Emplois francs : une solution pour réduire les discriminations territoriales

Emplois francs : une solution pour réduire les discriminations territoriales

Lorsqu’un français est à la recherche d’un emploi, il peut se retrouver confronté à une discrimination basée sur son lieu de résidence. Cette discrimination territoriale, qui touche particulièrement les quartiers prioritaires de la politique de la ville (QPV), ne peut plus durer afin que la reprise économique puisse profiter à tous les français. En effet, 25% des habitants des QPV sont au chômage, soit 15 points de plus que la moyenne nationale. Et 45% pour les jeunes de moins de 25 ans, soit 20 points de plus que la moyenne. En outre, 44% sont inactifs, soit 20 points de plus que dans la moyenne nationale. Une enquête réalisée en 2016 avait permis de démontrer que 12 entreprises sur 40 s’étaient reconnues coupables de discriminations à l’embauche.
Le Président de la République l’avait promis, un dispositif appelé « emplois-francs » sera créé avec des critères élargis pour pallier l’échec des zones franches et de la précédente expérience d’emplois francs (2013-2015) qui, du fait de ses critères trop restrictifs, n’avait permis la prescription que de 300 emplois francs en 18 mois.
Le dispositif qui permet à des contrats ordinaires d’être assortis d’une prime à l’embauche pendant les premières années a été lancé à titre expérimental le 1er avril 2018 pour certains territoires et sera généralisé à partir de 2019.
L’embauche d’une personne résidant dans l’un des quartiers faisant partie de l’expérimentation permettra à toute entreprise ou association de bénéficier d’une prime allant de 5000 euros sur deux ans pour un CDD de plus de 6 mois jusqu’à 15 000 euros sur trois ans pour un CDI.
Aucune limite n’est fixée à priori et l’Etat ouvrira, à terme, autant de contrats que nécessaires dans l’objectif de faire plus pour ceux qui en ont le plus besoin.

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