Protection des enfants : une loi qui incarne mes combats

Après avoir déposé plus de 100 amendements, après avoir porté les voix des jeunes pendant des jours dans l’hémicycle, je peux enfin voir le fruit de notre travail commun : une commission mixte paritaire conclusive sur le projet de loi sur la protection des enfants !

Ce projet de loi a été l’occasion de rappeler la place qu’ont les enfants accueillis ou confiés à la protection de l’enfance, français ou non, mineurs ou fraîchement majeurs, dans la société française. Ces jeunes sont nos jeunes. L’actualité se focalise souvent sur les seules images négatives de certains jeunes ou certains établissement d’accueil mais n’oublions jamais: un mineur, isolé ou non, est un adulte en devenir porteur de fragilité, de vulnérabilité et d’influençabilité, sans possibilité pour lui d’avoir ses parents pour l’assister. La présence d’un tiers de confiance est essentielle pour que ce jeune se construise, pour qu’il grandisse et devienne un membre à part entière de notre société.

Nous, les parlementaires, faisons de notre mieux pour protéger chaque jour un peu plus ces jeunes précaires. Cette nouvelle loi permet des avancées majeures. Les présidents de conseils départementaux seront invités à proposer une solution d’accompagnement aux jeunes pris en charge par l’ASE à leurs  18 ans. Ou encore, proposer systématiquement à tout jeune de l’ASE de bénéficier d’un parrainage ou d’un mentorat lors de son entrée au collège.

Ce projet de loi est une excellente avancée, même s’il reste du chemin à parcourir. C’est une promesse tenue par le ministre Taquet et notre gouvernement sur la protection des enfants en ayant toujours en tête l’intérêt supérieur de l’enfant. Il incarne aussi mes combats qui ont commencé bien avant mon mandat mais que j’ai aussi porté durant ces cinq ans.

Mes années de députée ont été marquées par ma volonté de toujours mettre les jeunes au centre des discussions parlementaires et les rendre acteurs de leur propre avenir :

  • Présidente de la commission d’enquête sur l’impact du covid sur les jeunes en France, j’ai voulu dénoncer les effets de la crise actuelle sur le mental et la vie quotidienne de nos jeunes. Ils sont responsables et altruistes, volontaires mais stigmatisés et mon rapport a levé les voiles en partie sur leurs problèmes.
  • Chargée d’une mission gouvernementale par le premier ministre, j’ai enquêté sur les enfants en France dont le parcours vers l’école est semé d’embuches. Enfants français ou enfants immigrés, ainsi que tous ces jeunes qui immigrent seuls, par des voies dangereuses et violentes.

Aujourd’hui, je veux continuer de faire vivre mes convictions à travers des actions très concrètes de terrain. Après avoir travaillé avec mes collègues pour que cette loi passe, je reste convaincue que la réflexion collective est la meilleure des solutions pour atteindre son but : assurer le droit à la vie, à l’éducation et à l’intégration.

Sandrine Mörch

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