La Place de la Liberté …Place aux piétons, aux enfants et aux personnes âgées… A quand le petit bal musette ?

Le jeu en valait la chandelle, c’est après 2 ans de travaux environ, que les habitants de Pinsaguel ont pu découvrir leur nouvelle place.

Inaugurée par leur voisine bienveillante, Mme Belloubet, leurs applaudissements ont célébré l’aboutissement des travaux et le baptême de la place en tant que « Place de la Liberté ».

Et Jean-Louis COLL, maire de Pinsaguel peut en être fier ! 

Lorsque le coût de cette opération, 5,26 M€ HT, ayant bénéficié d’un taux consolidé de subventions notifiées de 63 %, est mis en parallèle avec la dimension du projet, les chiffres laissent place au sentiment d’avoir oeuvré pour l’avenir du village.

En effet, Pinsaguel autrefois simple lieu de passage, ne disposait d’aucun lieu de vie, d’aucun carrefour où pouvaient s’exprimer les dynamiques sociales. Ce lieu qui vit les premiers logements sociaux sortir de terre, ne proposait pas à ses habitants une Agora, comme je l’évoquais ce matin en commission (vidéo ICI).

Les travaux débutés à l’automne 2017, avaient tracé le cheminement routier imaginé par l’équipe municipale. D’abord dubitatifs, les habitants ont été invités à s’exprimer sur leur vision de cette Agora. Des ateliers ont été mis en place et dès 2017, une entreprise paysagiste et un cabinet d’architecture avaient été chargés de recueillir leurs attendus.

Ce projet est en réalité le fruit d’une triple préoccupation : celle de créer une centralité communale, de sécuriser l’accès aux écoles, et de mettre en valeur la perspective offerte par le château des Confluences et l’entrée de la Réserve Naturelle, éléments emblématiques du patrimoine local.

Sans l’appui en ingénierie de projet et sans les appuis financiers dont la commune a profité, cette opération n’aurait pu voir le jour. Le maire a exprimé toute sa gratitude à l’ensemble des institutions présentes dont le vent n’a pas ménagé les discours.

 

Cependant entre deux bourrasques, le maire a tenu à rendre hommage à l’équipe municipale qui l’a accompagné ainsi qu’aux services municipaux. 

 Cette nouvelle place a de fortes chances de révolutionner les rapports sociaux des Pinsaguelois en rapprochant  les habitants les uns des autres et en éloignant les voitures.

Place aux piétons, aux enfants et aux personnes âgées…

A quand le petit bal musette ?

 

#VILAGIL, parfois il suffit d’un battement d’ailes de papillon pour déclencher un événement majeur. Aujourd’hui le signal vient de Paris.

#VILAGIL, parfois il suffit d’un battement d’ailes de papillon pour déclencher un événement majeur. Aujourd’hui le signal vient de Paris.

En effet, il a été décidé que Toulouse faisait partie des 24 territoires innovants (le communiqué de presse est à lire ICI).

Petite rétrospective…. Paris, le 23 novembre 2018 – Le Secrétariat général pour l’investissement et la Banque des Territoires annoncent le lancement de l’appel à projets « Territoires d’Innovation » du Programme d’Investissements d’Avenir, dans le cadre du Grand plan d’investissement.

L’objectif de « Territoires d’innovation » est de sélectionner et d’accompagner jusqu’à 20 projets de territoires qui portent une stratégie innovante et ambitieuse de développement économique, fondée sur des alliances territoriales, portée par des acteurs publics et privés et impliquant pleinement les populations.

Cet appel à projets « Territoires d’innovation » a vocation à contribuer à la politique du gouvernement en faveur de la dynamisation et de la compétitivité des territoires.

A ce contexte de mutation, s’ajoute l’évolution du cadre légal : le projet de Loi d’Orientation des Mobilités (LOM) a pour objectif principal de

« Proposer des solutions alternatives à la dépendance à l’usage de la voiture ».

#VILAGIL, nom du projet choisi par Toulouse Métropole, TISSEO et le SICOVAL , porte sur les enjeux de mobilité urbaine.

En effet, le territoire de Toulouse Métropole connait un phénomène d’urbanisation couplé à un accroissement de la population et une attractivité soutenue.

 

Propre, partagée et connectée :

la mobilité du quotidien est en pleine transformation et suscite des réflexions stratégiques.

La mobilité est devenue un enjeu majeur du territoire toulousain qui présente une problématique de congestion, alors même que 500 000 déplacements quotidiens supplémentaires sont prévus à horizon 2025 (Enquête Ménages et déplacements).

L’aire urbaine de Toulouse Métropole connait une croissance démographique record, entre 2010 et 2015, elle a gagné 19 710 habitants chaque année, soit une progression d’1,55% par an (Insee).

Toulouse est l’une des rares agglomérations françaises, dont la ville centre progresse autant que la périphérie, marquant ainsi à la fois une densification de son cœur et une propension toujours réelle à l’étalement urbain.

Dès lors, améliorer la mobilité par le développement d’offres de services innovantes sur le bassin Toulousain devient indispensable pour maintenir l’attractivité du territoire et la qualité de vie des habitants.

Le projet VILAGIL vise à enrichir l’offre de mobilité pour les citoyens en adaptant des expériences innovantes et à confier un nouveau rôle à la collectivité en matière de transport, celui d’«eco-system manager».

ECOSYSTEM MANAGER ou MANAGEMENT DE LA MOBILITE ?

Le management de la mobilité vise à influencer les comportements de mobilité. Le management de la mobilité réfère à diverses stratégies visant à changer les comportements de mobilité (pourquoi, comment, où et quand les personnes se déplacent), afin d’améliorer l’efficacité des systèmes de transport et d’atteindre certains objectifs spécifiques (réduction de la pollution atmosphériques, des nuisances sonores ou de la congestion ; meilleure soutenabilité économique…).

Le management de la mobilité renvoie ainsi à des stratégies visant à réduire ou à redistribuer de manière spatiale, modale et/ou temporelle la demande de mobilité, en influençant le comportement de mobilité des voyageurs.

Toulouse Métropole devient la 1ière  Métropole européenne à devenir un Eco-system manager

Les objectifs du projet VILAGIL (associé au programme URBAN AIR MOBILITY ) visent à :

  • Améliorer la desserte des zones péri-urbaines à faible
  • Améliorer la desserte des zones péri-urbaines à faibles densités, réduire les inégalités d’accès au transport et s’appuyer sur les acteurs économiques pour modifier les demandes de mobilité
  • Favoriser l’intégration des différentes offres de mobilité
  • Tirer profit des offres technologiques des écosystèmes du territoire en faveur du développement de nouvelles mobilités terrestres et aériennes pour les personnes et les marchandises
  • Placer le citoyen au centre des politiques de mobilité
  • Accompagner et favoriser les modifications de comportement en matière d’usage et d’acceptation des nouveaux services de mobilité alternatifs à la voiture individuelle
  • Améliorer l’articulation et l’intégration des composantes urbanisme, aménagement et mobilité

Notre projet ECOMODE

Comment inciter les citoyens à adopter une mobilité vertueuse et une écologie constructive ?

ECOMODE vise la mise en place d’un système d’incitation individuel qui permet à chacun d’entre nous de voir son impact sur les mobilités et de choisir les nouvelles façons de se déplacer.

Nous poussons depuis 2 ans cette révolution de la gouvernance des mobilités. Nous encourageons fortement ce projet qui incite les toulousains à se déplacer d’une façon saine et plus écologique. Un programme qui encourage une mobilité vertueuse et une écologie constructive.

La vision développée, par Sopra Steria par exemple, est innovante et colle à l’ambition que nous partageons pour les habitants de Toulouse.

Il s’agit d’une vraie solution et d’une vraie opportunité pour les toulousains désireux d’avoir le choix dans leurs mobilités.

Depuis plus de 2 ans, nous mettons en lien les ingénieurs aux commandes de ce projet et nos 2 ministères (le Ministère de la Transition écologique et solidaire et le ministère des Transports)et c’est ainsi que le projet ECOMODE s’est affiné et se révèle être une véritable solution.

Il s‘agit de doter chacun d’un compte de mobilité décarbonée.

A chaque fois qu’un citoyen fait un acte de mobilité décarbonée (co-voiturage, vélo, Transport public, etc.) ou d’immobilité (télétravail, tiers-lieux, etc.), il crédite son compte individuel avec des Mobi-Coins.

Grâce à des convention passées avec des prestataires, les crédits seront convertis en avantages tarifaires sur les mobilités ou encore en offres culturelles.

La consolidation des données permet de mesurer à l’échelle des territoires l’impact sur la transition des énergies fossiles vers les énergies renouvelables et sur la qualité de l’air.

Des campagnes de communication et de coaching seront organisées pour sensibiliser les citoyens de tout âge.

Les partenaires engagés dans le projet ECOMODE sont : Toulouse Métropole, Tisséo Collectivités, Airbus et Sopra Steria.

L’enjeu est de pouvoir réellement piloter ensemble l’engagement de toutes les organisations et de tous les citoyens.

La démarche d’Economie d’énergie devient un moyen d’écologie à destination de tous dans une démarche coordonnée.

Ce projet répond directement à la congestion permanente des axes de la métropole toulousaine qui ne fait que s’aggraver en raison de la démographie positive.

Quelques objectifs chiffrés du projet :

En partant de l’hypothèse que les résultats d’ECOMODE seront visibles T0 + 2 ans, la situation serait la suivante grâce au projet :

  • 2% de réduction de la part modale de la voiture individuelle (51%) ;
  • 72 000 déplacements quotidiens en moins avec la voiture individuelle ;
  • 18 175 tonnes de CO2 évité associés à la baisse d’utilisation de la voiture individuelle sur cette année (toutes choses égales par ailleurs) ;
  • 7 millions de litres de carburant (essence/E85/gasoil) en moins consommé sur cette année (toutes choses égales par ailleurs).

N’installons pas des pompes à chaleur dans des passoires thermiques

Cet article fait suite à la visite officielle de Mme Emmanuelle Wargon, Secrétaire d’Etat auprès de la Ministre de la Transition écologique et solidaire (27 août 2019). Il a pour thème : la rénovation énergétique des bâtiments dans le cadre de la mobilisation pour l’emploi et les transitions.

C’est avec l’objectif de rendre les choix de la transition écologique possible pour tous et dans tous les territoires qu’Emmanuelle WARGON, s’est rendue en Occitanie.

Pendant 3 jours, en rencontrant les acteurs et élus locaux dans 4 départements, Mme Wargon a souhaité dialoguer et entendre les habitants et toutes les parties prenantes en matière de transition écologique. Le but affirmé étant de co-construire des solutions adaptées et non pas d’imposer des systèmes inefficaces et inapplicables.

 

Les discussions ont donc porté sur des thèmes très concrets et Mme Wargon a assuré que des réponses seraient réfléchies de manière différente d’une Région à une autre car chaque Région est différente. Elle a également réaffirmé son souhait d’aboutir à une contractualisation avec les collectivités territoriales.

Tous les acteurs se sont accordés sur le fait que le système fonctionnait bien mais qu’une marge de progression était encore possible comme la simplification du système des aides à la rénovation des bâtiments.

Fort de son diagnostic, 3 écueils ont été relevés et vont donc avoir toute l’attention du Ministère :

  • Comprendre l’enchevêtrement des dispositifs & des acteurs
  • Résoudre l’équation économique et financière (surtout dans le cadre des copropriétaires et des propriétaires bailleurs)
  • Trouver le bon artisan et la bonne entreprise (un interlocuteur compétent)

Les financements sont une clé importante mais les partenaires le sont aussi.  Il faut faire converger les dispositifs pour les rendre plus efficients.

Rappelons quelques chiffres :

  • 300 000 ménages en précarité énergétiques
  • Les logements affichant un diagnostic énergétique D E F G représentent 40 % du Parc
  • ECO CHEQUE versés à 10 000 ménages par an

 

Les différents acteurs s’accordent sur le point qu’un système plus simple et une clarification de la place de chacun jumelée à une meilleure coordination, reste la clé.

En effet, chaque guichet a sa logique et par conséquent  il existe différents parcours de rénovation. Les aides proposées doivent être complémentaires et les agents doivent veiller à la crédibilité de la démarche de certification des artisans tout en ayant un regard critique sur le dumping engendré par la dite certification car il ne faut pas installer des pompes à chaleur dans des passoires thermiques.

N’installons pas des pompes à chaleur dans des passoires thermiques.

Selon l’ADEME, tout le monde joue bien son rôle en Occitanie. Les 22 000 ménages conseillés par an en attestent mais cela reste insuffisant. C’est pourquoi, il est proposé 3 actions :

  • Accompagner les ménages (particulier) dans la réaliser des travaux
  • Mobilisation des professionnels et des acteurs (créer une communauté d’artisans)
  • Travailler aussi pour les petits locaux tertiaires privés, gisement d’économie d’énergie important

Et Mme WARGON de conclure : l’Occitanie a de l’ambition en matière de transition écologique et a la chance d’avoir des acteurs engagés. Cependant des marges de progrès existent. Le travail doit être fait avec méthodologie :

  • Quelles sont les priorités ?
  • Quels sont les acteurs ?
  • Clarifier la cartographie et travailler sur l’homogénéisation des messages.
  • Comment lutter contre la fraude relative au label RGE ?

C’est  ensemble que l’on pourra progresser, en se fixant des objectifs communs :

  • aller vers une contractualisation,
  • sanctuariser les financements et
  • avoir une vision consolidée.

Le rendez-vous est pris, le 30 octobre, afin de délivrer le message commun pour l’Occitanie.

Journée « Coopération interterritoriale des Portes de Gascogne à Toulouse Métropole »

Journée « Coopération interterritoriale des Portes de Gascogne à Toulouse Métropole »

Lundi 26 novembre 2018, Jean-François CÉSARINI a répondu à mon invitation pour venir en Occitanie parler de sa mission d’information sur la préparation d’une nouvelle étape de la décentralisation en faveur du développement des territoires. Ce député du Vaucluse souhaite libérer les initiatives des collectivités dans une logique ascendante en passant par une dévitalisation des grands appels à projets nationaux définis depuis Paris. En effet, selon lui, la décentralisation doit entrer dans « une phase plus qualitative » reposant sur « la capacité des territoires à être maîtres de leur destinée ». C’est à dire que plutôt que d’appliquer à tous les territoires des recettes inventées à l’échelle nationale, il s’agit à présent de « laisser les territoires faire émerger leurs projets » et « laisser aux élus la liberté d’inventer sur leur territoire ». 

Pour cela, Jean-François CÉSARINI conseille de s’appuyer sur les atouts géographiques, culturels, économiques des territoires et propose d’ajouter une dimension territoriale à la responsabilité sociétale des entreprises (RSE) qui pourrait être définie par certains critères tels que le nombre d’emplois créés par une entreprise en dehors des métropoles, ou le recours au télétravail. 

En compagnie de Raymond VALL, Sénateur du Gers, Guy MANTOVANI, Président du PETR Pays Portes de Gascogne, Jean-René CAZENEUVE, député du Gers et Jean-Claude LECLABART, député de l’Aveyron, nous nous sommes rendus à Fleurance, au laboratoire Maurice Messegué, où Bérénice GUYOT, directrice d’exploitation, nous a présenté l’activité de ce laboratoire en mettant en valeur l’engagement de Maurice Messegué pour developper et transcender son territoire. 

Notre journée s’est poursuivie avec une visite du site de stockage Qualisol, coopérative agricole, afin de parler des démarches contractuelles engagées avec les établissements de la Métropole. Nous sommes ensuite allé déjeuner à l’élevage de veaux  labellisés « Lou Bétèt » qui travaille avec la Métropole grâce à l’obtention du Label Rouge. Nous avons donc rencontré des personnes différentes mais reliées par un amour inconditionnel de leur territoire. Cet amour les pousse à se battre, dans leur travail comme dans leur vie personnelle, pour le développer et se servir de ses richesses afin qu’il puisse à son tour devenir une richesse. 

Notre journée s’est clôturée par une présentation et un échange à la Mairie de Blagnac sur l’avenir des Territoire de projets en présence de Jean-Luc MOUDENC, Maire de Toulouse et Président de Toulouse Métropole et de Laurent CARRIE, Secrétaire général pour les affaires régionales

Vous retrouverez dans cette vidéo un court résumé de cette journée intense mais enrichissante. 

Remise du rapport la mission sur les pesticides

Remise du rapport la mission sur les pesticides

Le gouvernement souhaite réduire rapidement les pesticides et les produits phytopharmaceutiques dans l’agriculture. Il souhaite mobiliser les leviers législatifs et financiers en France et convaincre la Commission européenne d’aller plus loin dans l’interdiction.

Sous la présidence de ma collègue Elisabeth TOUTUT-PICARD, Députée de la 7ème circonscription de la Haute-Garonne, une mission d’information a été engagée sur l’utilisation des produits phytopharmaceutiques dont les propositions vont enrichir la future loi alimentation et agriculture. Cela séparera les activités de conseil et de vente de produits phytopharmaceutiques et encadrera ces pratiques. La redevance pour pollutions diffuses sera modifiée pour mieux tenir compte de la dangerosité des produits. Une surveillance nationale des pesticides dans l’air ambiant sera mise en place. Des actions seront en outre mises en place pour prévenir l’exposition des riverains.

Le gouvernement va également mobiliser l’ANSES (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail) pour lister les substances préoccupantes dont l’approbation européenne expire après 2018 et demander à la Commission de réexaminer les approbations si les études apportent des éléments nouveaux.

Pour en savoir plus sur la Mission d’information commune sur l’utilisation des produits phytopharmaceutiques : cliquez ici

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