Comment sont scolarisés les enfants vivant en situation de grande précarité ?

Comment sont scolarisés les enfants vivant en situation de grande précarité ?

Cette problématique reste mon combat.

La scolarisation est une des priorités d’action de l’instruction du gouvernement du 25 janvier 2018 visant à donner une nouvelle impulsion à la résorption des bidonvilles. C’est une dimension essentielle du travail d’accompagnement des personnes qui doit permettre de casser la spirale de la reproduction de la précarité et de préparer l’insertion des générations futures. C’est également un axe fort de la stratégie nationale de prévention et de lutte contre la pauvreté.
 
  • Comment mieux scolariser par la mobilisation des dispositifs de droit commun ?
  • Quels sont les obstacles à lever ?
  • Quelles stratégies territoriales et partenariales mettre en place pour augmenter les taux de scolarisation ?
  • Quelles actions d’« aller vers » mettre en place pour sensibiliser les populations à l’enjeu scolaire et aux bénéfices d’une scolarité durable ?
  • Comment mobiliser davantage les dispositifs existants d’aide à la parentalité et de soutien aux enfants?
 

Toutes ces questions ont été abordées ce matin avec @Recontrom’nous (Nathanaël Vignaud accompagné d’Andrei, Rafael, Alin & Alberto).

Et je souhaite que ces questions soient abordées lors de la Journée de rencontres professionnelles « Ecole et précarité » le 13 mars à Toulouse.

 
S’appuyant sur :
1/ les récentes avancées permises par la loi pour une école de la confiance (obligation de scolarité dès trois ans, liste des pièces justificatives fixée par décret…)
+
2/ les dispositifs existants (devoirs faits, OEPRE, comités de pilotage « stratégie de lutte contre la pauvreté et réussite scolaire »…)
+
3/ les expériences territoriales, tant associatives qu’institutionnelles, en matière de scolarisation et de persévérance scolaire,
 
les 6 ateliers proposés et co-animé par un représentant de l’Education Nationale et un Jeune Rom, nous permettront d’avancer et de proposer des actions concrètes.
#EcolePourTous #DIHAL #CASNAV

Très Bonne Année 2020 !

Saluons les bonnes nouvelles & nos réussites !

Très belle année à vous !

Cliquez ICI pour lancer la vidéo.

La Place de la Liberté …Place aux piétons, aux enfants et aux personnes âgées… A quand le petit bal musette ?

Le jeu en valait la chandelle, c’est après 2 ans de travaux environ, que les habitants de Pinsaguel ont pu découvrir leur nouvelle place.

Inaugurée par leur voisine bienveillante, Mme Belloubet, leurs applaudissements ont célébré l’aboutissement des travaux et le baptême de la place en tant que « Place de la Liberté ».

Et Jean-Louis COLL, maire de Pinsaguel peut en être fier ! 

Lorsque le coût de cette opération, 5,26 M€ HT, ayant bénéficié d’un taux consolidé de subventions notifiées de 63 %, est mis en parallèle avec la dimension du projet, les chiffres laissent place au sentiment d’avoir oeuvré pour l’avenir du village.

En effet, Pinsaguel autrefois simple lieu de passage, ne disposait d’aucun lieu de vie, d’aucun carrefour où pouvaient s’exprimer les dynamiques sociales. Ce lieu qui vit les premiers logements sociaux sortir de terre, ne proposait pas à ses habitants une Agora, comme je l’évoquais ce matin en commission (vidéo ICI).

Les travaux débutés à l’automne 2017, avaient tracé le cheminement routier imaginé par l’équipe municipale. D’abord dubitatifs, les habitants ont été invités à s’exprimer sur leur vision de cette Agora. Des ateliers ont été mis en place et dès 2017, une entreprise paysagiste et un cabinet d’architecture avaient été chargés de recueillir leurs attendus.

Ce projet est en réalité le fruit d’une triple préoccupation : celle de créer une centralité communale, de sécuriser l’accès aux écoles, et de mettre en valeur la perspective offerte par le château des Confluences et l’entrée de la Réserve Naturelle, éléments emblématiques du patrimoine local.

Sans l’appui en ingénierie de projet et sans les appuis financiers dont la commune a profité, cette opération n’aurait pu voir le jour. Le maire a exprimé toute sa gratitude à l’ensemble des institutions présentes dont le vent n’a pas ménagé les discours.

 

Cependant entre deux bourrasques, le maire a tenu à rendre hommage à l’équipe municipale qui l’a accompagné ainsi qu’aux services municipaux. 

 Cette nouvelle place a de fortes chances de révolutionner les rapports sociaux des Pinsaguelois en rapprochant  les habitants les uns des autres et en éloignant les voitures.

Place aux piétons, aux enfants et aux personnes âgées…

A quand le petit bal musette ?

 

Projet de Loi Asile Immigration _ Tribune : Penser l’immigration du 21ème siècle avec humanité et efficacité, pour une intégration réussie dans les territoires.

« Un débat sans panique ni déni. »

C’est ce que nous nous apprêtons à engager au sein de LREM, dans la diversité de nos expériences de terrain. C’est ce que nous écrivons dans la Tribune que j’ai co-signée.

 

Tribune

 

Penser l’immigration du 21ème siècle avec humanité et efficacité, pour une intégration réussie dans les territoires

 

Un débat sur l’immigration a été annoncé par le Premier Ministre le 30 septembre à l’Assemblée. C’est un débat important, à aborder sans tabou ni posture, mais sans se tromper de question. Laquestion n’est pas tant combien nous pouvons accueillir, mais comment on peut mieux intégrer.Suivant nos choix, 10 migrants sans accompagnement peuvent être un problème ou bien 30.000 migrants bien insérés peuvent être une chance pour notre pays. Tous les rapports, de l’OCDE àl’INSEE, montrent que l’immigration a un apport positif à l’économie d’un pays. Les économistes ledisent régulièrement : la contribution des immigrés à l’économie est supérieure à ce qu’ils reçoi-vent en termes de prestations sociales. Ainsi aborder le sujet sous l’angle des quotas est une er-reur. Cette vieille idée avait même été enterrée par le rapport Mazeaud pendant le quinquennat Sarkozy.

Deux angles nous semblent préférables pour parler d’intégration : faciliter l’accès au marché dutravail et déconcentrer l’accueil des migrants dans les territoires.

Le moins que l’on puisse dire est qu’il est compliqué d’employer un migrant. L’employeur doit s’assurer que le métier est considéré comme sous tension par l’administration, depuis un an etdans sa zone géographique. Il doit monter un dossier prouvant que le poste est vacant depuis plu-sieurs semaines. Il doit aussi payer une surtaxe. Enfin, l’administration vérifie aussi les compé-tences du migrant. Comment bien parler d’intégration dans ses conditions ? L’Histoire montrepourtant depuis des siècles que les intégrations des personnes immigrées sont réussie si elle passe par le travail. La loi Asile et Immigration de 2018 a surement été trop timorée pour faciliter leuraccès au marché du travail. Or les pénuries de main d’œuvre sont monnaie courante dans certains territoires et pas seulement sur les métiers en tension. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : 300 000 emplois non pourvus dans notre pays et 30 000 migrants économiques par an. Pour ne citer qu’unseul exemple concret, à Toulouse, les patrons du BTP recrutent parmi les réfugiés, motivés par leurs atouts: une forte motivation, une valeur travail encore intacte, une grande assiduité, intégrés par des contrats de professionnalisation, associé à l’apprentissage de la langue française avantd’obtenir un cdd, voire un cdi. Le bénéfice est double puisque les demandeurs d’asile renforcentl’économie nationale française en palliant l’insuffisance chronique de main d’œuvre dansnos métiers difficiles. Et les entreprises préservent ainsi le formidable potentiel des nouveaux arri-vants, en ne les cantonnant pas à l’impuissance et à l’assistanat.

Il nous faut aussi réfléchir sur la déconcentration. Parquer les migrants en général et dans les Mé- tropoles en particulier ne permet pas une intégration satisfaisante. Ils arrivent souvent dans les quartiers déjà difficiles des grandes villes. Ajouter de la misère à la misère ne peut être qu’un cercle vicieux pour tout le monde. Quel sens y’a-t-il à ce que des centaines de demandeurs d’asilesyriens paysans passent des mois porte de la Chapelle plutôt que dans des départements ruraux ?Les exemples d’intégration réussie sont à chercher dans nos villages : le chômage y est plus faiblequ’ailleurs, les PME cherchent des compétences techniques, des commerces sont à reprendre, des déserts médicaux cherchent leur médecin, des écoles manquent d’une poignée d’élèves pour nepas fermer. La réalité montre que ces arrivées de population sont une chance pour redynamiser les

(suite…)

N’installons pas des pompes à chaleur dans des passoires thermiques

Cet article fait suite à la visite officielle de Mme Emmanuelle Wargon, Secrétaire d’Etat auprès de la Ministre de la Transition écologique et solidaire (27 août 2019). Il a pour thème : la rénovation énergétique des bâtiments dans le cadre de la mobilisation pour l’emploi et les transitions.

C’est avec l’objectif de rendre les choix de la transition écologique possible pour tous et dans tous les territoires qu’Emmanuelle WARGON, s’est rendue en Occitanie.

Pendant 3 jours, en rencontrant les acteurs et élus locaux dans 4 départements, Mme Wargon a souhaité dialoguer et entendre les habitants et toutes les parties prenantes en matière de transition écologique. Le but affirmé étant de co-construire des solutions adaptées et non pas d’imposer des systèmes inefficaces et inapplicables.

 

Les discussions ont donc porté sur des thèmes très concrets et Mme Wargon a assuré que des réponses seraient réfléchies de manière différente d’une Région à une autre car chaque Région est différente. Elle a également réaffirmé son souhait d’aboutir à une contractualisation avec les collectivités territoriales.

Tous les acteurs se sont accordés sur le fait que le système fonctionnait bien mais qu’une marge de progression était encore possible comme la simplification du système des aides à la rénovation des bâtiments.

Fort de son diagnostic, 3 écueils ont été relevés et vont donc avoir toute l’attention du Ministère :

  • Comprendre l’enchevêtrement des dispositifs & des acteurs
  • Résoudre l’équation économique et financière (surtout dans le cadre des copropriétaires et des propriétaires bailleurs)
  • Trouver le bon artisan et la bonne entreprise (un interlocuteur compétent)

Les financements sont une clé importante mais les partenaires le sont aussi.  Il faut faire converger les dispositifs pour les rendre plus efficients.

Rappelons quelques chiffres :

  • 300 000 ménages en précarité énergétiques
  • Les logements affichant un diagnostic énergétique D E F G représentent 40 % du Parc
  • ECO CHEQUE versés à 10 000 ménages par an

 

Les différents acteurs s’accordent sur le point qu’un système plus simple et une clarification de la place de chacun jumelée à une meilleure coordination, reste la clé.

En effet, chaque guichet a sa logique et par conséquent  il existe différents parcours de rénovation. Les aides proposées doivent être complémentaires et les agents doivent veiller à la crédibilité de la démarche de certification des artisans tout en ayant un regard critique sur le dumping engendré par la dite certification car il ne faut pas installer des pompes à chaleur dans des passoires thermiques.

N’installons pas des pompes à chaleur dans des passoires thermiques.

Selon l’ADEME, tout le monde joue bien son rôle en Occitanie. Les 22 000 ménages conseillés par an en attestent mais cela reste insuffisant. C’est pourquoi, il est proposé 3 actions :

  • Accompagner les ménages (particulier) dans la réaliser des travaux
  • Mobilisation des professionnels et des acteurs (créer une communauté d’artisans)
  • Travailler aussi pour les petits locaux tertiaires privés, gisement d’économie d’énergie important

Et Mme WARGON de conclure : l’Occitanie a de l’ambition en matière de transition écologique et a la chance d’avoir des acteurs engagés. Cependant des marges de progrès existent. Le travail doit être fait avec méthodologie :

  • Quelles sont les priorités ?
  • Quels sont les acteurs ?
  • Clarifier la cartographie et travailler sur l’homogénéisation des messages.
  • Comment lutter contre la fraude relative au label RGE ?

C’est  ensemble que l’on pourra progresser, en se fixant des objectifs communs :

  • aller vers une contractualisation,
  • sanctuariser les financements et
  • avoir une vision consolidée.

Le rendez-vous est pris, le 30 octobre, afin de délivrer le message commun pour l’Occitanie.

Partager une passion et la transmettre de génération en génération, le sport rassemble !

Partager une passion et la transmettre de génération en génération, le sport rassemble et le résultat cette année a été la finalisation du projet le Tour au pied des tours.

Je tenais à revenir une dernière fois sur l’épisode « Média-Pitchounes» (Pour ceux qui n’auraient pas suivi, cliquez ICI pour l’article précédent).

 

En effet, un tel événement aurait pu passer totalement inaperçu si le Tour n’était pas une véritable fête nationale.

 

 

 

 

Et non seulement il n’est pas passé inaperçu mais en plus, il a été relayé par plusieurs ministres (pour voir la vidéo c’est ICI), dont  le ministre de la Ville et du Logement, Julien Denormandie qui était présent au départ sur l’île du Ramier puis s’est ensuite déplacé à Bagatelle pour y rencontrer les membres de Média-Pitchounes et  échanger avec eux.

VIDEO 1 : SOURCE FRANCE INFO

Le constat est simple, nos quartiers sont remplis de gens formidables, de bonnes idées, qui mettent en valeur la citoyenneté, la laïcité mais nous, politiques, nous avons du mal à les entendre. Comme le rappelait Hayet, une des jeunes leader sur le projet « Le Tour au pied des tours », à propos de sa mise en place : «Tout le monde nous avait dit que c’était une super idée mais c’était tout, on trouvait ça frustrant», (pour voir un extrait de la vidéo c’est ICI).

 

Le ministre a salué la persévérance menant à l’aboutissement du passage du Tour au pieds des tours : «Je suis venu leur témoigner ma reconnaissance et à la fois un immense bravo pour ce qu’ils ont réussi à faire.» Il a par ailleurs insisté sur l’importance de leur action pour les banlieues : « On a tous un rôle pour changer cette image qu’on a des quartiers».

 

Cette parfaite réussite a résonné jusqu’aux oreilles du Président Macron, en visite sur l’étape suivante. Lui qui avait validé le projet un an auparavant, a salué le travail accompli par l’association qui a permis, comme le rappelait Laurent Girard, le fondateur et coordinateur, « de donner une autre image des quartiers, celle du partage et de la convivialité ».

VIDEO 2 : SOURCE MAIRIE DE TOULOUSE

N’en restons pas là !

Au niveau du sport :

Comme le rappelle Gilles Vieille-Marchiset, co-auteur avec William Gasparini de l’ouvrage Le sport dans les quartiers. Pratiques sociales et politiques publiques :

« À l’image du plan natation pour les enfants ne sachant pas nager, un plan vélo avec des fonds de la politique de la ville serait vraiment intéressant. Il faudrait aussi multiplier les initiatives pour favoriser la pratique des filles et dépasser les stéréotypes de genre qui fonctionnent à plein dans les quartiers. Il y a un énorme travail à faire auprès des familles, et surtout des mères. » (source : https://www.la-croix.com/Sport/Le-developpement-cyclisme-peut-aussi-passer-quartiers-2019-07-18-1201036108)

Pour les Média-Pitchounes, cette énergie va se retrouver dès la rentrée dans un nouveau projet : la création du premier club de vélo loisir féminin : Bagat’Elles.

Mais il ne faut pas oublier les autres associations comme U.S. BAGATELLE TOULOUSE ou encore LA JUVENTUS DE PAPUS ou LE BOXUM….Cette victoire totale doit faire des petits.

Des projets au sein des quartiers peuvent être portés, soutenus !

 

Au niveau économique :

Le sport reste un véritable levier pour l’émancipation des quartiers et il est important qu’il conserve sa place. Mais il ne faut pas oublier les autres leviers comme la mise en place des emplois francs ou comment rapprocher les habitants des quartiers prioritaires de la ville avec le monde économique.

En juin 2019, Le Medef de Haute-Garonne signait avec la préfecture d’Occitanie une convention d’objectifs qui inclut notamment un programme d’actions visant à faciliter les créations d’entreprises au sein de ces quartiers.

Et de rappeler que si le nouveau partenariat reprend des dispositions visant à favoriser l’emploi et la formation dans les quartiers prioritaires, celui-ci inclut donc en plus la création d’un guichet unique. « Grâce à ce nouveau dispositif, les futurs créateurs d’entreprise pourront rentrer directement en contact avec les différents réseaux d’accompagnement et ce, sur un même lieu au sein des QPV », complète Pierre-Marie Hanquiez, Président MEDEF 31.

 

Soyons acteurs !

Espérons que le Tour de France labélise « le Tour au pied des tours » !

Mettons en lumière les bonnes initiatives issues des quartiers !

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