Comment se confiner chez soi quand on n’a pas de chez soi ? Nous vous présentons les mesures nationales.

Les sans abris, les personnes vivant dans des squats, bidonvilles, ou hôtels sociaux, les migrants en attente de leurs titres de séjours, les mineurs isolés: les plus démunis ont plus encore besoin d’aide d’hébergement pendant le confinement. De nombreuses structures ferment faute de personnel, de gants et de masques, alors même qu’il faut accueillir aussi des gens de jour pour assurer le confinement des plus précaires. Le gouvernement a fait un point sur la situation afin de remédier un maximum à ces situations précaires en danger. Emmanuel Macron a assuré que « pour les plus précaires, pour les plus démunis, pour les personnes isolées, nous ferons en sorte, avec les grandes associations, avec aussi les collectivités locales et leurs services, qu’ils puissent être nourris, protégés, que les services que nous leur devons soient assurés »

La propagation du Covid-19 représente un défi pour le secteur de l’hébergement, qui accueille 157 000 personnes sans domicile, dont des personnes âgées ou atteintes de maladies chroniques.
Les consignes concernant les gestes barrière ont ainsi été traduites en 25 langues pour être comprises d’un maximum de publics fréquentant les structures d’hébergement ou vivant dans des campements.
Le Gouvernement mobilise le secteur hôtelier et réquisitionne des places d’hébergement supplémentaires pour mettre à l’abri les personnes à la rue. Les professionnels du secteur hôtelier se mobilisent pour participer à cette solidarité. Le Groupe Accor a notamment identifié 600 places qui sont mobilisées, dont 200 en région parisienne. Le dispositif a vocation à monter encore en puissance et le ministre a réuni à effet par téléconférence cet après-midi les représentants du secteur de l’hôtellerie, qui se sont engagés à identifier avec leurs adhérents les places disponibles sur l’ensemble du territoire.

Ouverture en cours des premiers centres pour accueillir les personnes sans domicile atteintes du coronavirus
Des premiers centres dits de « desserrements », permettant d’accueillir des sans-abris atteints par le covid-19 (mais ne nécessitant pas d’hospitalisation) ouvrent à Paris dans le 18e et le 14e arrondissement de Paris, mettant à disposition un total de 150 places. Un autre centre doté de 50 places a déjà ouvert en Haute-Garonne en lien avec la ville de Toulouse. Ce déploiement va s’accélérer dans le reste du territoire dans les prochains jours, à raison d’au moins 1 par région. Plus de 80 sites ont été pré-identifiés dans toute la France par les préfets pour un total de 2 875 places et font l’objet d’une analyse approfondie, en lien avec la direction générale de la cohésion sociale.

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Concrètement sur les territoires

En complément des 157 000 places d’hébergement déjà financées par l’Etat dont les 14 000 places hivernales prolongées jusqu’à fin mai, Julien Denormandie a demandé aux préfets de recenser les solutions d’hébergement disponibles et pouvant être activées rapidement pour des publics à la rue non malades, en premier lieu les hôtels ou encore des bâtiments vacants.

En Ile de France, l’hôtel CISP Kellermann doté de 170 chambres et situé dans le 13e arrondissement de Paris a été réquisitionné par la préfecture de région. Il a pu ouvrir il y a trois jours grâce à la grande réactivité de l’association COALLIA. Par ailleurs, plus de 1500 personnes ont pu également être mises à l’abri via la réservation de chambres d’hôtels par le Samu social de Paris.

Dans les Hauts-de-France, l’État aura mis à disposition 153 places d’hébergement supplémentaires sur la Métropole européenne de Lille en mobilisant deux hôtels et une auberge de jeunesse. A Denain, un centre d’une dizaine de places a été ouvert pour des personnes sans abri. Un opérateur social sera présent en permanence sur chaque site pour accompagner les personnes et les orienter vers une prise en charge sanitaire adaptée en cas de symptômes apparentés au Covid-19. Ces places s’ajoutent aux 599 déjà ouvertes sur le département pendant la veille hivernale.

Dans le Rhône, 26 places supplémentaires à l’hôtel sont d’ores et déjà ouvertes et 110 le seront dans les prochains jours.

Des premiers centres d’hébergement médicalisés (centres de confinement) permettant d’accueillir des sans-abris atteints par le covid-19 (mais ne nécessitant pas d’hospitalisation) ont ouvert. Trois centres sont opérationnels à Toulouse avec la ville de Toulouse (50 places), à Paris dans le 18e arrondissement, et un troisième dans le département du Nord. Au total, déjà 130 places sont disponibles ce matin. Puis 500 places qui seront opérationnelles. Ce déploiement va s’accélérer dans le reste du territoire dans les prochains jours, à raison d’au moins 1 centre par région. Plus de 80 sites ont été pré-identifiés dans toute la France par les préfets pour un total de 2 900 places et font l’objet d’une analyse approfondie, en lien avec la direction générale de la cohésion sociale.

Plus d’informations sur les sites d’hébergement ouverts pour les SDF 🧐 Plus d’informations sur l’enveloppe d’urgence de 50 millions d’euros 🧐

 

L’Etat s’organise avec les associations pour que la solidarité continue pour les plus démunis

Le ministère travaille actuellement avec des associations, des collectivités et des entreprises pour identifier des solutions d’hébergement supplémentaires, dans des équipements publics, des hôtels ou des bâtiments devenus vacants du fait de la crise sanitaire ou pour appuyer la distribution de denrées alimentaires.

Les structures d’hébergement doivent rester ouvertes afin de pouvoir continuer à héberger les personnes en situation de détresse. 157.000 personnes sont actuellement hébergées dans des centres, dans des places financées par l’Etat et gérées par les associations. Ces structures ne sont ainsi pas concernées par la décision de fermeture des lieux recevant du public non indispensables à la vie du pays.

Des échanges réguliers sont réalisés par le ministère chargé de la Ville et du Logement avec les préfets et les associations pour suivre la situation. Pour celles dont ce n’est pas le cas, le ministère est intervenu en appui en leur diffusant des recommandations et outils pour assurer la continuité du service. Certaines structures seront réorganisées avec des redéploiements d’effectifs et une mutualisation des prestations.

Julien Denormandie le souligne : « dans le contexte très difficile que nous traversons actuellement, ma priorité est de maintenir l’assistance aux plus vulnérables et je remercie sincèrement tous les professionnels et bénévoles engagés dans cette action. Il faut aussi inventer de nouvelles solidarités et c’est en ce sens que nous travaillons avec des associations, des collectivités et des entreprises pour identifier des solutions d’hébergement supplémentaires, dans des équipements publics, des hôtels ou des bâtiments devenus vacants du fait de la crise sanitaire ou pour appuyer la distribution de denrées alimentaires ».

 Prolongation de la trêve hivernale
La trêve hivernale est prolongée de deux mois jusqu’au 31 mai 2020.
Les 14.000 places d’hébergement d’urgence ouvertes pour la période hivernale sont maintenues deux mois supplémentaires afin d’éviter toute remise à la rue de personnes hébergées.
Par ailleurs, au-delà du 31 mai, jusqu’à 7.000 de ces places ouvertes initialement pour l’hiver seront transformées en places pérennes ouvertes tout au long de l’année.

https://www.cohesion-territoires.gouv.fr/covid-19-prolongation-de-deux-mois-de-la-treve-hivernale

Plus d’informations sur la solidarité menée grâce aux associations 🧐

 

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