Audition sur l’égalité des chances et l’insertion des jeunes

Les jeunes des quartiers qui font des études se heurtent à des barrières liées à leurs origines dès qu’ils recherchent leur premier emploi.

Nombre d’entre eux se retrouvent condamnés à s’orienter vers un job « alimentaire », comme si leurs diplômes ne valaient rien.

Nous auditionnons ce matin 3 associations nationales qui ne s’y résignent pas et innovent pour redonner du souffle à l’égalité des chances, en matière d’éducation, d’orientation et d’insertion.

Apprentis d’Auteuil : https://www.apprentis-auteuil.org/

Nos Quartiers ont du Talent : https://www.nqt.fr/

Article 1 : https://article-1.eu/

J’invite mes collègues Députés à se saisir de leurs initiatives et favoriser leur déploiement à une plus grande échelle.

Mon intervention sur le statut des écoles de production lors de l’examen de la loi pour la liberté de choisir son avenir professionnel.

Mon intervention sur le statut des écoles de production lors de l’examen de la loi pour la liberté de choisir son avenir professionnel.

Atmosphère consensuelle hier pour compléter le nouveau statut des écoles de production dans la loi en proposant que la liste des écoles de production soit établie par les ministères de l’éducation nationale et du travail. Un pas de plus vers leur reconnaissance. Les écoles de production comme celle de l’ICAM à Toulouse, proposent un cadre intermédiaire entre lycée professionnel et apprentissage au moyen d’un apprentissage « dans les murs de l’école ». Les élèves fabriquent des éléments pour des clients, dans les conditions réelles d’une production, mais au sein même de l’école, avec l’accompagnement d’un Maître-professionnel. Les résultats sont là, avec un taux de réussite aux examens de plus de 90 % tous les ans et un taux d’emploi proche de 100 %. Ces écoles ont désormais leur place au sein de la réforme de l’apprentissage et pourront envisager leur développement.

Ma visite à l’école de Production de l’ICAM de Sénart

Ma visite à l’école de Production de l’ICAM de Sénart

Avec trois députés de la commission des affaires culturelles et de l’éducation, j’ai visité l’école de production de l’ICAM de Sénart, en présence de Gilles Vandecaveye, directeur de l’école de production de l’ICAM de Toulouse.

Le pari de ces écoles de production ? Redonner du sens par le travail aux jeunes en demande de repères et de reconnaissance. Walid ou Maxime ont été en « échec scolaire », ils ont décroché dès le collège, après de multiples exclusions, car le modèle de l’école ne leur convenait tout simplement pas. Ils ont pourtant retrouvé goût au travail et à l’apprentissage dans les ateliers de l’école de production de l’ICAM car, ici, on ne fait pas attention aux « erreurs » qu’ils ont faites. Ici, on est à l’atelier les 2/3 du temps et non sur une chaise en classe. Ici, on produit des objets pour répondre à une commande, avec cette responsabilité. Kouamé, lui, a migré jusqu’à Toulouse après la mort de ses parents en Côte d’Ivoire, sans projet déterminé, et a trouvé aussi dans cette école un accueil bienveillant et un projet d’intégration. Car l’école de production est un projet global et sur-mesure avec ses cours de langue, de culture ou ses ateliers de relaxation assurés par des bénévoles.

Réconcilier les jeunes avec eux-mêmes, leur donner les clés pour comprendre le monde du travail, de l’école et retrouver le sens de la camaraderie et de l’échange sont les objectifs premiers des écoles de production. Ni lycée professionnel, ni alternance, elles proposent aux élèves de produire en atelier des pièces pour lesquelles des entreprises ont passé commande. Sur un total de 35 h, 8 h sont consacrées à des cours, le reste à la production en atelier, en collaboration avec les ingénieurs de l’ICAM qui vivent dans le même espace de travail.

Et la réussite est au rendez-vous puisque plus de 90 % des jeunes qui passent leur CAP le réussissent, 97 % pour le bac pro avec 69 % de mention (soit 20 points de plus que la moyenne nationale), que 50% poursuivent des études et que les autres ont quasi tous trouvé une place en entreprise dans les 2 mois qui ont suivi la sortie de l’école.

Les écoles de production sont, j’en suis convaincue, une solution (parmi d’autres) au problème du décrochage des jeunes. Elles répondent aux besoins des entreprises qui n’arrivent plus à embaucher des jeunes qualifiés et ayant envie de travailler. Elles répondent également aux besoins des jeunes en leur apportant d’énormes débouchés et un emploi assuré à l’issue de la formation. Fortes de 25 écoles et de nouvelles qui se créent en France et dans le Monde, l’ICAM nous propose un modèle à développer et à généraliser. Je soutiendrai ce modèle pour qu’il puisse être reconnu dans les prochaines réformes sur l’apprentissage.

1 milliard d’euros pour l’Economie Sociale et Solidaire

1 milliard d’euros pour l’Economie Sociale et Solidaire

L’ESS est une réponse aux défis démocratiques, écologiques et sociaux du XXIe siècle. Elle incarne un entreprenariat où l’humain prime sur le profit, où l’efficacité économique sert l’intérêt général. Concilier performance économique et intérêt général n’est pas une utopie.

L’objectif fixé par le gouvernement est de mieux identifier les projets innovants et aussi de mieux les accompagner dans leur croissance. La création d’une bannière, le French Impact, pour fédérer et valoriser la communauté de l’innovation sociale doit répondre à ces défis.

Notre ambition est de mobiliser collectivement 1 milliard d’euros sur le quinquennat, en agrégeant et optimisant des fonds existants, en intégrant des grands programmes transversaux comme le grand plan d’investissement, les contrats de transition écologique, en synergie avec les collectivités territoriales, mais aussi en mobilisant des fonds privés via des investisseurs, des banques, des fondations qui nous ont d’ores et déjà donné leur accord de principe pour contribuer à cette ambition nationale.

Mobiliser toute l’énergie du pays derrière un même objectif, celui du progrès social. Je suis une fervente défenseure de l’économie sociale et solidaire et je me battrai pour lui donner toujours plus de poids.

Pouvoir d’achat

Pouvoir d’achat

La France connaît 2200 milliards d’euros de dette et un déficit au-delà des 3% depuis 2008, ce qui induit une perte d’argent considérable de 2115 euros par seconde… Dans ce contexte, notre projet pour la France est tourné vers une réduction des déficits publics, tout en investissant massivement pour soutenir la dynamique économique et pour redonner du pouvoir d’achat aux Français.

Voici les mesures qui permettent de concrétiser cette hausse du pouvoir d’achat :

  • Tous les salariés du privé, dès le mois de janvier (et les indépendants dès le mois de juin), c’est-à-dire 21 millions de personnes, connaissent une augmentation de leur pouvoir d’achat sans augmenter les charges des entreprises. La politique de la preuve caractéristique de notre action gouvernementale est facilement démontrable : à situation personnelle inchangée, toutes les feuilles de salaires démontrent une augmentation de leur salaire net.
  • Pour les agents publics, il y existe une compensation intégrale de la CSG, sans pour autant qu’il y ait la même augmentation que pour les salariés du privé. Ainsi, aucun agent public n’a vu, à situation inchangée, sa rémunération baisser, même si certains connaissent au 1er janvier l’augmentation de cotisations vieillesse décidée par les deux réformes de 2010 et 2013.

Les annonces que nous avons faites sur la réforme de la fonction publique, et notamment la révision de la rémunération des agents publics seront l’occasion de faire pour le public ce que nous avons fait pour le privé de manière plus ciblée.

  • Les retraités connaissent une situation différente car ils sont concernés par la hausse de la CSG. C’est une mesure de solidarité présentée lors des campagnes présidentielle et législative : d’un côté, la suppression des cotisations salariales (assurance maladie et chômage), pour faire en sorte que le travail paie mieux ; de l’autre, la CSG, qui pèse sur tous les revenus, y compris ceux du capital, augmente de 1,7 point pour faire en sorte que le financement de la protection sociale soit mieux partagé par l’ensemble des Français.

En réalité, la catégorie des retraités recouvre des situations extrêmement différentes selon le montant de leur pension ou de leur retraite. L’augmentation de la CSG est entière pour les retraités recevant plus de 2500 € nets par personne. Les retraités compris entre 1200 et 2500 € nets, s’ils connaissent une augmentation de leur CSG en janvier, seront bénéficiaires de la suppression de la taxe d’habitation dès le mois d’octobre prochain. 40% des retraités se trouvent en dessous des seuils et ne sont pas concernés par l’augmentation du taux de CSG.
Toutefois, des retraités peuvent avoir une petite pension et néanmoins être concernés par la hausse de la CSG s’ils ont d’autres sources de revenu (des revenus locatifs par exemple), ou s’ils sont en couple avec une personne qui touche une pension plus élevée. Par ailleurs, 100 000 foyers de couples retraités peuvent pâtir du fait que les seuils d’assujettissement à la CSG à taux plein sont moins généreux pour un couple que pour une personne seule. Pour eux le Gouvernement étudiera les pistes permettant de corriger ces situations dans les textes financiers de l’automne.

Cette augmentation de CSG devrait être compensée par l’exonération de la taxe d’habitation, autre engagement fort du Président de la République, mis en œuvre dans le projet de loi de finances. En effet, l’exonération de la taxe d’habitation offre un gain de pouvoir d’achat pour les ménages et notamment les retraités. Ainsi, à compter des impositions de 2018, un nouveau dégrèvement permettra à près de 80% des foyers d’être dispensés du paiement de la taxe d’habitation au titre de leur résidence principale d’ici 2020. Cet objectif sera atteint de manière graduelle sur trois ans. En 2018 et en 2019, la taxe d’habitation restant à la charge des foyers, après application éventuellement du plafonnement existant, sera abattue de 30% puis de 65%.

Pour consulter la brochure présentant des cas pratiques sur le pouvoir d’achat : cliquez ici

Pour un droit du travail au plus près des réalités

Pour un droit du travail au plus près des réalités

Après plus de 60 heures de débat parlementaire, plus de 300 heures de travail avec les partenaires sociaux et conformément aux engagements du Président de la République, les ordonnances renforçant le dialogue social (dites « ordonnances travail ») ont été publiées au Journal Officiel le 23 septembre 2017.
Ces ordonnances sont l’aboutissement d’un projet de transformation du code du travail et contiennent 36 mesures concrètes et opérationnelles à travers lesquelles il a été fait le pari de la confiance et de l’intelligence collective en donnant plus de liberté et de sécurité, tant aux entreprises qu’aux salariés et en rendant notre modèle social plus adapté à la réalité économique de notre pays.
Dans ces ordonnances, l’accent a été porté sur les TPE et PME qui forment le premier gisement d’emploi du pays mais aussi sur la confiance aux entreprises et aux salariés en leur donnant la capacité d’anticiper et de s’adapter de façon simple, rapide et sécurisée. Les ordonnances apportent aussi de nouveaux droits, de nouvelles protections pour les salariés ainsi des nouvelles garanties pour les délégués syndicaux et les élus du personnel qui s’engagent dans le dialogue social qui est renforcé sans pour autant remettre en cause la fonction protectrice du code du travail.
Les salariés pèseront donc d’avantage sur l’évolution de l’entreprise et une évaluation transparente et efficace des effets des ordonnances sur le renforcement du dialogue social sera effectuée par l’Etat avec les partenaires sociaux.

Vous retrouverez toutes les informations utiles en suivant ce lien.

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