Le gouvernement me confie une mission relative à la compréhension des obstacles qui s’opposent à l’éducation de tous les enfants de France

Le gouvernement confie à la députée de Haute-Garonne Sandrine Mörch une mission relative à la compréhension des obstacles qui s’opposent à l’éducation de tous les enfants de France.

En France de nombreux enfants vivent dans des habitats très précaires : des bidonvilles, des campements de gens du voyage, des hôtels sociaux, des squats…
Pour ces enfants,  l’obligation d’aller à l’école existe comme pour tous les enfants sur le sol français, mais c’est trop souvent un vœu pieux. Les freins matériels et psychologiques qui empêchent leur scolarisation ou le suivi d’une scolarité normale sont nombreux. Quand on vit dans un bidonville ou dans un hôtel social, les priorités sont d’abord de se nourrir et tenter d’être en sécurité. Pourtant, seule l’école peut émanciper ces enfants de leur condition.

Députée membre de la commission des affaires culturelles et de l’éducation depuis 2017, l’engagement de Sandrine Mörch auprès des jeunes, et notamment les plus précaires, fait écho au métier de journaliste qu’elle a exercé pendant 30 ans, parfois sur des terrains de crises majeures d’où sont aussi issus directement ces enfants sur notre territoire. Les familles déplacées par la guerre civile dans leur pays, ou contraints de migrer sont aussi celles que nous retrouvons  dans les hôtels sociaux.

Bien conscient qu’il fallait prendre le problème à la racine,  le gouvernement a agi pour l’éducation Depuis 2017, l’instruction obligatoire dès 3 ans, les dédoublements de classe pour les grandes section, CP & CE1 des REP et REP + permettent d’agir le plus tôt possible dans la vie des enfants. On sait que l’apprentissage de la lecture est une étape clé. L’obligation de formation des 16 – 18 ans apporte elle aussi des solutions pour ceux qui sortent du système scolaire trop tôt et sans qualifications. De nombreux dispositifs comme devoir faits, comme les vacances apprenantes aident nos élèves.  Cependant ils passent à côté de ceux qui ont le plus besoin de l’école pour s’en sortir :  les enfants  grands précaires.
La crise sanitaire que nous vivons depuis plus d’un an a eu le mérite de rendre visibles de nombreux enfants dont la plupart de nos concitoyens ignorait même l’existence.

Depuis mars 2020, Sandrine Mörch a été à l’initiative de plusieurs dispositifs de soutien scolaire à Toulouse, notamment dans le campement rom de la Flambère et dans plusieurs hôtels sociaux. A chaque fois avec l’aide d’associations, d’étudiants bénévoles et surtout en impliquant les principaux concernés : ceux qui vivent au quotidien la situation de ces enfants. Dans le campement rom il s’agit de jeunes médiateurs scolaires issus du camp, dans les hôtels sociaux de quelques mamans qui sont de précieux relais.

Ces expérimentations, bien qu’artisanales ont produit un petit miracle : Depuis la rentrée de septembre dernier, 47 des 48 enfants du bidonville de la Flambère sont inscrits à l’école primaire et 41 y sont assidus, c’est inédit !

En confiant à Sandrine Mörch cette mission, qui va se dérouler jusqu’en décembre 2021, le gouvernement est très conscient de l’existence de ces enfants. Il montre aussi sa volonté de trouver des solutions, y compris territoriales ou locales,  pour qu’ils soient scolarisés dans de bonnes conditions. Les multiples difficultés de vie de ces enfants font que, s’ils sont livrés à eux même, nous connaissons malheureusement par avance leur parcours :  difficultés scolaires, puis décrochage, puis délinquance. La seule chance de casser cette spirale infernale,  c’est l’éducation. Malgré toute la bonne volonté de l’Education Nationale, et des professeurs qui souvent s’investissent très fortement auprès de ces élèves, l’école seule ne peut suffire. Ces enfants, qui ne vivent pas une vie d’enfant,  doivent être accompagnés avec un suivi plus individuel qui peut entre autre pallier les carences des parents.

En préparant cette mission, la députée et son équipe ont rencontré plusieurs associations qui font chacune sur leur territoire un travail de fourmi, auprès des enfants roms, auprès des enfants migrants, dans les camps de gens du voyage et auprès des MNA… Ce travail est efficace mais trop souvent à très petite échelle; et il dépend beaucoup des municipalités ou des élus territoriaux. Un des objectifs sera de recenser ces initiatives, et de permettre leur duplication à l’échelle nationale.

« En travaillant avec les services du Ministère de l’Education Nationale, tout en ayant les pieds ancrés dans la réalité du terrain, j’ai la volonté de permettre l’adaptation aux plus précaires des nombreux dispositifs qui existent, mais ne s’appliquent pas à des enfants qui passent sous les radars. Il faudra aussi organiser le suivi périscolaire de ces enfants, et c’est là que le tissu associatif a toute sa place. La coordination de l’ensemble des acteurs sera la clé de la réussite. »

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