📺 🦠 Allocution du Président de la République, lundi 13 avril 2020

Nous saluons le discours de @EmmanuelMacron avec mes collègues du Collectif Social Démocrate #CSD

Soutenir les populations fragiles à travers des mesures économiques, sanitaires et sociales reste notre priorité #Unis #Ensemble

C’est un signal fort pour le pays tout entier ! 

 

CSD - Allocution Président de la République - lundi 13 avril 2020

#CSD

 

📺 🦠 Allocution du Président de la République, lundi 13 avril 2020, ce qu’il faut retenir
Il y a de la fatigue et la lassitude pour certains, le deuil et le chagrin pour d’autres. Cette période est encore plus difficile à suivre quand on habite à plusieurs dans un appartement exigu(…). Ces journées, ces semaines resteront l’honneur de nos soignants (…). Chacun d’entre vous, par votre civisme, en respectant les règles de confinement, vous avez fait que l’épidémie commence à marquer le pas. Les résultats sont là. Plusieurs régions ont pu être épargnées, depuis quelques jours, les entrées en réanimation diminuent. L’espoir renaît (…). Comme tous les pays du monde, nous avons manqué de blouses, nous n’avons pas pu distribuer autant de masques que nous le voulions. Dès l’instant où ces problèmes ont été identifiés, nous nous sommes mobilisés. Mais je mesure pleinement que quand on est au front, on entend difficilement qu’une pénurie mondiale empêche les livraisons (…). Une production comme en temps de guerre s’est mise en place. Comme vous, j’ai vu des ratés, encore trop de lenteurs, des procédures inutiles, des faiblesses de notre logistique. Nous en tirerons toutes les conséquences en temps voulu(…)
🔹 Situation difficile
➡️ Prise en compte de la difficulté du confinement en fonction des situations dans laquelle il est vécu : nous mesurons tous la solitude et la tristesse de nos ainées.
➡️ Situation s’améliore : chaque jour nous avons progressé.
💪 Les forces de la santé en première ligne ont tenu et ont donné toute leur énergie pour soigner. Ces semaines resteront l’honneur de nos soignants.
👍 En seconde ligne, les forces vives qui permettent au pays de continuer à tourner, aidés par les français qui se sont engagés.
🙏En troisième ligne, le respect des règles a permis que l’épidémie commence à marquer le pas.
👏 Les résultats sont là : les entrées en réanimation diminuent, l’espoir renaît.
🔹 Etions nous préparés ?
➡️Défaut de préparation mais forte capacité du pays à s’adapter. Failles et insuffisances : manque de matériel, pas pu distribuer aux soignants,
✅ Mobilisation : les commandes passées + entreprises et travailleurs 🇫🇷ont répondu et mis en place lignes de production (multiplié par 5 la capacité de production en masques et 10 000 respirateurs 🇫🇷)
➡️ Lenteur, procédures inutiles, faiblesses logistiques : mais ces dernières semaines doublement des lits en réa, coopération entre tous les acteurs ; solidarité 🇪🇺 ; enseignement à distance, chaine de solidarité locales, rapatriement des ressortissants…
🗣 »Très souvent, ce qui semblait impossible de puis des années, nous avons su le faire en quelques jours. Nous avons innové, osé, agi. Au plus près du terrain, beaucoup de solutions ont été trouvées. Nous devrons nous en souvenir, car ce sont autant de forces pour le futur. »
🔹 Début du déconfinement le 11 mai
➡️ L’espoir renait mais rien n’est acquis : partout le système est sous-tension et l’épidémie n’est pas encore maitrisée. Nous devons poursuivre nos efforts et appliquer les règles.
➡️ Le lundi 11 mai ne sera possible que si nous continuons de respecter les règles et que la propagation du virus a continué à ralentir.
❌ Règles pendant 4 semaines à venir : identiques, ces règles doivent être les mêmes partout sur le territoire, ne pas rajouter interdits dans la journée. Pour la vie quotidienne, il faut continuer à appliquer les gestes barrières : distanciation et lavage de mains.
⚠️ Poursuite des soins : il n’y a pas que le virus qui tue, l’extrême solitude et le renoncement aux soins peuvent être aussi dangereux.
✔️ Hôpitaux et maisons de retraite doivent pouvoir organiser la visite aux malades en fin de vie
➡️ Mesures de soutiens et poursuite d’activité : quand la sécurité est possible il faut pouvoir poursuivre l’activité, sinon chômage partiel et financement des entreprises prolongés et renforcées (8M de salariés sont concernés aujourd’hui par CP)
➡️ Fonds de solidarité et aides : tous mobilisés
– demande au gouvernement ↗️ fortement les aides, simplifier,
– demande aux banques de décaler les échéances massivement,
– les assurances doivent être au RDV de la mobilisation.
✅ Il y a un travail à poursuivre pour vous consolider économiquement pendant cette période.
➡️ Plan spécifique pour les secteurs durablement affectés (tourisme, culture, restauration, hôtellerie…) : annulation de charges et aides spécifiques.
➡️ Pour les plus fragiles et les plus démunis : verser sans délai une aide exceptionnelle aux familles les plus modestes avec enfants et aux étudiants
🔴 Décisions sur les nouveaux moyens financiers en Conseil des ministres mercredi
🔹 Le 11 mai sera le début d’une nouvelle étape.
➡️ Les règles pourront être adaptées en fonction des résultats : réouverture progressive des crèches, écoles, collèges et lycées. C’est une priorité parce que situation actuelle creuse les inégalités.
🗣 « Dans cette période, les inégalités de logement, entre familles, sont encore plus marquées. C’est pourquoi nos enfants doivent pouvoir retrouver le chemin des classes. »
➡️ Pour les étudiants de l’enseignement supérieur : les cours ne reprendront pas physiquement jusqu’à l’été.
➡️ Redémarrer l’activité : ✔️les réouvertures seront préparées en concertation avec les partenaires sociaux pour établir des règles de protection.
❌ lieux rassemblant du public : fermés. Les grands festivals et événements au public nombreux ne pourront se tenir au moins jusqu’à mi-juillet.
❌ Les personnes vulnérables : confinés dans un premier temps.
🔴 La situation sera collectivement évaluée à partir de mi-mai, chaque semaine, pour adapter les choses et donner de la visibilité.
🔹Organisation sanitaire au 11 mai
➡️ utilisation la plus large possible des tests (priorité aux ainés, soignants et fragiles) ; utilisation de tous les moyens disponibles pour faire des tests ; tester toute personne présentant des symptômes.
❌ Personne positives seront mises en 40taine, prises en charge et suivies.
❌ Fermeture des frontières non UE jusqu’à nouvel ordre.
➡️ Innovation en cours avec les partenaires européens : développement d’une application numérique dédiée sur la base du volontariat et de l’anonymat pour déterminer les personnes contacts. Demande débat au Parlement et éclaircissements par les autorités compétentes pour veiller qu’il n’y ait aucun affaiblissement de la démocratie.
➡️ Protection de la population : gestes barrières, distribution de masques grands publics donc l’usage pourra devenir systématique dans certains cas
🔴 D’ici 15 jours : présentation du plan post 11 mai avec des points réguliers pour adapter les mesures.
🔹A quand le retour à la normale ?
🗣 « Nous n’avons pas de réponse définitive à cela. Aujourd’hui d’après les premières données collectées par les tests sérologiques, une très faible minorité de français ont contracté le COVID 19, nous sommes donc loin d’un immunité collective. »
➡️ Vaccins : première voie pour sortir de l’épidémie, solution la plus sûre mais plusieurs mois à mettre en oeuvre = investissements dans la recherche
➡️ Traitement : toutes les options sont explorées « notre pays est celui qui a engagé le plus d’essais en Europe ». Aucune piste négligée.
🗣 « Je partage avec vous ce que nous savons et ce que nous ne savons pas. Avec humilité et avec lucidité, il nous faut aujourd’hui décider et agir en tenant compte des incertitudes. Ce que je sais c’est que notre nation se tient debout, solidaire, dans un but commun. »
🔹 Préparer la suite avec le gouvernement, le Parlement et les élus locaux
➡️ UE et international : + d’ambition et d’audace vers une refondation euro + aide aux voisins d’Afrique (lutte contre le virus + annulation de la dette)
🗣 « Si notre monde, sans doute se fragmentera, il est de notre responsabilité de bâtir dès aujourd’hui des solidarités et des coopérations nouvelles »
➡️ En France : garder indépendance financière, rebâtir indépendance agricole et industrielle et technologique ; plus d’autonomie stratégique pour l’Europe.
✅ Plan massif pour la santé, recherche, aînés… se rappeler aussi que le pays tient tout entier sur des femmes et des hommes que l’économie reconnaît et rémunère mal.
⚠️ « Les distinctions sociales ne peuvent être fondées que l’utilité commune. Nous devons aujourd’hui reprendre le flambeau et redonner toute sa force à ce principe. »
🗣 « Sachons dans ce moment sortir des sentiers battus, des idéologies, et nous réinventer. Moi, le premier. »
L’allocution dans son intégralité ⤵️
Françaises, Français, Mes chers compatriotes,
Nous sommes en train de vivre des jours difficiles. Nous ressentons tous en ce moment la peur, l’angoisse pour nos parents, pour nous même face à ce virus redoutable, invisible, imprévisible. La fatigue et la lassitude pour certains, le deuil et le chagrin pour d’autres. Cette période est encore plus difficile à vivre lorsqu’on habite à plusieurs dans un appartement exigu, lorsqu’on ne dispose pas chez soi des moyens de communications nécessaires pour apprendre, se distraire, échanger. Encore plus difficile à vivre lorsque les tensions sont là, que les risques de violence dans la famille scandent le quotidien et nous mesurons tous, dans cette période, la solitude et la tristesse de nos aînés. Et pourtant, grâce à nos efforts, chaque jour nous avons progressé. Nos fonctionnaires et personnels de santé, médecins, infirmiers, aides-soignants, ambulanciers, secouristes, nos militaires, nos pompiers, nos pharmaciens ont donné dans cette première ligne toute leur énergie pour sauver des vies et soigner. Ils ont tenu. Les hôpitaux français ont réussi à soigner tous ceux qui s’y présentaient. Ces journées, ces semaines ont été et resteront l’honneur de nos soignants, en ville comme à l’hôpital. Dans la deuxième ligne, nos agriculteurs, nos enseignants, nos chauffeurs routiers, livreurs, électriciens, manutentionnaires, caissiers et caissières, nos éboueurs, personnels de sécurité et de nettoyage, nos fonctionnaires, nos journalistes, nos travailleurs sociaux, nos maires et élus locaux et j’en oublie tellement aidé par tant de Français qui se sont engagés. Tous ont permis à la vie de continuer au fond. Et chacun d’entre vous, dans ce que j’ai appelé cette troisième ligne, chacun d’entre vous par votre civisme, en respectant les règles de confinement, grâce aussi à la vigilance de nos policiers et de nos gendarmes, vous avez fait que l’épidémie commence à marquer le pas. Les résultats sont là. Plusieurs régions ont pu être épargnées. Depuis quelques jours, les entrées en réanimation diminuent. L’espoir renaît. Et je veux ce soir vous remercier très chaleureusement pour ce dévouement et vous dire toute ma reconnaissance. Alors, étions-nous préparés à cette crise ? A l’évidence, pas assez mais nous avons fait face en France comme partout ailleurs. Nous avons donc dû parer à l’urgence, prendre des décisions difficiles à partir d’informations partielles, souvent changeantes, nous adapter sans cesse, car ce virus était inconnu et il porte encore aujourd’hui beaucoup de mystères. Le moment, soyons honnêtes, a révélé des failles, des insuffisances. Comme tous les pays du monde, nous avons manqué de blouses, de gants, de gels hydro alcooliques. Nous n’avons pas pu distribuer autant de masques que nous l’aurions voulu pour nos soignants, pour les personnels s’occupant de nos aînés, pour les infirmières et les aides à domicile. Dès l’instant où ces problèmes ont été identifiés, nous nous sommes mobilisés – Gouvernement, collectivités locales, industriels, associations – pour produire et pour acquérir le matériel nécessaire. Mais je mesure pleinement que, lorsque l’on est au front, il est difficile d’entendre qu’une pénurie mondiale empêche les livraisons. Les commandes sont désormais passées. Surtout, nos entreprises françaises et nos travailleurs ont répondu présent et une production, comme en temps de guerre, s’est mise en place : nous avons réouvert des lignes pour produire et nous avons réquisitionné. D’ici trois semaines, nous aurons, imaginez-le, multiplier par cinq la production de masques pour nos soignants en France et nous aurons produit 10 000 respirateurs supplémentaires de plus sur notre sol. Ces respirateurs si précieux en réanimation. Grâce à ces efforts, nous saurons faire face et nous allons continuer à distribuer davantage d’équipements. Mais comme vous, j’ai vu des ratés, encore trop de lenteur, de procédures inutiles, des faiblesses aussi de notre logistique. Nous en tirerons toutes les conséquences, en temps voulu, quand il s’agira de nous réorganiser. Ces dernières semaines, soyons aussi justes avec notre pays, ont été marqué par de vraies réussites : le doublement du nombre de lits en réanimation, ce qui n’avait jamais été atteint, les coopérations inédites entre l’hôpital, les cliniques privées et la médecine de ville, le transfert de patients, vers les régions les moins touchées, mais aussi vers le Luxembourg, la Suisse, l’Allemagne et l’Autriche, que je remercie, la mise en place de l’enseignement à distance, l’organisation de chaînes de solidarité dans nos communes, la réussite de tous ceux qui nous ont nourris durant ces semaines sans rupture, avec engagement, le rapatriement de plusieurs dizaines de milliers de ressortissants français et européens depuis des pays du monde entier et le soutien aux Français de l’étranger. Très souvent, ce qui semblait impossible depuis des années, nous avons su le faire en quelques jours. Nous avons innové, osé, agit au plus près du terrain, beaucoup de solutions ont été trouvées. Nous devrons nous en souvenir car ce sont autant de forces pour le futur. Mes chers compatriotes, si je tenais à m’adresser à vous ce soir, après avoir largement consulté ces derniers jours, c’est pour vous dire en toute transparence ce qui nous attend pour les prochaines semaines et les prochains mois. L’espoir renaît, je vous le disais, oui, mais rien n’est acquis. Dans le Grand Est comme en Ile de France, les services hospitaliers sont saturés. Partout, en Hexagone comme dans les outre-mer, le système est sous tension et l’épidémie n’est pas encore maîtrisée. Nous devons donc poursuivre nos efforts et continuer d’appliquer les règles. Plus elles seront respectées, plus nous sauveront de vies. C’est pour cela que le confinement le plus strict doit encore se poursuivre jusqu’au lundi 11 mai. C’est durant cette période, le seul moyen d’agir efficacement. C’est la condition pour ralentir encore davantage la propagation du virus, réussir à retrouver des places disponibles en réanimation et permettre à nos soignants de reconstituer leurs forces. Le lundi 11 mai ne sera possible que si nous continuons d’être civiques, responsables, de respecter les règles et que si la propagation du virus a effectivement continué à ralentir. Je mesure pleinement, en vous le disant, l’effort que je vous demande. Durant les 4 semaines à venir, les règles prévues par le gouvernement devront continuer d’être respectées. Elles sont en train de montrer leur efficacité et ne doivent être ni renforcées ni allégées, mais pleinement appliquées. Je demande à tous nos élus, dont je sais l’importance dans cette période, je demande à tous nos élus, comme la République le prévoit en cette matière, d’aider à ce que ces règles soient les mêmes partout sur notre sol. Des couvre-feux ont été décidés là où c’était utile mais il ne faut pas rajouter des interdits dans la journée. Pour notre vie quotidienne, il faut continuer lorsque nous sortons à appliquer les « gestes barrières » : nous tenir à distance et nous laver les mains. Je veux aussi vous rappeler que tous ceux qui ont une maladie chronique ou souffrent d’autres maladies doivent pouvoir continuer à consulter leur médecin. Car il n’y a pas que le virus qui tue : l’extrême solitude, le renoncement à d’autres soins peuvent-être aussi dangereux. Je souhaite aussi que les hôpitaux et les maisons de retraite puissent permettre d’organiser pour les plus proches, avec les bonnes protections, la visite aux malades en fin de vie afin de pouvoir leur dire adieu. Durant cette phase de confinement, le pays continue à vivre, et heureusement. Certaines activités sont interdites, car incompatibles avec les règles sanitaires. Pour tous les autres secteurs économiques, quand la sécurité des travailleurs et des entrepreneurs est bien garantie, ils doivent pouvoir produire et l’ont largement fait depuis maintenant un mois. Pour tous ceux qui doivent-être aidés durant cette période, les mesures de chômage partielles pour les salariés et de financement pour les entreprises, seront prolongées et renforcées. Elles sont inédites et protèges d’ores et déjà plus de 8 millions de nos salariés et nombre de nos entreprises. Pour les artisans, les commerçants, les professions libérales et les entrepreneurs, le fonds de solidarité apporte une première réponse mais je sais votre angoisse, je l’ai entendu, je l’ai lu : les charges qui continuent de tomber, les traites, les loyers, les emprunts, c’est pourquoi j’ai demandé au Gouvernement d’accroître fortement les aides, de les simplifier, pour vous permettre de surmonter cette période. Je souhaite que les banques puissent décaler toutes les échéances beaucoup plus massivement qu’elles ne l’ont fait et les assurances doivent être au rendez-vous de cette mobilisation économique. J’y serai attentif. Il y a donc un travail dans les prochains jours à poursuivre pour vous consolider économiquement dans cette période. Rapidement, un plan spécifique sera mis en œuvre pour les secteurs qui, comme le tourisme, l’hôtellerie, la restauration, la culture et l’événementiel, seront durablement affectés. Des annulations de charges et des aides spécifiques seront mises en place. Pour les plus fragiles et les plus démunis, ces semaines sont aussi très difficiles. Je veux remercier les maires, les élus locaux, les associations qui se sont fortement mobilisés aux côtés du Gouvernement. Et j’ai demandé à celui-ci d’aller plus loin là aussi et de verser sans délai une aide exceptionnelle aux familles les plus modestes avec des enfants afin de leur permettre de faire face à leurs besoins essentiels. Les étudiants les plus précaires vivants parfois loin de leurs familles, en particulier lorsque celles-ci viennent d’outre-mer, seront aussi aidés. Dès mercredi, le Conseil des ministres décidera des moyens financiers nouveaux et le Gouvernement apportera toutes les réponses nécessaires à chaque fois qu’il le faudra. Le 11 mai prochain, mes chers compatriotes, sera donc le début d’une nouvelle étape. Elle sera progressive, les règles pourront être adaptées en fonction de nos résultats car l’objectif premier demeure la santé de tous les Français. A partir du 11 mai, nous rouvrirons progressivement les crèches, les écoles, les collèges et les lycées. C’est pour moi une priorité car la situation actuelle creuse des inégalités. Trop d’enfants, notamment dans les quartiers populaires et dans nos campagnes, sont privés d’école sans avoir accès au numérique et ne peuvent être aidés de la même manière par les parents. Dans cette période, les inégalités de logement, les inégalités entre familles sont encore plus marquées. C’est pourquoi nos enfants doivent pouvoir retrouver le chemin des classes. Le Gouvernement, dans la concertation, aura à aménager des règles particulières : organiser différemment le temps et l’espace, bien protéger nos enseignants et nos enfants, avec le matériel nécessaire. Pour les étudiants de l’enseignement supérieur, les cours ne reprendront pas physiquement jusqu’à l’été. Le Gouvernement précisera pour chacun la bonne organisation qui sera nécessaire, en particulier pour les examens et les concours. Le 11 mai, il s’agira aussi de permettre au plus grand nombre de retourner travailler, redémarrer notre industrie, nos commerces et nos services. Le Gouvernement préparera sans délai ces réouvertures avec les partenaires sociaux pour que des règles soient établies afin de protéger les salariés au travail. C’est la priorité. Les lieux rassemblant du public, restaurants, cafés et hôtels, cinémas, théâtres, salles de spectacles et musées, resteront en revanche fermés à ce stade. Les grands festivals et événements avec un public nombreux ne pourront se tenir au moins jusqu’à mi-juillet prochain. La situation sera collectivement évaluée à partir de mi-mai, chaque semaine, pour adapter les choses et vous donner de la visibilité. Pour leur protection, nous demanderons aux personnes les plus vulnérables, aux personnes âgées, en situation de handicap sévère, aux personnes atteintes de maladies chroniques, de rester même après le 11 mai confinées, tout au moins dans un premier temps. Je sais que c’est une contrainte forte. Je mesure ce que je vous demande et nous allons, d’ici le 11 mai, travailler à rendre ce temps plus supportable pour vous. Mais il faudra essayer de s’y tenir pour vous protéger, pour votre intérêt. Nous aurons à partir du 11 mai une organisation nouvelle pour réussir cette étape. L’utilisation la plus large possible des tests et la détection est une arme privilégiée pour sortir au bon moment du confinement. D’ici là et dans les prochaines semaines, nous allons continuer d’augmenter le nombre de tests faits chaque jour. C’est ce qui, depuis 15 jours, est fait. Durant les semaines à venir, j’ai demandé que ces tests, soient d’abord pratiqués sur nos aînés, nos soignants et les plus fragiles. Et que nous puissions continuer de mobiliser partout tous les moyens de faire des tests, c’est-à-dire tous les laboratoires publics et tous les laboratoires privés. Le 11 mai, nous serons en capacité de tester toute personne présentant des symptômes. Nous n’allons pas tester toutes les Françaises et tous les Français, cela n’aurait aucun sens. Mais toute personne ayant un symptôme doit pouvoir être testée. Les personnes ayant le virus pourront ainsi être mises en quarantaine, prises en charge et suivies par un médecin. Pour accompagner cette phase, plusieurs innovations font l’objet de travaux avec certains de nos partenaires européens, comme une application numérique dédiée qui, sur la base du volontariat et de l’anonymat, permettra de savoir si, oui ou non, l’on s’est trouvé en contact avec une personne contaminée. Vous en avez sûrement entendu parler. Le Gouvernement aura à y travailler, il ne faut négliger aucune piste, aucune innovation. Mais je souhaite qu’avant le 11 mai, nos Assemblées puissent en débattre, et que les autorités compétentes puissent nous éclairer. Cette épidémie ne saurait affaiblir notre démocratie, ni mordre sur quelques libertés. Jusqu’à nouvel ordre, nos frontières avec les pays non-européens resteront fermées. Nous déploierons ensuite tous les moyens nécessaires à la protection de la population. En complément des « gestes barrière » que vous connaissez bien et qu’il vous faudra continuer à appliquer, l’Etat à partir du 11 mai en lien avec les maires devra permettre à chaque Français de se procurer un masque grand public. Pour les professions les plus exposées et pour certaines situations, comme dans les transports en commun, son usage pourra devenir systématique. Ce sera possible grâce à nos importations et grâce à la formidable mobilisation d’entrepreneurs et de salariés partout sur le territoire pour produire massivement ce type de masques. Le Gouvernement présentera d’ici 15 jours, sur la base de ces principes, le plan de l’après 11 mai et les détails d’organisation de notre vie quotidienne. Des points de rendez-vous réguliers se tiendront pour que nous puissions adapter les mesures prises et ensemble décider de manière régulière d’ajuster les choses. Alors à quelle échéance, dès lors, peut-on espérer entrevoir la fin définitive de cette épreuve ? Quand pourrons-nous renouer avec la vie d’avant ? Je sais vos questionnements, je les partage. Ils sont légitimes. J’aimerais tellement pouvoir tout vous dire et vous répondre sur chacune de ces questions. Mais en toute franchise, en toute humilité, nous n’avons pas de réponse définitive à cela. Aujourd’hui, d’après les premières données qui seront prochainement affinées par ce qu’on appelle les tests sérologiques, une très faible minorité de Français ont contracté le Covid-19. Ce qui veut dire que nous sommes loin de ce que les spécialistes appellent l’immunité collective, c’est-à-dire ce moment où le virus arrête de lui-même sa circulation parce que suffisamment d’entre nous l’avons eu. C’est pourquoi la première voie pour sortir de l’épidémie est celle des vaccins. Tout ce que le monde compte de talents, de chercheurs y travaille. La France est reconnue en la matière et a d’excellentes ressources parce que c’est sans doute la solution la plus sûre, même s’il faudra plusieurs mois au moins pour la mettre en œuvre. Notre pays investira encore plus massivement dans la recherche et je porterai dans les prochains jours une initiative avec nombre de nos partenaires en votre nom pour accélérer les travaux en cours. La seconde voie, ce sont les traitements. Nous y travaillons depuis le premier jour. Il y a eu, je le sais, beaucoup de débats dans le pays. Toutes les options sont explorées et notre pays est celui qui a engagé le plus d’essais cliniques en Europe. J’ai tenu moi-même à comprendre chacune des options possibles, à m’assurer que tout était essayé dans les meilleurs délais et avec rigueur. Il ne s’agit pas de donner un traitement si on n’est pas sûr mais de procéder à tous les essais cliniques pour que toutes les pistes soient poursuivies. Et croyez-le, nos médecins, nos chercheurs travaillent d’arrache-pied. Aucune piste n’est négligée, aucune piste ne sera négligée. Je m’y engage. Voilà, ce soir je partage avec vous ce que nous savons et ce que nous ne savons pas. Nous finirons par l’emporter mais nous aurons plusieurs mois à vivre avec le virus. Avec humilité, il nous faut aujourd’hui décider et agir en tenant compte des incertitudes avec lucidité, oui, parce que regardez l’Asie, où le virus semblait avoir été vaincu et il revient dans de nombreux pays qui, à nouveau, décident de refermer leurs économies. Il nous faut donc procéder avec calme et courage. Mais ce que je sais, ce que je sais à ce moment, mes chers compatriotes, c’est que notre Nation se tient debout, solidaire, dans un but commun. On disait que nous étions un peuple indiscipliné, et voilà que nous respectons des règles, des disciplines parmi les plus rigoureuses jamais imposées à notre peuple en temps de paix. On disait que nous étions un peuple épuisé, routinier, bien loin de l’élan des fondations, et voilà que tant d’entre vous rivalisent de dévouement, d’engagement face à l’inattendu de cette menace. Nous voilà tous solidaires, fraternels, unis, concitoyens d’un pays qui fait face. Concitoyens d’un pays qui débat, qui discute, qui continue de vivre sa vie démocratique, mais qui reste uni. Et je veux ce soir partager avec vous, au cœur de l’épreuve, cette fierté. Cette certaine idée qui a fait la France est bien là, vivante et créatrice. Et cela doit nous remplir d’espoir. Durant les semaines à venir, le Gouvernement, le Parlement, notre administration, avec nos maires et nos élus locaux, auront à préparer la suite. Pour ce qui me concerne, je tâcherai de porter en Europe notre voix afin d’avoir plus d’unité et de solidarité. Les premières décisions ont été dans le bon sens et nous avons beaucoup poussé pour cela, qu’il s’agisse de la Banque centrale européenne, de la Commission européenne ou des gouvernements. Mais nous sommes à un moment de vérité qui impose plus d’ambition, plus d’audace, un moment de refondation. Nous devons aussi savoir aider nos voisins d’Afrique à lutter contre le virus plus efficacement, à les aider aussi sur le plan économique en annulant massivement leurs dettes. Oui, nous ne gagnerons jamais seuls. Parce qu’aujourd’hui, à Bergame, Madrid, Bruxelles, Londres, Pékin, New York, Alger ou Dakar, nous pleurons les morts d’un même virus. Alors si notre monde sans doute se fragmentera, il est de notre responsabilité de bâtir dès aujourd’hui des solidarités et des coopérations nouvelles. Il nous reviendra aussi, dans les prochaines semaines, de préparer l’après. Il nous faudra rebâtir notre économie plus forte afin de produire et redonner plein espoir à nos salariés, nos entrepreneurs, garder notre indépendance financière. Il nous faudra rebâtir une indépendance agricole, sanitaire, industrielle et technologique française et plus d’autonomie stratégique pour notre Europe. Cela passera par un plan massif pour notre santé, notre recherche, nos aînés, entre autres. Il nous faudra nous rappeler aussi que notre pays, aujourd’hui, tient tout entier sur des femmes et des hommes que nos économies reconnaissent et rémunèrent si mal. « Les distinctions sociales ne peuvent être fondées que sur l’utilité commune ». Ces mots, les Français les ont écrits il y a plus de 200 ans. Nous devons aujourd’hui reprendre le flambeau et donner toute sa force à ce principe. Il nous faudra bâtir une stratégie où nous retrouverons le temps long, la possibilité de planifier, la sobriété carbone, la prévention, la résilience qui seules peuvent permettre de faire face aux crises à venir. Ces quelques évidences s’imposent aujourd’hui à nous mais ne suffiront pas. Je reviendrai donc vers vous pour parler de cet après. Le moment que nous vivons est un ébranlement intime et collectif. Sachons le vivre comme tel. Il nous rappelle que nous sommes vulnérables, nous l’avions sans doute oublié. Ne cherchons pas tout de suite à y trouver la confirmation de ce en quoi nous avions toujours cru. Non. Sachons, dans ce moment, sortir des sentiers battus, des idéologies, nous réinventer – et moi le premier. Il y a dans cette crise une chance : nous ressouder et prouver notre humanité, bâtir un autre projet dans la concorde. Un projet français, une raison de vivre ensemble profonde. Dans les prochaines semaines, avec toutes les composantes de notre Nation, je tâcherai de dessiner ce chemin qui rend cela possible. Mes chers compatriotes, nous aurons des jours meilleurs et nous retrouverons les Jours Heureux. J’en ai la conviction. Et les vertus qui, aujourd’hui, nous permettent de tenir, seront celles qui nous aideront à bâtir l’avenir, notre solidarité, notre confiance, notre volonté. Alors prenez soin de vous, prenons soin les uns des autres.
Nous tiendrons.
Vive la République.
Vive la France.

Sur la protection des enfants dans le cadre du COVID19

A travers la crise actuelle que le pays traverse, les enfants en danger et les enfants protégés doivent faire l’objet d’une vigilance encore plus forte durant cette crise sanitaire sans précédent qui met à l’épreuve l’ensemble de notre société et met en difficulté l’intégralité de nos politiques publiques, en particulier celles à destination des personnes les plus vulnérables.. Dans un contexte où les enfants qui relèvent de la protection de l’enfance sont de fait plus nombreux à être accompagnés en journée, avec la fermeture des écoles, collèges, lycées, et où les professionnels peuvent avoir plus de difficultés à s’organiser du fait des mesures gouvernementales de lutte contre la progression de l’épidémie, plusieurs actions ont été engagées pour répondre à ces enjeux.

 

Quelles mesures ont été prises ?
Déclenchement du plan de continuité d’activité du 119 – Enfance en danger :
Le service 119-Allo Enfance en Danger a activé son plan de continuité d’activités pour assurer un maintien de l’activité des écoutants, indispensable au repérage des situations de danger ou de risque de danger d’enfants. L’ensemble de l’équipe du Groupement d’intérêt public enfance en danger (GIPED) continuera à s’articuler étroitement avec les Cellules de recueil d’informations préoccupantes (CRIP) des conseils départementaux.

Une nouvelle application mise à disponibilité :
La mise en place d’un formulaire de signalement en ligne accessible à l’adresse suivante :
https://www.allo119.gouv.fr/
Cette nouvelle fonctionnalité ouverte aujourd’hui s’adressent aux victimes et aussi aux personnes se trouvant à proximité d’une personne maltraitante ou en situation de danger de signaler plus discrètement et de diversifier les canaux de signalement à disposition du plus grand nombre.

La justice maintient les procédures d’urgence permettant de garantir la protection de tous les enfants:
Des permanences sont assurées dans les tribunaux pour enfants afin de prendre les mesures utiles de protection pour les enfants exposés à une situation de danger. En cas d’urgence, des ordonnances de placement provisoire seront décidées par les magistrats pour garantir leur protection. L’accueil de ces enfants sera assuré par les professionnels de la protection de l’enfance, dont la mobilisation doit être saluée en ce temps de crise sanitaire inédite.

Des préconisations seront adressées à ces professionnels, afin de garantir leur sécurité sanitaire et celle des enfants accueillis.Concernant la répression des violences faites aux enfants, les audiences de comparution immédiate ou les présentations devant le juge d’instruction qui s’imposent se tiendront.

Sensibilisation des enfants et du grand public :
Chacun doit se sentir concerné par ce message de vigilance pour que la protection de nos enfants reste une priorité malgré le confinement qui s’impose.
Le Ministre en appelle à l’ensemble des diffuseurs -chaînes de télévision, radios, plateformes internet et réseaux sociaux, utilisés en particulier par les jeunes- afin qu’ils puissent relayer les messages de prévention et de promotion du 119-Enfance en danger. Une campagne de sensibilisation sur l’enfance en danger à destination du grand public sera ainsi réactivée.

Pour en savoir plus

 

Et pour les parents ?
A ce titre, quatre grands types de besoins des parents ont été identifiés par les acteurs de terrain dont le réseau des caisses d’allocations familiales :
⦁ Un besoin d’information et de réassurance sur la pandémie de Covid-19 et la manière d’en parler aux enfants ;
⦁ Un besoin d’idées, d’activités éducatives et ludiques pour occuper les enfants durant la journée et notamment trouver une alternative aux écrans ;
⦁ Un besoin d’appui en termes d’accompagnement à la scolarité ;
⦁ Un besoin d’accompagnement, d’appui, d’écoute et de conseils en matière de soutien à la parentalité, pour prendre du recul sur ses pratiques, souffler et trouver les réponses pour faire autrement avec ses enfants.

Pour y répondre, Adrien Taquet, secrétaire d’Etat auprès du ministre des Solidarités et de la Santé et la Caisse nationale d’allocations familiales (CNAF) annoncent un plan d’actions conjoint regroupant les dispositifs et services à destination des parents en période d’épidémie COVID-19 :
⦁ Un accueil de loisirs à la maison avec des activités différentes chaque jour pour apprendre en famille tout en s’amusant
⦁ Pour centraliser les ressources utiles aux parents, et privilégier les formats qui facilitent l’accès à l’information, la CNAF a mis en ligne sur monenfant.fr « l’accueil de loisirs à la maison » en lien avec les équipes de la direction de la jeunesse, de l’éducation populaire et de la vie associative (DJEPVA). Ce centre de loisirs virtuel leur propose chaque jour de nouvelles activités ludiques et éducatives à faire avec leur(s) enfant(s) et adolescent(s).
⦁ Adapté aux différentes tranches d’âges des enfants et à leurs besoins, y compris pour des enfants en situation de handicap, « l’accueil de loisirs à la maison  propose pour tous des activités manuelles, artistiques, musicales, scientifiques et techniques, ainsi que des jeux sportifs, des recettes de cuisine, des contes. Régulièrement, le « coin des parents » donne des conseils à l’intention des parents sur la gestion de l’actuelle période de confinement avec les enfants. Il propose des ressources en lien avec les différentes thématiques proposées, par exemple les bienfaits du jeu en famille, ou encore sur la gestion du numérique, l’importance de lire des histoires aux enfants, etc.
⦁ Mobilisation d’un fonds exceptionnel de 500 000 euros pour soutenir les projets associatifs et initiatives d’envergure nationale à destination des parents
⦁ Pour pallier la fermeture des structures de soutien à la parentalité et la diminution de l’accompagnement en présentiel des parents, les associations qui portent ces dispositifs ont dû fortement s’adapter pour garder contact avec les familles et devront aussi s’adapter au moment de l’arrêt du confinement.

Les fédérations nationales ont fait remonter trois types de besoins financiers :
⦁ Pour le fonctionnement des lignes téléphoniques existantes : recrutement de personnel supplémentaire, actions de coordination, formation et supervision, actions de communication sur ces lignes ;
⦁ Pour s’équiper afin de travailler à distance : achats de logiciel (Zoom, Calaméo, DropBox …)
⦁ Pour rédiger, imprimer, diffuser des supports de communication (édition de numéros spéciaux de magazines, édition de plaquettes …)
⦁ Pour soutenir ces actions d’envergure nationale, adossées à des associations déjà existantes et reconnues pour leur expertise sur la parentalité, l’Etat mobilise un fonds de soutien et d’accompagnement exceptionnel de 500 000 euros pour répondre aux besoins ci-dessus.

De nouvelles initiatives et des offres de service à disposition des parents plus faciles d’accès :
⦁ Les acteurs du soutien à la parentalité se sont rapidement emparés de la situation de confinement et les offres de services sont nombreuses (lignes d’écoute, création de groupes Whats’App pour maintenir le lien avec les parents, production de plateformes et de ressources en lignes etc…).

Afin de centraliser l’ensemble de ces initiatives et d’en faciliter l’accès aux parents, différents vecteurs seront mobilisés :
⦁ Le numéro vert COVID19 « 0800130000 » porté par le SIG : il prévoit dorénavant que ses écoutants puisse renvoyer sur des lignes d’écoute identifiées et actives via un annuaire classé par thématique. Une dizaine de lignes ont d’ores et déjà été fléchées et transmises, parmi lesquelles Les Pâtes au Beurre (écoute et dialogue pour les parents), Enfant Présent (bien-être de l’enfant), SOS Parentalité (réassurance contre les inquiétudes) , Enfance et Covid (grossesse, naissance, école à la maison), Apprentis d’Auteuil (décrochage et mal-être chez les ados), Enfance et Partage (soutien aux parents de bébés), Psychologues Sans Frontières (entretiens psychologiques en français et en anglais) et E-Enfance (protection de l’enfance contre le cyberharcèlment). Le numéro porté par la Croix Rouge française disposera du même outil.
⦁ Un site fera désormais référence et réunira l’ensemble des informations utiles à destination des parents comme l’annuaire des services d’écoute, des fiches explicatives, des conseils pratiques, etc. Un renvoi systématique vers ce site sera fait à partir des autres sites nationaux régulièrement fréquentés par les familles : par ici

Un soutien renforcé des Caf et de leurs partenaires aux familles en situation de fragilité:
⦁ Les Caf s’attachent à maintenir et intensifier autant que de besoin les contacts en direction des familles en situation de fragilité, dans un contexte de confinement qui peut s’avérer particulièrement problématique, pour des familles nombreuses, monoparentales, concernées par le handicap ou une séparation conflictuelle, le décès d’un enfant ou d’un parent, etc.
⦁ Tout cela est coordonné localement avec les services des collectivités territoriales, notamment les services de protection maternelle et infantile et d’action sociale de proximité des conseils départementaux.
⦁ Ces contacts sont réalisés par les travailleurs sociaux des Caf, mais également avec des campagnes de SMS ou de courriels d’informations sur « l’accueil de loisirs à la maison » sur monenfant.fr, les numéros d’écoute existants, des messages de prévention, etc. Elles relaient également les actions des partenaires, tels que les centres sociaux ou les acteurs des contrats d’accompagnement à la scolarité (Clas).

Une fiche récapitulative dans chaque département à l’attention des parents:
⦁ S’appuyant sur la coordination locale entre les Préfets, les CAF et les Conseils départementaux, déjà à l’œuvre dans le cadre des schémas départementaux des services aux familles, elle permettra de recenser les contact nationaux et locaux utiles (numéros d’urgences, plateformes téléphoniques, sites ressources) permettrait de faciliter l’appropriation des informations par les familles.
⦁ Rédigée dans chaque département, elle sera mise en ligne sur les sites des CAF et les sites institutionnels d’information locale.
⦁ Les associations locales, les communes et intercommunalités sont des acteurs essentiels de cette démarche.

Pour les enfants issus de l’ASE ?

La continuité pédagogique :
Adrien Taquet, secrétaire d’Etat à la protection de l’enfance et Cédric O, secrétaire d’Etat chargé du Numérique appellent à la solidarité du plus grand nombre pour garantir le maintien de la scolarisation et les activités proposées aux enfants qui relèvent de l’Aide sociale à l’enfance.
En effet, de nombreux enfants protégés par l’Aide sociale à l’enfance sont aujourd’hui confinés dans des structures d’accueil et des foyers qui ne disposent pas de l’équipement informatique nécessaire. Ainsi, dans les conditions actuelles, l’enseignement à distance ne peut être assuré pour des milliers d’enfants. Il nous faut, au plus vite, pallier ce manque.
Les entreprises de toutes tailles et les particuliers qui le peuvent sont invités à mettre un ou plusieurs ordinateurs fixes, portables ou tablettes à disposition des structures de l’Aide sociale à l’enfance qui en expriment le besoin. Il suffira pour cela de choisir l’une d’entre elles en fonction de sa situation géographique, parmi toutes celles répertoriées sur la carte accessible à l’adresse suivante :
https://www.desordispournosenfants.fr/
Les ordinateurs seront ensuite récupérés et acheminés vers les foyers et établissements collectifs pour permettre aux enfants de suivre leurs enseignements en ligne et de participer à des activités nécessitant du matériel informatique.
Parmi les premiers donateurs figurent d’ores et déjà les entreprises Microsoft et son partenaire Emmaüs Connect ainsi que ACER France.

Un enfant ou un jeune revient d’un séjour en famille ou est nouvellement placé, que faire ?
Dans le contexte de la protection de l’enfance, il convient d’accueillir l’enfant, en respectant strictement les consignes générales d’hygiène préconisées.
Si l’enfant ou le jeune présente les symptômes du COVID-19, il convient de mettre en œuvre les consignes sanitaires inscrites dans cette fiche (isolement, prise de température, appel au médecin suivant habituellement l’enfant).

Un jeune a fugué et revient dans la structure, que faire ?
Il convient d’accueillir l’enfant, en respectant strictement les consignes générales d’hygiène de cette fiche.
Si l’enfant ou le jeune présente les symptômes du COVID-19, il convient de mettre en œuvre les consignes sanitaires inscrites dans cette fiche (isolement, prise de température, appel au médecin suivant habituellement l’enfant, …).

Quelles conduites à tenir pour les interventions en milieu familial ?
En ce qui concerne les AED et AEMO, les responsables des services doivent établir la liste des enfants devant faire l’objet d’un suivi prioritaire et nécessitant un contact présentiel ; Faire valider cette liste auprès du juge des enfants et en informer le service départemental de l’aide sociale à l’enfance ; Maintenir un contact téléphonique avec les autres mineurs, en limitant les déplacements des enfants, des familles et des professionnels ; Suspendre les activités collectives.

Pour les interventions des autres services à domicile (TISF, MAESF…), un plan de continuité de l’activité doit être partagé entre le conseil départemental et les associations pour organiser et adapter les relations et l’accompagnement avec les familles bénéficiant des mesures.

Quelles conduites à tenir pour les jeunes en autonomie ou accueillis en hôtel ?
Les encadrants doivent porter une attention particulière à expliquer aux jeunes la nécessité de respecter les mesures de protection imposée à l’ensemble de la population. Des moyens de contact numérique peuvent être mis en place pour leur permettre de communiquer entre eux et avec les encadrants. Les gestes barrières doivent leur être expliqués, ainsi que la conduite à tenir en cas de survenue de symptômes, en vérifiant que le jeune dispose bien des coordonnées nécessaires. Des visites ou contacts réguliers avec ces jeunes, en respectant les gestes-barrières, devront être organisées.

Quelles conduites à tenir pour les mineurs non accompagnés ?
Une continuité d’activité doit être prévue en ce qui concerne les missions relatives à l’évaluation, la mise à l’abri et l’accompagnement des mineurs non accompagnés. En cas de difficultés à réaliser l’évaluation de la minorité, notamment du fait de la suspension de l’utilisation de l’outil « aide à l’évaluation de minorité », il est prioritaire d’assurer a minima la mise à l’abri et l’accompagnement de ce public.

Lorsque l’établissement accueille un jeune ayant récemment séjourné dans une zone où circule le virus, soit dans un cadre d’évaluation de sa minorité, soit en placement, que faire ?
Bien qu’il existe des zones où circule plus intensément le virus, l’ensemble du territoire est désormais passé au stade 3.

Les ARS peuvent adapter les mesures générales, mais les conduites à tenir pour les individus restent les mêmes : respect scrupuleux des gestes barrière, confinement et limitation drastique de la vie sociale, en particulier auprès des personnes fragiles (femmes enceintes, malades chroniques, personnes âgées…). Pour les personnes revenant des zones de circulation du virus, une attention particulière peut être portée à la température (surveiller 2 fois par jour) et à l’apparition de symptômes d’infection respiratoire.

Lorsqu’un enfant ou un jeune accueilli présente des symptômes pouvant faire penser qu’il est atteint par le COVID-19, que faire ?
Dans l’immédiat : Vous devez contacter (téléphone ou téléconsultation) le médecin suivant habituellement l’enfant ou le jeune dans les meilleurs délais. Il évaluera l’état de santé de l’enfant ou du jeune, sans obligatoirement réaliser de test. Néanmoins, si les symptômes sont graves (notamment détresse respiratoire), il convient d’appeler le centre 15.

Dans l’attente du diagnostic, l’enfant ou le jeune doit être isolé de manière adaptée à son âge (essayer de respecter une distance d’au moins un mètre entre les enfants) et respecter les mesures barrières et d’hygiène. Dans le cas où la structure ne dispose que de chambres collectives, il convient d’instaurer une séparation physique (par exemple avec un paravent) ou d’établir une distance d’un mètre entre le jeune malade et les jeunes partageant sa chambre. Il est cependant nécessaire de s’assurer au préalable que son âge, sa morphologie faciale et son état de santé antérieur le permettent.

La prise en charge de l’enfant ou le jeune est diagnostiqué comme atteint par le COVID-19 :
Pour les formes légères et modérées du COVID 2019, ce qui est le cas pour les enfants en général, la durée de l’isolement de l’enfant ou du jeune sera déterminée par le médecin.

Pour trouver toutes les informations c’est par ici
Les numéros à relayer :

La Voix De l’Enfant : 01 56 96 03 00 L’enfant Bleu – Enfants maltraités : 01 56 56 62 62 Colosse aux pieds d’argile : 07 50 85 47 10 Stop maltraitance / Enfance et Partage : 0 800 05 1234

Retrouvez les fiches synthétiques relatives à la prise en charge des Mineurs non accompagnés : Fiches synthétiques MNA

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les informations utiles

 #RestezChezVous

Point de situation général

Le 27 mars 2020, le Premier ministre a annoncé le renouvellement du confinement pour deux semaines supplémentaires, soit jusqu’au mercredi 15 avril. Les mêmes règles que celles actuellement en vigueur continueront à s’appliquer. Cette période de confinement pourra être prolongée si la situation sanitaire l’exige.

En application de l’état d’urgence sanitaire, les déplacements sont interdits sauf dans les cas suivants et uniquement à condition d’être munis d’une attestation pour :

  • Déplacements entre le domicile et le lieu d’exercice de l’activité professionnelle, lorsqu’ils sont indispensables à l’exercice d’activités ne pouvant être organisées sous forme de télétravail ou déplacements professionnels ne pouvant être différés.
  • Déplacements pour effectuer des achats de fournitures nécessaires à l’activité professionnelle et des achats de première nécessité, y compris les acquisitions à titre gratuit (distribution de denrées alimentaires…) et les déplacements liés à la perception de prestations sociales et au retrait d’espèces, dans des établissements dont les activités demeurent autorisées.
  • Consultations et soins ne pouvant être assurés à distance et ne pouvant être différés  ; soin des patients atteints d’une affection de longue durée.
  • Déplacements pour motif familial impérieux, pour l’assistance aux personnes vulnérables ou la garde d’enfants.
  • Déplacements brefs, dans la limite d’une heure quotidienne et dans un rayon maximal d’un kilomètre autour du domicile, liés soit à l’activité physique individuelle des personnes, à l’exclusion de toute pratique sportive collective et de toute proximité avec d’autres personnes, soit à la promenade avec les seules personnes regroupées dans un même domicile, soit aux besoins des animaux de compagnie.
  • Convocation judiciaire ou administrative.
  • Participation à des missions d’intérêt général sur demande de l’autorité administrative.

 

L’attestation de sortie : par ici

Je souhaite aider : par ici

Comment bénéficier du chômage partiel ? par ici

Comment bénéficier des mesures de soutien aux entreprises ? par ici

Comment bénéficier des indemnités journalières des professionnels de santé libéraux ? Par ici

Les autres attestations utiles Les consignes sanitaires Les conseils voyageurs

 

Les FàQ c’est juste là ⤵️

La FàQ Mobilisation des associations La FàQ Mode d’accueil du jeune enfant La FàQ Entreprises La FàQ Titres de séjour La FàQ Logement La FàQ Adultes et enfants en situation de handicap La FàQ des Chambres d’agriculture

 

Quels sont les signes ?

Fièvre, Maux de tête, fatigue, Toux et maux de gorge, Courbatures, Gêne respiratoire

Comment se transmet-il ?

1 - Face à face pendant au moins 15 minutes, 2 - Par la projection de gouttelettes

Les réflexes à adopter

Les gestes barrières à adopter

  • Lavez-vous très régulièrement les mains
  • Utilisez un mouchoir à usage unique et jetez-le
  • Toussez ou éternuez dans votre coude ou dans un mouchoir
  • Saluez sans se serrer
la main, évitez les embrassades

La distance sociale préconisée

Pour tenir la maladie à distance, restez à plus d’un mètre de distance les uns des autres

Prolongation de la durée de validité des documents de séjour

Une ordonnance portant prolongation de la durée de validité des documents de séjour

L’article 16 de la loi n° 2020-290 du 23 mars 2020 d’urgence pour faire face à l’épidémie de Covid 19 a autorisé, sur le fondement de l’article 38 de la Constitution, le Gouvernement à prendre par voie d’ordonnance, dans un délai d’un mois à compter du 24 mars, date de la publication de la dite loi, toute mesure de nature législative afin de prolonger la durée de validité des visas de long séjour, titres de séjour, autorisations provisoires de séjour, récépissés de demande de titre de séjour ainsi que des attestations de demande d’asile qui ont expiré entre le 16 mars et le 15 mai 2020, dans la limite de 120 jours.
Un projet de loi de ratification sera déposé devant le Parlement dans un délai de 2 mois à compter de la publication de chaque ordonnance.

L’essentiel des dispositions de l’ordonnance

Cette ordonnance prévoit la prolongation de la durée de validité des documents de séjour (visas de long séjour, titres de séjour, autorisations provisoires de séjour, récépissés de demande de titre de séjour et attestations de demande d’asile) pour une durée de 90 jours.

Cette ordonnance vise, en conséquence, à sécuriser la situation des étrangers réguliers dont le titre de séjour devrait arriver à expiration incessamment sous peu (dans les prochains jours sinon dans les prochaines semaines) et ainsi d’éviter les ruptures de droits au regard des prescriptions légales relatives au code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.

Cette ordonnance permettra aux étrangers concernés de se maintenir régulièrement sur le territoire après la fin de validité de leur titre de séjour et ceci pour une période de 90 jours, dans l’attente de l’instruction de leur demande de renouvellement par les préfets.

Pour en savoir plus 🧐
Les ordonnances prises après habilitation par le Parlement (article 38 de la Constitution). Une ordonnance est une mesure prise par le Gouvernement dans des domaines qui relèvent normalement de la loi, c’est-à-dire de la compétence du Parlement. En sont toutefois exclues les dispositions relevant de la loi organique, de la loi de finances et de la loi de financement de la sécurité sociale Compte tenu de la compétence du Parlement pour traiter des domaines de la loi, les ordonnances ne peuvent être prises que si le Gouvernement y a été habilité par le Parlement. Pour chaque habilitation, le Parlement fixe dans la loi d’habilitation le champ de compétences et le délai pendant lequel les ordonnances peuvent être prises dans ce champ. Après y avoir été habilité, le Gouvernement peut prendre une ordonnance en Conseil des ministres après avis du Conseil d’État. Il devra ensuite déposer un projet de loi de ratification devant le Parlement au terme d’une période également fixée par la loi d’habilitation. En l’absence de dépôt dans le temps imparti, les ordonnances concernées ne peuvent plus produire d’effet. Dans l’attente d’une adoption du projet de loi de ratification, la régularité de l’ordonnance peut être contestée devant le Conseil d’État. Une fois le projet de loi de ratification adopté, l’ordonnance concernée a valeur de loi. C’est sur ce fondement que le Gouvernement a été habilité par la loi n° 2020-290 du 23 mars 2020 d’urgence pour faire face à l’épidémie de covid-19 à prendre les ordonnances présentées ci-dessous.

 

DISPOSITIONS CONCERNANT LES ELECTIONS MUNICIPALES

Dispositions électorales du Titre III bis du PJL urgence pour faire face à l’épidémie de covid-19

 

Report du second tour des élections municipales et communautaires (ARTICLE 11 TER)
– Le second tour, initialement fixé au 22 mars 2020, est reporté au plus tard en juin 2020, en raison des circonstances exceptionnelles liées à l’impératif de protection de la population face à l’épidémie de covid-19, selon le calendrier suivant :
– Le 23 mai 2020 – Remise d’un rapport du Gouvernement au Parlement, fondé sur une analyse du comité de scientifiques, se prononçant sur le maintien ou non des élections du second tour au regard des préconisations sanitaires en vigueur ;

  1° Si la situation sanitaire permet l’organisation du second tour en juin 2020 :
– Le 2 juin 2020 – Date limite de dépôt des listes pour le second tour en préfecture, prévu 5 jours après la publication, le 27 mai, du décret portant convocation des électeurs pour les élections municipales pris en Conseil des ministres ;
– Le 8 juin 2020 – Ouverture de la campagne électorale pour le second tour (délai de 2 semaines) ;
– Le 21 juin 2020 – Ouverture du second tour des élections.
 2° Si la situation sanitaire ne permet pas l’organisation du second tour en juin 2020 :
– Le mandat des conseillers municipaux et communautaires, des conseillers d’arrondissement, des conseillers de Paris et des conseillers métropolitains concernés serait prorogé (selon une durée fixée par la loi) ;
– Lorsque s’achèveraient les mandats ainsi prorogés, les électeurs seraient convoqués, dans les 30 jours, pour une nouvelle élection ;

 En cas de maintien ou non des élections : les mandats acquis dès le premier tour, organisé le 15 mars 2020, ne seront pas remis en cause.

Sur la transition des conseils municipaux, deux situations ont été prévues : 
– Si le conseil municipal a été élu au complet dès le premier tour, les nouveaux conseillers municipaux entreraient immédiatement en fonction aussitôt que la situation sanitaire le permet au regard de l’analyse du comité de scientifiques (à une date fixée par décret au plus tard au mois de juin 2020) ;
– Si, dans le cas des communes de moins de 1000 habitants, le conseil municipal est incomplet, ce qui nécessite l’organisation d’un second tour, les mandats des actuels conseillers municipaux seraient prolongés à titre exceptionnel et transitoire. Les conseillers municipaux élus au premier tour entreraient en fonction au lendemain du second tour.

Le mandat de l’ensemble des conseillers d’arrondissement et de secteur des communes de Paris, Lyon, Marseille est prorogé jusqu’au second tour.
Les délibérations qui se sont tenues, dans les conseils municipaux élus au complet, au plus tôt vendredi 20 mars et au plus tard dimanche 22 mars, pour élire le maire et ses adjoints prennent
effet aussitôt que la situation sanitaire le permet, à compter d’une date fixée par décret au plus tard au mois de juin 2020.

Sur la transition des organes exécutifs intercommunaux
– Les présidents et vice-présidents des EPCI, en exercice à la date du 1er tour, sont maintenus dans leurs fonctions respectives, qu’ils conservent ou non leur mandat de conseiller communautaire.
– En cas d’empêchement, le président serait remplacé par l’un des vice-présidents dans l’ordre de leur nomination ou, à défaut, par le conseiller communautaire le plus âgé ; les vice-présidents ne seraient pas remplacés.

Sur les diverses mesures prises à titre exceptionnel
– La durée d’application des règles en matière de propagande électorale pour le second tour des élections municipales et communautaires a été allongée ;
– Les candidats élus au premier tour dont l’entrée en fonction est différée sont destinataires de la copie de l’ensemble des décisions prises par les organes délibérants transitoires ;
– Les vacances constatées au sein du conseil municipal ne donnent pas lieu à élection partielle.

 

Pour en savoir plus: https://www.interieur.gouv.fr/Elections/Elections-municipales-2020 

#COVID19 On s’active sur le terrain !

J’ai transformé mon cabinet parlementaire en cellule de crise 2.0 animé par mes collaboratrices et moi-même, en quatorzaine, mais ordinateurs et téléphones portables à plein régime.
J’ai donc mobilisé mon attachée parlementaire de Paris en lien permanent avec l’Assemblée nationale, les ministères et les cellules de crises spécialement mises en place pour le COVID-19. Elle suit également plus spécifiquement l’aspect législatif puisque nous avons trois textes relatifs à la crise sanitaire.
Quant à mes deux attachées parlementaires en circonscription :
L’une sur le terrain, toujours en 2.0 à cause du confinement, est en lien permanent avec les collectivités territoriales, les associations, les maires de quartiers de Toulouse, les citoyens et les professionnels de la circonscription.
La seconde centralise les données et a transformé sa maison en standard téléphonique humanitaire ! Ainsi, elle recueille les appels des nombreux volontaires qui souhaitent prêter main forte aux associations et les met à disposition des acteurs de terrain.
Comment se confiner chez soi quand on a pas de chez soi ? C’est la grande question à laquelle Toulouse essaie de répondre grâce à ses acteurs locaux et on les félicite très chaleureusement.
Depuis le début de mon mandat je suis en lien étroit avec les associations locales, départementales, nationales et internationales.
Aujourd’hui, les associations de terrain nous alertent sur le fait que la situation va empirer avec le manque notable de bénévoles dû à la crise sanitaire. Les acteurs sociaux sont très mobilisés et les services de l’Etat travaillent d’arrache pied pour mettre à l’abri les sdf.
Les sans abris et les plus démunis ont plus encore besoin d’aide et d’hébergement pendant le confinement. De nombreuses structures ferment faute de personnel, de gants et de masques, alors même qu’il faut accueillir aussi des gens de jour pour assurer le confinement des plus précaires.
L’idée: l’ouverture d’un gymnase de jour pour leur permettre le confinement. La création d’un centre de desserrement de 70 places pour permettre l’espacement nécessaire entre chacun, et ouverture imminente de 50 places pour les personnes à la rue qui tomberaient malade.
L’appel aux bénévoles, notamment étudiant, est maintenant lancé officiellement mais nous poursuivons notre «  recrutement » car les bonnes volontés affluent. Les personnes volontaires assurent des tours de garde dans les gymnases/hôtels, distribuent la nourriture, ou font de la médiation et expliquent sans relâche les consignes.
Notre appel à volontaires doit permettre aux acteurs de terrain d’aider les plus démunis, les personnes précaires, les mineurs isolés, les populations dans les bidonvilles.
Nous faisons face à une multitude de besoins plus urgents les uns que les autres. C’est pourquoi je mets toute mon énergie à soutenir les acteurs de terrain dans cette course contre la montre et contre le virus. Très fière de l’action des locaux et de l’Etat.
Comment devenir bénévole ?
Par ici : http://ressourcessolidaires.org
#TousEnsemble #TousUnis

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