Commémoration du centenaire de la Première Guerre Mondiale 

Il y a 100 ans, jour pour jour, le 11 novembre 1918, prenait fin la première guerre mondiale.

Ils avaient dit « plus jamais ça ». Ils avaient voulu que ce fût la dernière des guerres.

Plus jamais ça pour 65 millions d’hommes mobilisés. 8 millions et demi de morts. 21 millions de blessés, 4 millions de veuves, 8 millions d’orphelins. Voilà ce que fut le bilan de cette guerre.

Nous devons tirer de ce qui s’est passé pendant ces quatre années terribles une leçon pour la conscience humaine. Car cette guerre ne fit pas seulement peser une menace sur la vie et le bonheur de millions d’hommes, de femmes et d’enfants. Elle fut la première qui menaça à ce point l’idée même d’humanité.

Il y eu la douleur infinie de chaque victime, celle de l’enfant derrière le cercueil de son père, celle du père, de la mère auxquels on annonce la mort de leur fils, la douleur de l’épouse qui reçoit la dernière lettre de son mari après qu’il a été tué.

Derrière chaque deuil, dans le cœur et dans l’âme de chaque veuve et de chaque orphelin, il y avait une souffrance qui ne s’est jamais éteinte.

Ces blessures, ces souffrances, nous ne devons en oublier aucune.

La « der des der » ? Malheureusement non ! Comme dans trop de situations ces blessures n’ont pas suffi, et il aura fallu une tragédie encore plus grande que fut la seconde guerre mondiale, pour comprendre et entrainer un sursaut universel.

Mais nous sommes quand même parvenus à repartir même au fond de l’abîme, à repartir de l’avant, à remonter la pente, et à admettre parmi nos amis ceux qui étaient nos ennemis d’autrefois.

La construction de l’Europe, la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, l’Organisation des Nations unies, après tant de drames, après tant de folies meurtrières et totalitaires, sont les plus belles traductions de ce sursaut de la conscience.

Mais il faut entretenir le souvenir. Ce qui est d’autant plus important aujourd’hui qu’il n’existe plus de témoins ni d’acteurs directs de ce conflit. Prendre le temps est nécessaire, et redoubler d’effort indispensable pour préserver la paix et étouffer tous les ferments de division : l’indifférence, l’intolérance, le racisme, l’individualisme, et le repli sur soi.

Beaucoup de nos concitoyens sont en perte de repère, il nous faut plus que jamais travailler à l’union de tous pour construire un espace de paix, de prospérité, et de solidarité. 

Rappelons aux jeunes générations que la paix est la seule voie possible pour préserver et faire vivre les valeurs républicaines et démocratiques qui sont au cœur de notre idéal européen.

Vive notre République et ses valeurs de Liberté, d’Egalité, de Fraternité et de Laïcité.

Maudite soit la guerre et que Vive la Paix !

Vive la République, Vive la France, et Vive l’Europe !

Pin It on Pinterest