Rentrée 2019 : une année scolaire sous le signe de la réussite

Jean-Michel Blanquer, ministre de l’Éducation nationale et de la Jeunesse, a présenté les priorités de l’année scolaire 2019-2020, le mardi 27 août. L’année 2019-2020 est placée sous le signe de la réussite de tous et des défis de notre époque : défi de l’égalité des chances, défi du bien-être au travail des personnels et défi environnemental.

Pour cette rentrée sous l’égide du nouveau grand service public de l’école inclusive, le ministère de l’Éducation nationale et de la Jeunesse et le secrétariat d’État chargé des Personnes handicapées déploient de nouveaux moyens et dispositifs destinés aux élèves, à leurs parents, aux accompagnants d’élèves en situation de handicap (AESH) et aux enseignants.

Rappelons quelques chiffres :

En 2018, 340 000 élèves en situation de handicap étaient scolarisés en milieu ordinaire et 166 000 disposaient d’un accompagnement humain, soit 6 fois plus qu’en 2006. Ils seront 23 500 nouveaux élèves à la rentrée 2019 et bénéficieront de l’appui de 4 500 nouveaux accompagnants (ETP). 70 000 enfants seront également scolarisés en unité d’enseignement médico-sociale ou sanitaire.

 Ces changements ne pourront se faire qu’avec l’aide des associations qui oeuvrent au quotidien, dans un esprit de coopération, pour la réussite de chaque rentrée.

 

Les ministres l’ont rappelé : l’effort en matière de scolarisation de tous les enfants en situation de handicap est sans précédent, avec notamment des cellules d’écoute à l’œuvre dans chaque département pour répondre aux familles.

Un Comité national de suivi se réunira à l’automne pour établir un premier bilan, mesurer les progrès obtenus et identifier les points d’amélioration pour consolider la trajectoire du grand service public de l’école inclusive 2019-2022.

La dynamique est là : il s’agira notamment de travailler sur l’organisation d’une coopération territoriale encore plus intégrée entre tous les acteurs.

Lors de mes visites, la  nouvelle organisation des services académiques sera mise en avant, avec notamment la mise en œuvre des pôles inclusifs d’accompagnement localisés – les PIAL. Ces pôles permettent une meilleure coordination des accompagnants par l’Éducation nationale et une plus grande souplesse dans la gestion de leur emploi du temps.

Je visiterai cette semaine plusieurs établissements dont la plupart ont organisé une rentrée en chantant !

  • Lundi 2/09 8H30 Collège André Malraux / Rentrée en chantant (thématique : école inclusive)
  • Lundi 2/09 10H30 Lycée Berthelot avec M. le Recteur / Rentrée en chantant (thématique : réforme du lycée)
  • Lundi 2/09 14H00 Ecole Elémentaire Jean Jaurès avec chant signé et musique (thématique : école inclusive
  • Lundi 2/09 16H30 Inauguration du Groupe scolaire G. MAILHOS avec M. le Recteur
  • Mardi 3/09 10H30 Lycée professionnel René BONNET avec M. le Recteur (thématique : l’insertion professionnelle)
  • Jeudi 5/09 Collège STENDHAL / Présentation de la nouvelle section foot (thématique : encourager le sport à l’école)

Très bonne rentrée à tous !

 

Consolidation du modèle français du don du sang.

Consolidation du modèle français du don du sang.

Dans le cadre de la Proposition de loi « consolidation du modèle français du don du sang », votée hier à l’Assemblée Nationale , nos opposants accusent les député LaREM de discrimination à l’encontre des hommes homosexuels.

C’est évidemment faux ! Ne tombons pas dans le piège des caricatures faciles ! Pour cela, revenons sur les termes du débat.

L’obligation d’abstinence au cours des douze derniers mois imposés aux hommes homosexuels pour donner leur sang apparaît trop restrictive et profondément stigmatisante. Non seulement, elle les prive de la possibilité d’accomplir un acte altruiste de citoyenneté, mais elle participe aussi à alimenter une confusion insupportable entre comportement à risque et orientation sexuelle.

 

Cependant, l’assouplissement de cette obligation ne doit pas relever de la loi mais du règlement afin d’assurer une meilleure réactivité en cas d’épidémie. C’est pourquoi la Ministre de la Santé Agnès Buzyn a pris l’engagement devant la représentation nationale de retirer par Arrêté le critère des douze mois d’abstinence. Cette promesse – que vous retrouvez dans la vidéo ci-dessus – est un progrès !

NB : Profitons-en pour rappeler qu’aujourd’hui, seulement 4% des Français donnent leur sang pour tous les autres ! Engageons-nous plus massivement en ce sens plutôt que de donner… des leçons !

Stratégie nationale pour l’autisme : pour une meilleure inclusion dans notre société

Stratégie nationale pour l’autisme : pour une meilleure inclusion dans notre société

Depuis 40 ans, le dépistage de l’autisme s’est beaucoup amélioré et a permis de diagnostiquer 700 000 français dont 200 000 enfants. Après une grande concertation nationale lancée en Juillet 2017 par le Président de la République, la stratégie nationale pour l’autisme a été présentée le 6 avril 2018 par le Premier Ministre Edouard Philippe et Sophie Cluzel, secrétaire d’Etat chargée des personnes handicapées.

Ce plan autisme innove en ne visant pas seulement le domaine médico-social mais en offrant une portée bien plus large, afin d’améliorer l’inclusion des personnes autistes dans notre société et en mettant l’accent sur la recherche, le dépistage, la scolarité et l’insertion professionnelle. Remettre la science au cœur de la politique de l’autisme, intervenir précocement auprès des enfants, rattraper le retard français en matière de scolarisation, soutenir la pleine citoyenneté des adultes, soutenir les familles et reconnaître leur expertise font partie des grands engagements de ce plan pour lequel seront consacrés 344 millions d’euros sur cinq ans. Le diagnostic interviendra le plus tôt possible pour penser l’accompagnement dès le plus jeune âge et d’ici 2021, chaque enfant de 3 ans devra être scolarisé, soit au sein d’un établissement spécialisé, soit en école maternelle classique avec l’accompagnement d’un auxiliaire de vie scolaire. L’inclusion passera aussi par l’accompagnement dans la vie adulte en proposant des logements adaptés et en aidant à l’insertion professionnelle.

Vous retrouverez toutes les informations utiles en suivant ce lien.

 

Plan national de santé publique : priorité à la prévention

Plan national de santé publique : priorité à la prévention

La France a aujourd’hui un très bon système de soins. Mais nous avons des progrès à faire en matière de prévention et de lutte contre les inégalités de santé. Par exemple, la différence d’espérance de vie entre les Français les plus modestes et les Français les plus aisés est de 13 ans pour les hommes et 8 ans pour les femmes. C’est une question de justice sociale.

La Ministre de la santé Agnès Buzyn a dévoilé en mars le Plan national de santé publique (Priorité Prévention). Il représente un investissement de 400 millions d’euros sur 5 ans et comporte 25 mesures parmi lesquelles :

  • Mieux prévenir les consommations à risque pendant la grossesse, notamment en améliorant la visibilité du message « zéro alcool pendant la grossesse » et en informant mieux les femmes des risques encourus. 1 enfant sur 1000 naît aujourd’hui avec un handicap lié au syndrome d’alcoolisation fœtale.
  • Prévenir les risques auditifs chez les jeunes, par une campagne nationale de sensibilisation et par le repérage des troubles auditifs chez les jeunes de 15 à 16 ans.
  • Expérimenter le « Pass préservatif » pour les moins de 25 ans, un programme de prévention en santé sexuelle qui inclura la mise en place d’une carte donnant un accès gratuit à des préservatifs, car il apparait qu’à peine 53 % des jeunes âgés de 15 à 24 ans ont utilisé un préservatif lors de leur dernier rapport sexuel.
  • Rembourser directement les aides à l’arrêt du tabac, pour « rendre cette décision la plus simple possible », à la place du forfait d’aide au sevrage de 150 € par an actuellement en place. La France compte actuellement 13 millions de fumeurs. Le tabac tue en France 73 000 personnes chaque année. Le cancer du poumon est en train de devenir la première cause de mortalité par cancer chez les femmes (10 000 décès en 2017).
  • Introduire un programme national de dépistage organisé pour le cancer du col de l’utérus, comme cela existe pour le cancer du sein et le cancer colorectal. Le dépistage sera pris en charge à 100 % (pour toutes les femmes n’ayant pas réalisé de frottis dans les 3 dernières années).
  • Généraliser la vaccination antigrippale par les pharmaciens d’officines, en 2019, après une concertation avec l’ensemble des acteurs.

Par ailleurs, le Gouvernement propose de conserver à la consommation de cannabis sa qualification de délit, mais de le sanctionner par une amende forfaitaire systématique pour mettre fin à l’ « hypocrisie » actuelle, qui prévoit une peine de prison difficilement applicable et disproportionnée plutôt qu’une sanction pécuniaire systématique et plus dissuasive. L’intégralité du produit de ces amendes sera reversée au financement de la prévention à destination des jeunes et des consommateurs des jeunes.
Enfin, dès la rentrée 2018, près de 50 000 étudiants en santé accompliront leur service sanitaire. C’était un engagement d’Emmanuel Macron pendant la campagne présidentielle pour que puisse se développer une véritable culture de la prévention.

Pour en savoir plus : cliquez ici

EHPAD : remise du rapport parlementaire

EHPAD : remise du rapport parlementaire

Les enjeux autour des EHPAD sont très nombreux, le modèle français de la prise en charge en institution des personnes âgées semble plus que jamais remis en cause et plus largement partagé celui du fonctionnement des établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD).

Les personnes âgées, les familles, et les professionnels sont depuis des années mobilisés pour faire évoluer la situation. Le Gouvernement en est conscient, et c’est pourquoi il a missionné ma collègue Monique Iborra, députée de la Haute-Garonne, qui a rédigé un rapport sur la mission d’information sur les établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD) avec Caroline Fiat, députée La France Insoumise de Meurthe-et-Moselle.

L’objectif est de prendre la pleine mesure du chantier qui doit se poursuivre autour de la question du vieillissement en général et des EHPAD en particulier :

  • Construire un parcours de vie qui permette à chacun d’envisager sans crainte sa perte d’autonomie future ou celle de ses proches
  • Respecter la liberté de choix de chacun et dans le respect d’une personne humaine qui ne peut être résumée à ses problèmes de santé.
  • Lever les freins nombreux et reconstruire un modèle pérenne

Pour en savoir plus sur le rapport de Monique IBORRA et de Caroline FIAT sur les établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD) : http://www.assemblee-nationale.fr/15/rap-info/i0769.asp

L’extension de l’obligation vaccinale à 11 vaccins : pourquoi ce choix ?

L’extension de l’obligation vaccinale à 11 vaccins : pourquoi ce choix ?

Les enfants nés à partir du 1er janvier 2018 reçoivent désormais 11 vaccins obligatoires au lieu de trois précédemment. Cette extension de l’obligation vaccinale, qui fait l’objet d’une recommandation unanime de toutes les autorités de santé, et notamment de l’Organisation mondiale de la santé, a suscité de nombreux débats et a conduit à préciser certains faits sur la  vaccination.

Jusqu’à cette réforme, un nourrisson recevait de façon obligatoire trois injections, contre la diphtérie, le tétanos et la poliomyélite (DTpolio) à 2, 4 et 11 mois. Pour immuniser l’enfant contre l’hépatite B, la coqueluche et les infections à Haemophilus influenzae de type B (HIB), il existe déjà un vaccin qui combine les six piqûres supplémentaires. Seuls le pneumocoque à 2, 4 et 11 mois, le méningocoque C, à 5 et 12 mois, et le ROR (rougeole-oreillons rubéole), à 12 et entre 16/18 mois, nécessitent des injections supplémentaires. Avec la réforme, dix injections au total jusqu’à 18 mois seront obligatoires.

Mais ces vaccins appartiennent en réalité déjà au calendrier vaccinal actuel et la mesure ne changera rien pour près de 8 enfants sur 10.

En effet, le taux de couverture vaccinale des enfants de 24 mois s’élevait en 2015 à 98,6 % pour la coqueluche ; 98 % pour l’haemophilus influenzae de type b ; 88,1 % pour l’hépatite B ; 91,4 % pour le pneumocoque ; 90 % pour la Rougeole-Oreillons-Rubéole ; 70,9 % pour le méningocoque C.

Malgré ces taux, on a pu constater une recrudescence de certaines maladies infantiles.  Il y a cinquante ans, on comptait annuellement 3 000 décès par diphtérie et 200 décès d’enfants par poliomyélite en France et le tétanos tuait également plus de 1 000 personnes par an. A contrario, l’épidémie récente de rougeole entre 2008 et 2014 avec plus de 23 000 cas déclarés en France, plus de 30 encéphalites et 10 décès, est liée à l’insuffisance de la couverture vaccinale pour cette maladie. Fin juin à Marseille, une adolescente de 16 ans est ainsi décédée d’une forme rare et aiguë de rougeole, maladie contre laquelle elle n’était pas vaccinée. Avant elle, la rougeole avait causé la mort de 10 enfants en France depuis 2008, selon le ministère. Dans un contexte où de plus en plus de Français se méfient des vaccins et où la distinction entre les trois vaccins obligatoires et les huit vaccins recommandés conduit certains parents à penser que certains vaccins ne sont pas importants, l’extension de l’obligation vaccinale permet d’améliorer cette couverture vaccinale pour écarter tout risque d’épidémie.

L’OMS a en effet fixé un taux de couverture de 95% pour qu’un vaccin soit efficace. Grâce à la vaccination, la variole a disparu dans le monde et la poliomyélite a disparu de France.

Un taux élevé de couverture est donc nécessaire, car il permet de protéger les plus vulnérables qui ne peuvent pas être vaccinés. En ce sens, la vaccination protège au niveau individuel mais aussi au niveau collectif : « On se vaccine pour soi mais aussi pour les autres » : les nourrissons de moins d’un mois, les femmes enceintes, les personnes qui ne peuvent être vaccinées pour raison médicale ou encore les personnes âgées.

L’aluminium contenu dans les vaccins est-il dangereux pour la santé ?

Pour la majorité des vaccins inactivés (i.e. ne comportant pas de microbe vivant), la présence d’adjuvants est en effet indispensable pour permettre une réponse immunitaire entraînant une protection. Les sels d’aluminium figurent ainsi parmi les adjuvants les plus utilisés dans le monde avec un recul d’utilisation de 90 ans et des centaines de millions de doses injectées. Les données disponibles à ce jour issues d’études menées sur des vaccins contenant des sels d’aluminium ne remettent pas en cause leur innocuité, ni leur capacité à stimuler la réponse immunitaire induite par les vaccins.

Par ailleurs, les français absorbent par ailleurs quotidiennement de l’aluminium puisque l’aluminium sert souvent au conditionnement alimentaire (boissons en canettes). Les quantités d’aluminium apportées par les vaccins sont faibles (généralement 0,2 à 0,5 mg par vaccin, et en tout cas jamais plus de 0,85 mg) par rapport aux sources quotidiennes d’apport d’aluminium dans l’organisme (3 à 5 mg chaque jour par voie orale).

Des études, issues essentiellement d’une seule équipe dans le monde, ont investigué le lien entre la lésion lors de la vaccination contenant de l’aluminium et l’existence de symptômes de type fatigue, douleurs musculaires ou articulaires ou de troubles cognitifs. L’analyse des résultats de ces études n’a pas permis de démontrer l’existence d’un lien.

Y-a-t-il un lien entre Hépatite B et sclérose en plaques ?

De nombreuses études ont été réalisées depuis 1996 afin de s’assurer que la vaccination contre l’hépatite B n’augmentait pas le risque de sclérose en plaques ou d’autres maladies auto-immunes. Les études disponibles ont chacune conclu à l’absence d’association avec des complications neurologiques comme la sclérose en plaques.

Au total, les études menées n’ont donc pas confirmé le lien suspecté entre la vaccination contre le virus de l’hépatite B et des effets indésirables graves, que ce soit en termes d’atteintes neurologiques de type sclérose en plaques, ou d’autres maladies auto-immunes. Une seule étude suggère l’accélération de l’apparition des symptômes d’une maladie préexistante dans l’organisme après l’injection.

Enfin et surtout, la suspicion de lien avec la sclérose en plaques n’a jamais concerné la vaccination du nourrisson.

Pin It on Pinterest