#VILAGIL, parfois il suffit d’un battement d’ailes de papillon pour déclencher un événement majeur. Aujourd’hui le signal vient de Paris.

#VILAGIL, parfois il suffit d’un battement d’ailes de papillon pour déclencher un événement majeur. Aujourd’hui le signal vient de Paris.

En effet, il a été décidé que Toulouse faisait partie des 24 territoires innovants (le communiqué de presse est à lire ICI).

Petite rétrospective…. Paris, le 23 novembre 2018 – Le Secrétariat général pour l’investissement et la Banque des Territoires annoncent le lancement de l’appel à projets « Territoires d’Innovation » du Programme d’Investissements d’Avenir, dans le cadre du Grand plan d’investissement.

L’objectif de « Territoires d’innovation » est de sélectionner et d’accompagner jusqu’à 20 projets de territoires qui portent une stratégie innovante et ambitieuse de développement économique, fondée sur des alliances territoriales, portée par des acteurs publics et privés et impliquant pleinement les populations.

Cet appel à projets « Territoires d’innovation » a vocation à contribuer à la politique du gouvernement en faveur de la dynamisation et de la compétitivité des territoires.

A ce contexte de mutation, s’ajoute l’évolution du cadre légal : le projet de Loi d’Orientation des Mobilités (LOM) a pour objectif principal de

« Proposer des solutions alternatives à la dépendance à l’usage de la voiture ».

#VILAGIL, nom du projet choisi par Toulouse Métropole, TISSEO et le SICOVAL , porte sur les enjeux de mobilité urbaine.

En effet, le territoire de Toulouse Métropole connait un phénomène d’urbanisation couplé à un accroissement de la population et une attractivité soutenue.

 

Propre, partagée et connectée :

la mobilité du quotidien est en pleine transformation et suscite des réflexions stratégiques.

La mobilité est devenue un enjeu majeur du territoire toulousain qui présente une problématique de congestion, alors même que 500 000 déplacements quotidiens supplémentaires sont prévus à horizon 2025 (Enquête Ménages et déplacements).

L’aire urbaine de Toulouse Métropole connait une croissance démographique record, entre 2010 et 2015, elle a gagné 19 710 habitants chaque année, soit une progression d’1,55% par an (Insee).

Toulouse est l’une des rares agglomérations françaises, dont la ville centre progresse autant que la périphérie, marquant ainsi à la fois une densification de son cœur et une propension toujours réelle à l’étalement urbain.

Dès lors, améliorer la mobilité par le développement d’offres de services innovantes sur le bassin Toulousain devient indispensable pour maintenir l’attractivité du territoire et la qualité de vie des habitants.

Le projet VILAGIL vise à enrichir l’offre de mobilité pour les citoyens en adaptant des expériences innovantes et à confier un nouveau rôle à la collectivité en matière de transport, celui d’«eco-system manager».

ECOSYSTEM MANAGER ou MANAGEMENT DE LA MOBILITE ?

Le management de la mobilité vise à influencer les comportements de mobilité. Le management de la mobilité réfère à diverses stratégies visant à changer les comportements de mobilité (pourquoi, comment, où et quand les personnes se déplacent), afin d’améliorer l’efficacité des systèmes de transport et d’atteindre certains objectifs spécifiques (réduction de la pollution atmosphériques, des nuisances sonores ou de la congestion ; meilleure soutenabilité économique…).

Le management de la mobilité renvoie ainsi à des stratégies visant à réduire ou à redistribuer de manière spatiale, modale et/ou temporelle la demande de mobilité, en influençant le comportement de mobilité des voyageurs.

Toulouse Métropole devient la 1ière  Métropole européenne à devenir un Eco-system manager

Les objectifs du projet VILAGIL (associé au programme URBAN AIR MOBILITY ) visent à :

  • Améliorer la desserte des zones péri-urbaines à faible
  • Améliorer la desserte des zones péri-urbaines à faibles densités, réduire les inégalités d’accès au transport et s’appuyer sur les acteurs économiques pour modifier les demandes de mobilité
  • Favoriser l’intégration des différentes offres de mobilité
  • Tirer profit des offres technologiques des écosystèmes du territoire en faveur du développement de nouvelles mobilités terrestres et aériennes pour les personnes et les marchandises
  • Placer le citoyen au centre des politiques de mobilité
  • Accompagner et favoriser les modifications de comportement en matière d’usage et d’acceptation des nouveaux services de mobilité alternatifs à la voiture individuelle
  • Améliorer l’articulation et l’intégration des composantes urbanisme, aménagement et mobilité

Notre projet ECOMODE

Comment inciter les citoyens à adopter une mobilité vertueuse et une écologie constructive ?

ECOMODE vise la mise en place d’un système d’incitation individuel qui permet à chacun d’entre nous de voir son impact sur les mobilités et de choisir les nouvelles façons de se déplacer.

Nous poussons depuis 2 ans cette révolution de la gouvernance des mobilités. Nous encourageons fortement ce projet qui incite les toulousains à se déplacer d’une façon saine et plus écologique. Un programme qui encourage une mobilité vertueuse et une écologie constructive.

La vision développée, par Sopra Steria par exemple, est innovante et colle à l’ambition que nous partageons pour les habitants de Toulouse.

Il s’agit d’une vraie solution et d’une vraie opportunité pour les toulousains désireux d’avoir le choix dans leurs mobilités.

Depuis plus de 2 ans, nous mettons en lien les ingénieurs aux commandes de ce projet et nos 2 ministères (le Ministère de la Transition écologique et solidaire et le ministère des Transports)et c’est ainsi que le projet ECOMODE s’est affiné et se révèle être une véritable solution.

Il s‘agit de doter chacun d’un compte de mobilité décarbonée.

A chaque fois qu’un citoyen fait un acte de mobilité décarbonée (co-voiturage, vélo, Transport public, etc.) ou d’immobilité (télétravail, tiers-lieux, etc.), il crédite son compte individuel avec des Mobi-Coins.

Grâce à des convention passées avec des prestataires, les crédits seront convertis en avantages tarifaires sur les mobilités ou encore en offres culturelles.

La consolidation des données permet de mesurer à l’échelle des territoires l’impact sur la transition des énergies fossiles vers les énergies renouvelables et sur la qualité de l’air.

Des campagnes de communication et de coaching seront organisées pour sensibiliser les citoyens de tout âge.

Les partenaires engagés dans le projet ECOMODE sont : Toulouse Métropole, Tisséo Collectivités, Airbus et Sopra Steria.

L’enjeu est de pouvoir réellement piloter ensemble l’engagement de toutes les organisations et de tous les citoyens.

La démarche d’Economie d’énergie devient un moyen d’écologie à destination de tous dans une démarche coordonnée.

Ce projet répond directement à la congestion permanente des axes de la métropole toulousaine qui ne fait que s’aggraver en raison de la démographie positive.

Quelques objectifs chiffrés du projet :

En partant de l’hypothèse que les résultats d’ECOMODE seront visibles T0 + 2 ans, la situation serait la suivante grâce au projet :

  • 2% de réduction de la part modale de la voiture individuelle (51%) ;
  • 72 000 déplacements quotidiens en moins avec la voiture individuelle ;
  • 18 175 tonnes de CO2 évité associés à la baisse d’utilisation de la voiture individuelle sur cette année (toutes choses égales par ailleurs) ;
  • 7 millions de litres de carburant (essence/E85/gasoil) en moins consommé sur cette année (toutes choses égales par ailleurs).

Le Tour au pied des tours

« Le Tour de France passant par un quartier populaire ? C’est impossible, ce que les gens veulent voir c’est la ville, c’est la place centrale, les quartiers chics avec une jolie architecture, de la culture ».

Ces réflexions, l’association Média-Pitchounes, à l’initiative du projet de faire passer le Tour de France par le quartier Bagatelle à Toulouse, les a essuyées pendant plus de 8 ans.

Comme si tout le monde s’accordait à croire que cette France issue de l’immigration, bien souvent dépeinte dans les journaux comme délinquante et violente n’avait rien à offrir, rien à montrer, rien à partager et devait rester cachée. Comme si le quartier ne faisait pas partie de la ville et que la culture n’y existait pas.

Les « pitchounes », menés par Laurent Girard, connaissent bien le quartier et savent à quel point une étape au pied de leurs tours serait bénéfique pour ses habitants et leur image. Ces adolescents, munis de leurs caméras et de leurs micros, ont réellement découvert le vélo à travers le Tour qu’ils suivent et couvrent chaque année depuis 2009. Ils souhaitent que ce sport, peu présent dans les quartiers, s’y développe beaucoup plus. Le projet est important : il permettrait au papa qui suit le Tour depuis son canapé, au cousin qui rêve devant les anecdotes du Tour et à la grande soeur qui fait du vélo en club, de voir cette grosse machine, ce grand spectacle, presque ce cirque ambulant passer en bas de chez eux et de le faire vivre. Une façon également de montrer que Toulouse est une belle ville dans sa totalité et que, malgré ce qu’on peut entendre, les quartiers prioritaires sont beaux et leurs habitants géniaux.

Malgré quelques promesses politiques et l’accord des organisateurs du Tour de France, le quartier Bagatelle n’a jamais réellement été une option lorsque l’étape toulousaine a commencé à être dans les tuyaux. Consciente que ce projet n’aboutirait pas sans une impulsion étatique, j’ai décidé d’en parler à l’Assemblée nationale et aux ministres concernés qui se sont montrés plutôt favorables.

Mais pour forcer l’adhésion de tous à ce projet « modeste et génial », il fallait le Président de la République.

C’est sur la route du Tour 2018 que je l’ai mis en présence des Media-pitchounes. Une rencontre est organisée, sur le parvis de la mairie de Campan, entre les jeunes de l’association et un Emmanuel Macron emballé.

Découvrez comment les Média-Pitchounes invitent le Tour au pied des tours ! (LIEN VIDEO)

C’est dans la boîte, il aime le projet, l’exprime clairement face caméra et communique dessus. Les jeunes qui portent ce projet depuis 8 ans sont émus aux larmes, leur rêve est en passe de se réaliser.

 

Le 18 juillet 2019, les coureurs du Tour de France passeront dans un quartier prioritaire de la ville, celui de Bagatelle à Toulouse.

 

Cette association de quartier fait beaucoup avec peu. Elle n’a pas attendu nos appels à projets, nos vœux d’implanter le savoir vivre ensemble au sein des cités… Elle est là depuis plus de 10 ans à marteler les principes de laïcité auprès de notre jeunesse, à leur donner envie de réussir. Elle permet aux jeunes de vivre des expériences formidables et participe à la construction de futurs citoyens responsables, engagés, et ambitieux.

Fait rare pour un quartier, ils se sont mis à la bicyclette et ce sport associé au travail des éducateurs de l’association leur a permis d’intégrer la discipline, le respect, les valeurs liées à la citoyenneté … Des dizaines d’enfants pratiquent « naturellement » ces valeurs que nous, politiques, leur exhortons de suivre.

C’est avec eux et maintenant qu’il faut faire l’addition et calculer le retour sur investissement d’un éducateur, d’un véritable encadrement des jeunes.

10 ans plus tard, cette  politique consacrée à la jeunesse est largement  bénéficiaire et prouve l’intérêt majeur, notre intérêt collectif, à investir massivement dans l’enfance et dans toutes les formes d’EDUCATIONS.

 

VENEZ SUPPORTER LES COUREURS & LES JEUNES LORS DU PASSAGE DU TOUR AU PIED DES TOURS LE 18 JUILLET vers 11H00.

Les Média-Pitchounes seront là dès 9h…les éducateurs sportifs et les ministres aussi.

Et pour les mordus de l’histoire, un grand repas partagé est organisé le 17 juillet au soir à Bagatelle avec le tout premier convaincu : Christian Prudhomme (Directeur du Tour de France et des épreuves cyclistes d’A.S.O).

 

Un maillot jaune issu des quartiers dans 10 ans ?

Le vélo, mode de transport non-polluant, peu coûteux, accessible à tous et bon pour la santé

Le Tour de France est l’un des événements sportifs les plus durablement populaires en France et plus généralement en Europe occidentale et dans le monde.

Le Tour de France arrive à Toulouse et c’est l’occasion rêvée de revenir sur les Assises nationales de la mobilité. L’évidence de ce mode de transport non-polluant, peu coûteux, accessible à tous et bon pour la santé, y a été réaffirmée.

Comme le rappelait Édouard Philippe en 2018 :

« Les assises nationales de la mobilité, qui se sont tenues à l’automne dernier, ont montré l’importance de donner toute leur place aux mobilités actives, et notamment au vélo, dans les politiques de mobilité. (…) Le Gouvernement a donc décidé d’engager ce plan, à la fois massif, cohérent et précis. Il doit nous permettre de tripler la part du vélo dans nos déplacements quotidiens, pour atteindre 9% en 2024, alors que la France accueillera les Jeux olympiques.

A travers lui, l’Etat s’engage de façon inédite pour relever tous les défis qui aujourd’hui freinent le recours à cette solution de transport. Son lancement ouvre une nouvelle dynamique. Son succès reposera sur la mobilisation de tous les acteurs de terrain : collectivités, entreprises, associations. »

Le vélo a de nombreux avantages pour les utilisateurs et la collectivité. Fort de ce constat et surla base des travaux des Assises nationales de la mobilité, le Gouvernement lançait donc son PLAN VELO & MOBILITES ACTIVES.

ET sur la 9 ème Circonscription ?

Sur ma circonscription, les municipalités se sont saisies des opportunités que pouvait offrir ce plan tant au niveau de l’agencement de leur centre-bourg mais aussi comme vecteur de bien-être pour leurs concitoyens.

Les Appels à projets « Vélo et territoires » ont été un succès, ce qui confirme la progression du vélo comme solution de mobilité dans tous les territoires.

Le vélo, comme vecteur de liberté

Comme je le rappelle dans ma vidéo tournée au mois de mars 2019, le vélo et faire du sport en général, vous fait rencontrer des personnes formidables, citoyennes et engagées.

C’est d’ailleurs au cours de notre parcours que je rencontrais Tamara Kroll, membre de l’association Kacycling dont l’objet est de soutenir et accompagner la pratique du vélo par les femmes.

Tamara nous donne RDV mardi 16 juillet ! « Les 100 femmes à vélo à Toulouse » se déroule dans le cadre de ces animations organisées par les villes d’Albi et de Toulouse.

C’est l’occasion pour les villes étape du Tour de France d’accueillir comme il se doit cet événement planétaire et populaire. Un grand peloton de femmes cyclistes quittera Albi dans la matinée pour parcourir 100 km en direction de Toulouse avec MARION CLIGNET, six fois championne du monde et deux fois médaillée olympique. Elles suivront la trace de la onzième étape du Tour de France 2019, ce que les professionnels feront le lendemain. Leur objectif est d’arriver à Toulouse avec 100 femmes, toutes portant le même maillot !

Je vous donne également RDV le 18 juillet car

le Tour passera bien au pied des tours !


Un plan « ambitieux mais réaliste »

Pour développer son réseau cyclable, le conseil syndical de Tisséo Collectivités a récemment voté une augmentation de son budget dévolu au plan vélo : celui-ci est passé de 15,6 à 25 millions d’euros par an dans le cadre du plan Mobilités 2020-2025-2030.

Dans le même temps, Tisséo a souhaité s’appuyer sur l’association 2 pieds 2 roues, afin de réaliser un schéma directeur cyclable pour toute l’agglomération toulousaine. Voici les principaux projets de création ou de rénovation d’aménagements cyclables à Toulouse en 2019 :

L’association a livré son projet à Tisséo le 31 janvier 2019 « après près de 6 mois de travail intensif impliquant plus de 140 personnes et représentant plus de mille heures de travail collaboratif », indique l’association.

Un plan « ambitieux mais réaliste » pour 2 Pieds 2 roues, qui comprend 692 km d’axes structurants (3 niveaux de priorité) et 385 km de Réseau Express Vélo (REV) répartis sur 8 lignes.

« Aidé par un bureau d’étude (Mobithink), ce travail s’est concrétisé par la rédaction d’une synthèse et de 325 fiches descriptives correspondant aux propositions. Un outil cartographique configuré pour l’occasion et baptisé VéloMAX regroupe tous les axes. Il sera consultable par tous», précise l’association.

Toulouse Métropole comptabilise 584 kilomètres de voies cyclables sur son territoire.

Et il sera bientôt possible de remonter la Garonne à vélo entre Toulouse et l’Espagne

en passant par Portet-sur-Garonne !


Donnons

« toute leur place aux mobilités actives » !


(suite…)

La mobilité comme apprentissage

La mobilité comme apprentissage

Devenir un citoyen doit commencer le plus tôt possible, et l’école contribue fortement à cela.  Le temps scolaire doit permettre aux enfants de privilégier les bons comportements en matière de déplacements, permettre à chaque élève d’acquérir les connaissances et les compétences nécessaires à sa vie de citoyen dans toutes ses composantes. Pour aboutir efficacement à la construction et à l’appropriation des comportements attendus, ces acquisitions doivent être partagées par l’ensemble des individus : c’est l’esprit du socle commun de connaissances de compétences et de culture. Aborder la problématique des déplacements est un enjeu essentiel.

Dans le cadre des assises de la mobilité nous avons proposé de multiplier les formations à l’égard du jeune public dans les établissements scolaires ou autres lieux d’échanges et au sein des entreprises pour former à la mobilité alternative (télétravail, horaires décalés, transports propres, covoiturage etc.). Une proposition reprise notamment à travers le plan vélo, où Elisabeth Borne travaille à son élaboration en collaboration avec le ministre de l’éducation nationale, Jean Michel Blanquer, la ministre de la santé, Agnès Buzyn et la ministre des sports, Laura Flessel.

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