Partager une passion et la transmettre de génération en génération, le sport rassemble !

Partager une passion et la transmettre de génération en génération, le sport rassemble et le résultat cette année a été la finalisation du projet le Tour au pied des tours.

Je tenais à revenir une dernière fois sur l’épisode « Média-Pitchounes» (Pour ceux qui n’auraient pas suivi, cliquez ICI pour l’article précédent).

 

En effet, un tel événement aurait pu passer totalement inaperçu si le Tour n’était pas une véritable fête nationale.

 

 

 

 

Et non seulement il n’est pas passé inaperçu mais en plus, il a été relayé par plusieurs ministres (pour voir la vidéo c’est ICI), dont  le ministre de la Ville et du Logement, Julien Denormandie qui était présent au départ sur l’île du Ramier puis s’est ensuite déplacé à Bagatelle pour y rencontrer les membres de Média-Pitchounes et  échanger avec eux.

VIDEO 1 : SOURCE FRANCE INFO

Le constat est simple, nos quartiers sont remplis de gens formidables, de bonnes idées, qui mettent en valeur la citoyenneté, la laïcité mais nous, politiques, nous avons du mal à les entendre. Comme le rappelait Hayet, une des jeunes leader sur le projet « Le Tour au pied des tours », à propos de sa mise en place : «Tout le monde nous avait dit que c’était une super idée mais c’était tout, on trouvait ça frustrant», (pour voir un extrait de la vidéo c’est ICI).

 

Le ministre a salué la persévérance menant à l’aboutissement du passage du Tour au pieds des tours : «Je suis venu leur témoigner ma reconnaissance et à la fois un immense bravo pour ce qu’ils ont réussi à faire.» Il a par ailleurs insisté sur l’importance de leur action pour les banlieues : « On a tous un rôle pour changer cette image qu’on a des quartiers».

 

Cette parfaite réussite a résonné jusqu’aux oreilles du Président Macron, en visite sur l’étape suivante. Lui qui avait validé le projet un an auparavant, a salué le travail accompli par l’association qui a permis, comme le rappelait Laurent Girard, le fondateur et coordinateur, « de donner une autre image des quartiers, celle du partage et de la convivialité ».

VIDEO 2 : SOURCE MAIRIE DE TOULOUSE

N’en restons pas là !

Au niveau du sport :

Comme le rappelle Gilles Vieille-Marchiset, co-auteur avec William Gasparini de l’ouvrage Le sport dans les quartiers. Pratiques sociales et politiques publiques :

« À l’image du plan natation pour les enfants ne sachant pas nager, un plan vélo avec des fonds de la politique de la ville serait vraiment intéressant. Il faudrait aussi multiplier les initiatives pour favoriser la pratique des filles et dépasser les stéréotypes de genre qui fonctionnent à plein dans les quartiers. Il y a un énorme travail à faire auprès des familles, et surtout des mères. » (source : https://www.la-croix.com/Sport/Le-developpement-cyclisme-peut-aussi-passer-quartiers-2019-07-18-1201036108)

Pour les Média-Pitchounes, cette énergie va se retrouver dès la rentrée dans un nouveau projet : la création du premier club de vélo loisir féminin : Bagat’Elles.

Mais il ne faut pas oublier les autres associations comme U.S. BAGATELLE TOULOUSE ou encore LA JUVENTUS DE PAPUS ou LE BOXUM….Cette victoire totale doit faire des petits.

Des projets au sein des quartiers peuvent être portés, soutenus !

 

Au niveau économique :

Le sport reste un véritable levier pour l’émancipation des quartiers et il est important qu’il conserve sa place. Mais il ne faut pas oublier les autres leviers comme la mise en place des emplois francs ou comment rapprocher les habitants des quartiers prioritaires de la ville avec le monde économique.

En juin 2019, Le Medef de Haute-Garonne signait avec la préfecture d’Occitanie une convention d’objectifs qui inclut notamment un programme d’actions visant à faciliter les créations d’entreprises au sein de ces quartiers.

Et de rappeler que si le nouveau partenariat reprend des dispositions visant à favoriser l’emploi et la formation dans les quartiers prioritaires, celui-ci inclut donc en plus la création d’un guichet unique. « Grâce à ce nouveau dispositif, les futurs créateurs d’entreprise pourront rentrer directement en contact avec les différents réseaux d’accompagnement et ce, sur un même lieu au sein des QPV », complète Pierre-Marie Hanquiez, Président MEDEF 31.

 

Soyons acteurs !

Espérons que le Tour de France labélise « le Tour au pied des tours » !

Mettons en lumière les bonnes initiatives issues des quartiers !

Le Tour au pied des tours

« Le Tour de France passant par un quartier populaire ? C’est impossible, ce que les gens veulent voir c’est la ville, c’est la place centrale, les quartiers chics avec une jolie architecture, de la culture ».

Ces réflexions, l’association Média-Pitchounes, à l’initiative du projet de faire passer le Tour de France par le quartier Bagatelle à Toulouse, les a essuyées pendant plus de 8 ans.

Comme si tout le monde s’accordait à croire que cette France issue de l’immigration, bien souvent dépeinte dans les journaux comme délinquante et violente n’avait rien à offrir, rien à montrer, rien à partager et devait rester cachée. Comme si le quartier ne faisait pas partie de la ville et que la culture n’y existait pas.

Les « pitchounes », menés par Laurent Girard, connaissent bien le quartier et savent à quel point une étape au pied de leurs tours serait bénéfique pour ses habitants et leur image. Ces adolescents, munis de leurs caméras et de leurs micros, ont réellement découvert le vélo à travers le Tour qu’ils suivent et couvrent chaque année depuis 2009. Ils souhaitent que ce sport, peu présent dans les quartiers, s’y développe beaucoup plus. Le projet est important : il permettrait au papa qui suit le Tour depuis son canapé, au cousin qui rêve devant les anecdotes du Tour et à la grande soeur qui fait du vélo en club, de voir cette grosse machine, ce grand spectacle, presque ce cirque ambulant passer en bas de chez eux et de le faire vivre. Une façon également de montrer que Toulouse est une belle ville dans sa totalité et que, malgré ce qu’on peut entendre, les quartiers prioritaires sont beaux et leurs habitants géniaux.

Malgré quelques promesses politiques et l’accord des organisateurs du Tour de France, le quartier Bagatelle n’a jamais réellement été une option lorsque l’étape toulousaine a commencé à être dans les tuyaux. Consciente que ce projet n’aboutirait pas sans une impulsion étatique, j’ai décidé d’en parler à l’Assemblée nationale et aux ministres concernés qui se sont montrés plutôt favorables.

Mais pour forcer l’adhésion de tous à ce projet « modeste et génial », il fallait le Président de la République.

C’est sur la route du Tour 2018 que je l’ai mis en présence des Media-pitchounes. Une rencontre est organisée, sur le parvis de la mairie de Campan, entre les jeunes de l’association et un Emmanuel Macron emballé.

Découvrez comment les Média-Pitchounes invitent le Tour au pied des tours ! (LIEN VIDEO)

C’est dans la boîte, il aime le projet, l’exprime clairement face caméra et communique dessus. Les jeunes qui portent ce projet depuis 8 ans sont émus aux larmes, leur rêve est en passe de se réaliser.

 

Le 18 juillet 2019, les coureurs du Tour de France passeront dans un quartier prioritaire de la ville, celui de Bagatelle à Toulouse.

 

Cette association de quartier fait beaucoup avec peu. Elle n’a pas attendu nos appels à projets, nos vœux d’implanter le savoir vivre ensemble au sein des cités… Elle est là depuis plus de 10 ans à marteler les principes de laïcité auprès de notre jeunesse, à leur donner envie de réussir. Elle permet aux jeunes de vivre des expériences formidables et participe à la construction de futurs citoyens responsables, engagés, et ambitieux.

Fait rare pour un quartier, ils se sont mis à la bicyclette et ce sport associé au travail des éducateurs de l’association leur a permis d’intégrer la discipline, le respect, les valeurs liées à la citoyenneté … Des dizaines d’enfants pratiquent « naturellement » ces valeurs que nous, politiques, leur exhortons de suivre.

C’est avec eux et maintenant qu’il faut faire l’addition et calculer le retour sur investissement d’un éducateur, d’un véritable encadrement des jeunes.

10 ans plus tard, cette  politique consacrée à la jeunesse est largement  bénéficiaire et prouve l’intérêt majeur, notre intérêt collectif, à investir massivement dans l’enfance et dans toutes les formes d’EDUCATIONS.

 

VENEZ SUPPORTER LES COUREURS & LES JEUNES LORS DU PASSAGE DU TOUR AU PIED DES TOURS LE 18 JUILLET vers 11H00.

Les Média-Pitchounes seront là dès 9h…les éducateurs sportifs et les ministres aussi.

Et pour les mordus de l’histoire, un grand repas partagé est organisé le 17 juillet au soir à Bagatelle avec le tout premier convaincu : Christian Prudhomme (Directeur du Tour de France et des épreuves cyclistes d’A.S.O).

 

Un maillot jaune issu des quartiers dans 10 ans ?

Audition sur l’égalité des chances et l’insertion des jeunes

Les jeunes des quartiers qui font des études se heurtent à des barrières liées à leurs origines dès qu’ils recherchent leur premier emploi.

Nombre d’entre eux se retrouvent condamnés à s’orienter vers un job « alimentaire », comme si leurs diplômes ne valaient rien.

Nous auditionnons ce matin 3 associations nationales qui ne s’y résignent pas et innovent pour redonner du souffle à l’égalité des chances, en matière d’éducation, d’orientation et d’insertion.

Apprentis d’Auteuil : https://www.apprentis-auteuil.org/

Nos Quartiers ont du Talent : https://www.nqt.fr/

Article 1 : https://article-1.eu/

J’invite mes collègues Députés à se saisir de leurs initiatives et favoriser leur déploiement à une plus grande échelle.

Mon intervention sur le statut des écoles de production lors de l’examen de la loi pour la liberté de choisir son avenir professionnel.

Mon intervention sur le statut des écoles de production lors de l’examen de la loi pour la liberté de choisir son avenir professionnel.

Atmosphère consensuelle hier pour compléter le nouveau statut des écoles de production dans la loi en proposant que la liste des écoles de production soit établie par les ministères de l’éducation nationale et du travail. Un pas de plus vers leur reconnaissance. Les écoles de production comme celle de l’ICAM à Toulouse, proposent un cadre intermédiaire entre lycée professionnel et apprentissage au moyen d’un apprentissage « dans les murs de l’école ». Les élèves fabriquent des éléments pour des clients, dans les conditions réelles d’une production, mais au sein même de l’école, avec l’accompagnement d’un Maître-professionnel. Les résultats sont là, avec un taux de réussite aux examens de plus de 90 % tous les ans et un taux d’emploi proche de 100 %. Ces écoles ont désormais leur place au sein de la réforme de l’apprentissage et pourront envisager leur développement.

Ma visite à l’école de Production de l’ICAM de Sénart

Ma visite à l’école de Production de l’ICAM de Sénart

Avec trois députés de la commission des affaires culturelles et de l’éducation, j’ai visité l’école de production de l’ICAM de Sénart, en présence de Gilles Vandecaveye, directeur de l’école de production de l’ICAM de Toulouse.

Le pari de ces écoles de production ? Redonner du sens par le travail aux jeunes en demande de repères et de reconnaissance. Walid ou Maxime ont été en « échec scolaire », ils ont décroché dès le collège, après de multiples exclusions, car le modèle de l’école ne leur convenait tout simplement pas. Ils ont pourtant retrouvé goût au travail et à l’apprentissage dans les ateliers de l’école de production de l’ICAM car, ici, on ne fait pas attention aux « erreurs » qu’ils ont faites. Ici, on est à l’atelier les 2/3 du temps et non sur une chaise en classe. Ici, on produit des objets pour répondre à une commande, avec cette responsabilité. Kouamé, lui, a migré jusqu’à Toulouse après la mort de ses parents en Côte d’Ivoire, sans projet déterminé, et a trouvé aussi dans cette école un accueil bienveillant et un projet d’intégration. Car l’école de production est un projet global et sur-mesure avec ses cours de langue, de culture ou ses ateliers de relaxation assurés par des bénévoles.

Réconcilier les jeunes avec eux-mêmes, leur donner les clés pour comprendre le monde du travail, de l’école et retrouver le sens de la camaraderie et de l’échange sont les objectifs premiers des écoles de production. Ni lycée professionnel, ni alternance, elles proposent aux élèves de produire en atelier des pièces pour lesquelles des entreprises ont passé commande. Sur un total de 35 h, 8 h sont consacrées à des cours, le reste à la production en atelier, en collaboration avec les ingénieurs de l’ICAM qui vivent dans le même espace de travail.

Et la réussite est au rendez-vous puisque plus de 90 % des jeunes qui passent leur CAP le réussissent, 97 % pour le bac pro avec 69 % de mention (soit 20 points de plus que la moyenne nationale), que 50% poursuivent des études et que les autres ont quasi tous trouvé une place en entreprise dans les 2 mois qui ont suivi la sortie de l’école.

Les écoles de production sont, j’en suis convaincue, une solution (parmi d’autres) au problème du décrochage des jeunes. Elles répondent aux besoins des entreprises qui n’arrivent plus à embaucher des jeunes qualifiés et ayant envie de travailler. Elles répondent également aux besoins des jeunes en leur apportant d’énormes débouchés et un emploi assuré à l’issue de la formation. Fortes de 25 écoles et de nouvelles qui se créent en France et dans le Monde, l’ICAM nous propose un modèle à développer et à généraliser. Je soutiendrai ce modèle pour qu’il puisse être reconnu dans les prochaines réformes sur l’apprentissage.

1 milliard d’euros pour l’Economie Sociale et Solidaire

1 milliard d’euros pour l’Economie Sociale et Solidaire

L’ESS est une réponse aux défis démocratiques, écologiques et sociaux du XXIe siècle. Elle incarne un entreprenariat où l’humain prime sur le profit, où l’efficacité économique sert l’intérêt général. Concilier performance économique et intérêt général n’est pas une utopie.

L’objectif fixé par le gouvernement est de mieux identifier les projets innovants et aussi de mieux les accompagner dans leur croissance. La création d’une bannière, le French Impact, pour fédérer et valoriser la communauté de l’innovation sociale doit répondre à ces défis.

Notre ambition est de mobiliser collectivement 1 milliard d’euros sur le quinquennat, en agrégeant et optimisant des fonds existants, en intégrant des grands programmes transversaux comme le grand plan d’investissement, les contrats de transition écologique, en synergie avec les collectivités territoriales, mais aussi en mobilisant des fonds privés via des investisseurs, des banques, des fondations qui nous ont d’ores et déjà donné leur accord de principe pour contribuer à cette ambition nationale.

Mobiliser toute l’énergie du pays derrière un même objectif, celui du progrès social. Je suis une fervente défenseure de l’économie sociale et solidaire et je me battrai pour lui donner toujours plus de poids.

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