratoires privĂ©s. Le 11 mai, nous serons en capacitĂ© de tester toute personne prĂ©sentant des symptĂ´mes. Nous n’allons pas tester toutes les Françaises et tous les Français, cela n’aurait aucun sens. Mais toute personne ayant un symptĂ´me doit pouvoir ĂŞtre testĂ©e. Les personnes ayant le virus pourront ainsi ĂŞtre mises en quarantaine, prises en charge et suivies par un mĂ©decin. Pour accompagner cette phase, plusieurs innovations font l’objet de travaux avec certains de nos partenaires europĂ©ens, comme une application numĂ©rique dĂ©diĂ©e qui, sur la base du volontariat et de l’anonymat, permettra de savoir si, oui ou non, l’on s’est trouvĂ© en contact avec une personne contaminĂ©e. Vous en avez sĂ»rement entendu parler. Le Gouvernement aura Ă  y travailler, il ne faut nĂ©gliger aucune piste, aucune innovation. Mais je souhaite qu’avant le 11 mai, nos AssemblĂ©es puissent en dĂ©battre, et que les autoritĂ©s compĂ©tentes puissent nous Ă©clairer. Cette Ă©pidĂ©mie ne saurait affaiblir notre dĂ©mocratie, ni mordre sur quelques libertĂ©s. Jusqu’Ă  nouvel ordre, nos frontières avec les pays non-europĂ©ens resteront fermĂ©es. Nous dĂ©ploierons ensuite tous les moyens nĂ©cessaires Ă  la protection de la population. En complĂ©ment des « gestes barrière » que vous connaissez bien et qu’il vous faudra continuer Ă  appliquer, l’Etat Ă  partir du 11 mai en lien avec les maires devra permettre Ă  chaque Français de se procurer un masque grand public. Pour les professions les plus exposĂ©es et pour certaines situations, comme dans les transports en commun, son usage pourra devenir systĂ©matique. Ce sera possible grâce Ă  nos importations et grâce Ă  la formidable mobilisation d’entrepreneurs et de salariĂ©s partout sur le territoire pour produire massivement ce type de masques. Le Gouvernement prĂ©sentera d’ici 15 jours, sur la base de ces principes, le plan de l’après 11 mai et les dĂ©tails d’organisation de notre vie quotidienne. Des points de rendez-vous rĂ©guliers se tiendront pour que nous puissions adapter les mesures prises et ensemble dĂ©cider de manière rĂ©gulière d’ajuster les choses. Alors Ă  quelle Ă©chĂ©ance, dès lors, peut-on espĂ©rer entrevoir la fin dĂ©finitive de cette Ă©preuve ? Quand pourrons-nous renouer avec la vie d’avant ? Je sais vos questionnements, je les partage. Ils sont lĂ©gitimes. J’aimerais tellement pouvoir tout vous dire et vous rĂ©pondre sur chacune de ces questions. Mais en toute franchise, en toute humilitĂ©, nous n’avons pas de rĂ©ponse dĂ©finitive Ă  cela. Aujourd’hui, d’après les premières donnĂ©es qui seront prochainement affinĂ©es par ce qu’on appelle les tests sĂ©rologiques, une très faible minoritĂ© de Français ont contractĂ© le Covid-19. Ce qui veut dire que nous sommes loin de ce que les spĂ©cialistes appellent l’immunitĂ© collective, c’est-Ă -dire ce moment oĂą le virus arrĂŞte de lui-mĂŞme sa circulation parce que suffisamment d’entre nous l’avons eu. C’est pourquoi la première voie pour sortir de l’Ă©pidĂ©mie est celle des vaccins. Tout ce que le monde compte de talents, de chercheurs y travaille. La France est reconnue en la matière et a d’excellentes ressources parce que c’est sans doute la solution la plus sĂ»re, mĂŞme s’il faudra plusieurs mois au moins pour la mettre en Ĺ“uvre. Notre pays investira encore plus massivement dans la recherche et je porterai dans les prochains jours une initiative avec nombre de nos partenaires en votre nom pour accĂ©lĂ©rer les travaux en cours. La seconde voie, ce sont les traitements. Nous y travaillons depuis le premier jour. Il y a eu, je le sais, beaucoup de dĂ©bats dans le pays. Toutes les options sont explorĂ©es et notre pays est celui qui a engagĂ© le plus d’essais cliniques en Europe. J’ai tenu moi-mĂŞme Ă  comprendre chacune des options possibles, Ă  m’assurer que tout Ă©tait essayĂ© dans les meilleurs dĂ©lais et avec rigueur. Il ne s’agit pas de donner un traitement si on n’est pas sĂ»r mais de procĂ©der Ă  tous les essais cliniques pour que toutes les pistes soient poursuivies. Et croyez-le, nos mĂ©decins, nos chercheurs travaillent d’arrache-pied. Aucune piste n’est nĂ©gligĂ©e, aucune piste ne sera nĂ©gligĂ©e. Je m’y engage. VoilĂ , ce soir je partage avec vous ce que nous savons et ce que nous ne savons pas. Nous finirons par l’emporter mais nous aurons plusieurs mois Ă  vivre avec le virus. Avec humilitĂ©, il nous faut aujourd’hui dĂ©cider et agir en tenant compte des incertitudes avec luciditĂ©, oui, parce que regardez l’Asie, oĂą le virus semblait avoir Ă©tĂ© vaincu et il revient dans de nombreux pays qui, Ă  nouveau, dĂ©cident de refermer leurs Ă©conomies. Il nous faut donc procĂ©der avec calme et courage. Mais ce que je sais, ce que je sais Ă  ce moment, mes chers compatriotes, c’est que notre Nation se tient debout, solidaire, dans un but commun. On disait que nous Ă©tions un peuple indisciplinĂ©, et voilĂ  que nous respectons des règles, des disciplines parmi les plus rigoureuses jamais imposĂ©es Ă  notre peuple en temps de paix. On disait que nous Ă©tions un peuple Ă©puisĂ©, routinier, bien loin de l’Ă©lan des fondations, et voilĂ  que tant d’entre vous rivalisent de dĂ©vouement, d’engagement face Ă  l’inattendu de cette menace. Nous voilĂ  tous solidaires, fraternels, unis, concitoyens d’un pays qui fait face. Concitoyens d’un pays qui dĂ©bat, qui discute, qui continue de vivre sa vie dĂ©mocratique, mais qui reste uni. Et je veux ce soir partager avec vous, au cĹ“ur de l’Ă©preuve, cette fiertĂ©. Cette certaine idĂ©e qui a fait la France est bien lĂ , vivante et crĂ©atrice. Et cela doit nous remplir d’espoir. Durant les semaines Ă  venir, le Gouvernement, le Parlement, notre administration, avec nos maires et nos Ă©lus locaux, auront Ă  prĂ©parer la suite. Pour ce qui me concerne, je tâcherai de porter en Europe notre voix afin d’avoir plus d’unitĂ© et de solidaritĂ©. Les premières dĂ©cisions ont Ă©tĂ© dans le bon sens et nous avons beaucoup poussĂ© pour cela, qu’il s’agisse de la Banque centrale europĂ©enne, de la Commission europĂ©enne ou des gouvernements. Mais nous sommes Ă  un moment de vĂ©ritĂ© qui impose plus d’ambition, plus d’audace, un moment de refondation. Nous devons aussi savoir aider nos voisins d’Afrique Ă  lutter contre le virus plus efficacement, Ă  les aider aussi sur le plan Ă©conomique en annulant massivement leurs dettes. Oui, nous ne gagnerons jamais seuls. Parce qu’aujourd’hui, Ă  Bergame, Madrid, Bruxelles, Londres, PĂ©kin, New York, Alger ou Dakar, nous pleurons les morts d’un mĂŞme virus. Alors si notre monde sans doute se fragmentera, il est de notre responsabilitĂ© de bâtir dès aujourd’hui des solidaritĂ©s et des coopĂ©rations nouvelles. Il nous reviendra aussi, dans les prochaines semaines, de prĂ©parer l’après. Il nous faudra rebâtir notre Ă©conomie plus forte afin de produire et redonner plein espoir Ă  nos salariĂ©s, nos entrepreneurs, garder notre indĂ©pendance financière. Il nous faudra rebâtir une indĂ©pendance agricole, sanitaire, industrielle et technologique française et plus d’autonomie stratĂ©gique pour notre Europe. Cela passera par un plan massif pour notre santĂ©, notre recherche, nos aĂ®nĂ©s, entre autres. Il nous faudra nous rappeler aussi que notre pays, aujourd’hui, tient tout entier sur des femmes et des hommes que nos Ă©conomies reconnaissent et rĂ©munèrent si mal. « Les distinctions sociales ne peuvent ĂŞtre fondĂ©es que sur l’utilitĂ© commune ». Ces mots, les Français les ont Ă©crits il y a plus de 200 ans. Nous devons aujourd’hui reprendre le flambeau et donner toute sa force Ă  ce principe. Il nous faudra bâtir une stratĂ©gie oĂą nous retrouverons le temps long, la possibilitĂ© de planifier, la sobriĂ©tĂ© carbone, la prĂ©vention, la rĂ©silience qui seules peuvent permettre de faire face aux crises Ă  venir. Ces quelques Ă©vidences s’imposent aujourd’hui Ă  nous mais ne suffiront pas. Je reviendrai donc vers vous pour parler de cet après. Le moment que nous vivons est un Ă©branlement intime et collectif. Sachons le vivre comme tel. Il nous rappelle que nous sommes vulnĂ©rables, nous l’avions sans doute oubliĂ©. Ne cherchons pas tout de suite Ă  y trouver la confirmation de ce en quoi nous avions toujours cru. Non. Sachons, dans ce moment, sortir des sentiers battus, des idĂ©ologies, nous rĂ©inventer – et moi le premier. Il y a dans cette crise une chance : nous ressouder et prouver notre humanitĂ©, bâtir un autre projet dans la concorde. Un projet français, une raison de vivre ensemble profonde. Dans les prochaines semaines, avec toutes les composantes de notre Nation, je tâcherai de dessiner ce chemin qui rend cela possible. Mes chers compatriotes, nous aurons des jours meilleurs et nous retrouverons les Jours Heureux. J’en ai la conviction. Et les vertus qui, aujourd’hui, nous permettent de tenir, seront celles qui nous aideront Ă  bâtir l’avenir, notre solidaritĂ©, notre confiance, notre volontĂ©. Alors prenez soin de vous, prenons soin les uns des autres.
Nous tiendrons.
Vive la RĂ©publique.
Vive la France.

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