La langue des signes #UnDroitPourTous

A Toulouse toutes les langues ont leur place : Toulouse, berceau des premières journées mondiales des sourds + Toulouse précurseur des classes bilingues. Toulouse ville mosaïque, carrefour de toutes les dynamiques sociales.

Lancement de la semaine mondiale des sourds par la journée internationale de la langue des signes.

Bien avant la loi du 11 février 2005, qui a reconnu la langue des signes française comme une «langue à part entière» et la loi Fabius de 1991 encourageant la LSF dans l’Education nationale, Toulouse a été à l’avant-garde puisqu’elle fut la première ville en France à initier des classes en langue des signes française. Plus de trente ans plus tard, Toulouse reste pilote pour les malentendants.

L’ouverture des premières classes en langue des signes a séduit beaucoup de parents, sourds eux-mêmes, qui avaient vécu l’interdiction de la langue des signes – abrogée en 1977 – et qui souhaitaient pour leurs enfants un autre parcours que les établissements spécialisés. 

La ville de Toulouse occupe toujours une place à part pour la communauté sourde : elle demeure l’une des rares villes en France à proposer une scolarité complète en langue des signes, de la maternelle au lycée, assurée par des enseignants signants ou des interprètes. 

Chaque année, entre 60 et 100 élèves intègrent cette filière bilingue à Ramonville et au lycée Bellevue, qui attire des familles venues des quatre coins de l’Hexagone.

FOCUS SUR LE LYCEE BELLEVUE

Par exemple, le Lycée Bellevue de Toulouse accueille des élèves sourds depuis 2005. Sa filière LSF couvre les trois niveaux de lycée général : de la seconde générale et technologique à la Terminale, le même enseignement qu’aux entendants est dispensé +  le programme suivi est celui de l’Education Nationale, avec notamment la  préparation au Bac français, à la Philosophie.

Pour ce faire, les élèves sourds participent, au même titre que les autres élèves du lycée aux bacs blancs organisés par l’établissement et sont corrigés anonymement par d’autres enseignants ; cela pour les préparer à l’examen final du Baccalauréat.

Pour rappel sur l’académie : 

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Rentrée 2019 : une année scolaire sous le signe de la réussite

Jean-Michel Blanquer, ministre de l’Éducation nationale et de la Jeunesse, a présenté les priorités de l’année scolaire 2019-2020, le mardi 27 août. L’année 2019-2020 est placée sous le signe de la réussite de tous et des défis de notre époque : défi de l’égalité des chances, défi du bien-être au travail des personnels et défi environnemental.

Pour cette rentrée sous l’égide du nouveau grand service public de l’école inclusive, le ministère de l’Éducation nationale et de la Jeunesse et le secrétariat d’État chargé des Personnes handicapées déploient de nouveaux moyens et dispositifs destinés aux élèves, à leurs parents, aux accompagnants d’élèves en situation de handicap (AESH) et aux enseignants.

Rappelons quelques chiffres :

En 2018, 340 000 élèves en situation de handicap étaient scolarisés en milieu ordinaire et 166 000 disposaient d’un accompagnement humain, soit 6 fois plus qu’en 2006. Ils seront 23 500 nouveaux élèves à la rentrée 2019 et bénéficieront de l’appui de 4 500 nouveaux accompagnants (ETP). 70 000 enfants seront également scolarisés en unité d’enseignement médico-sociale ou sanitaire.

 Ces changements ne pourront se faire qu’avec l’aide des associations qui oeuvrent au quotidien, dans un esprit de coopération, pour la réussite de chaque rentrée.

 

Les ministres l’ont rappelé : l’effort en matière de scolarisation de tous les enfants en situation de handicap est sans précédent, avec notamment des cellules d’écoute à l’œuvre dans chaque département pour répondre aux familles.

Un Comité national de suivi se réunira à l’automne pour établir un premier bilan, mesurer les progrès obtenus et identifier les points d’amélioration pour consolider la trajectoire du grand service public de l’école inclusive 2019-2022.

La dynamique est là : il s’agira notamment de travailler sur l’organisation d’une coopération territoriale encore plus intégrée entre tous les acteurs.

Lors de mes visites, la  nouvelle organisation des services académiques sera mise en avant, avec notamment la mise en œuvre des pôles inclusifs d’accompagnement localisés – les PIAL. Ces pôles permettent une meilleure coordination des accompagnants par l’Éducation nationale et une plus grande souplesse dans la gestion de leur emploi du temps.

Je visiterai cette semaine plusieurs établissements dont la plupart ont organisé une rentrée en chantant !

  • Lundi 2/09 8H30 Collège André Malraux / Rentrée en chantant (thématique : école inclusive)
  • Lundi 2/09 10H30 Lycée Berthelot avec M. le Recteur / Rentrée en chantant (thématique : réforme du lycée)
  • Lundi 2/09 14H00 Ecole Elémentaire Jean Jaurès avec chant signé et musique (thématique : école inclusive
  • Lundi 2/09 16H30 Inauguration du Groupe scolaire G. MAILHOS avec M. le Recteur
  • Mardi 3/09 10H30 Lycée professionnel René BONNET avec M. le Recteur (thématique : l’insertion professionnelle)
  • Jeudi 5/09 Collège STENDHAL / Présentation de la nouvelle section foot (thématique : encourager le sport à l’école)

Très bonne rentrée à tous !

 

Amendement compétences extra scolaires

Amendement compétences extra scolaires

Lors de l’examen du projet de loi Orientation et réussite des étudiants : deux visions aux antipodes sur un amendement pourtant a priori sans histoire…

Plan étudiants

Plan étudiants

Les défaillances connues de la plateforme APB durant l’été 2017 ont révélé l’urgence pour le Gouvernement d’agir sur des problèmes existant depuis des années et qui ont atteint leurs limites. Orientation inadaptée, tirage au sort, bacheliers sans affectations, complexité de l’administration et taux d’échec en première année de 60% sont des obstacles bien connus des étudiants et des futurs étudiants. Le Président de la République a affirmé sa volonté de faire de l’enseignement supérieur une réussite pour chacun et c’est pourquoi il s’est attaqué dès la rentrée à la réforme de cette plateforme d’orientation.

En collaboration avec Jean-Michel Blanquer, ministre de l’Education nationale, et d’autres acteurs de l’enseignement supérieur et de l’enseignement scolaire, Frédérique Vidal a engagé, en juillet 2017, une concertation portant sur l’accueil et la réussite des étudiants. Suite aux conclusions rendues par les 11 groupes de travail, le gouvernement a lancé le 30 octobre 2017 le Plan étudiant qui a donné lieu, en décembre 2017, à l’examen par le Parlement du projet de loi « orientation et réussite des étudiants ».

Lors de cet examen, j’ai pu interpeler la Ministre de l’enseignement supérieur sur l’accompagnement administratif des élèves à qui aucune proposition d’inscription n’aura été faite dans le cadre de leurs vœux. Pour moi, il est important que chaque élève puisse disposer du même niveau d’information. En ce sens, j’ai déposé un amendement proposant de renforcer l’information et de donner la possibilité aux étudiants de faire valoir les connaissances, compétences et aptitudes qu’ils ont acquis dans un cadre extra-scolaire. La valorisation de l’engagement des étudiants et l’exhaustivité des informations qui leur sont fournies sont dans ce sens un facteur de mixité sociale et un engagement fort pour les élèves et les familles qui ne sont pas des spécialistes de l’orientation.

Le Plan étudiant permettra à de nombreux lycéens d’avoir un meilleur accompagnement dans le choix de leur orientation. Cela passe par la présence d’un deuxième professeur principal pour les classes de terminale, par le choix de supprimer le principe de tirage au sort sans pour autant introduire le principe de sélection et par la création de Parcours Sup, une nouvelle plateforme d’orientation plus simple et plus transparente. Pour les étudiants, ce Plan permettra la création de 60 000 nouveaux logements étudiants d’ici 2022 et un gain de pouvoir d’achat réalisé par la suppression du régime de sécurité sociale étudiant, devenu complexe et défaillant. Les étudiants basculeront dès la rentrée 2019 vers le régime général et verront leurs démarches administratives simplifiées. Leur cotisation de 217 euros sera remplacée par une contribution unique de 90 euros, moins coûteuse et égalitaire.

Question à Frédérique Vidal sur la réussite des étudiants

Question à Frédérique Vidal sur la réussite des étudiants

Ma question à Frédérique Vidal, Ministre de l’Enseignement Supérieur de la Recherche et de l’Innovation, sur le projet de loi « orientation et réussite des étudiants ».

Elle portait sur l’accompagnement administratif des élèves à qui aucune proposition d’inscription n’aura été faite dans le cadre de leurs vœux.

Pour moi chaque élève devrait disposer du même niveau d’information. L’exhaustivité est dans ce sens un facteur de mixité sociale et ce serait un engagement fort pour les élèves et les familles qui ne sont pas des spécialistes de l’orientation.

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