État généraux de l’alimentation

Après 5 mois de débats et de consultations, les Etats généraux de l’alimentation lancés par le Gouvernement se sont terminés en décembre 2017. Ces états généraux avaient pour but d’accompagner la transformation des modèles de production, de promouvoir une alimentation saine, sûre et durable et de permettre aux agriculteurs de vivre dignement de leur métier grâce au paiement de prix justes.

J’ai souhaité apporter ma contribution à ces débats de différentes façons : en allant à la rencontre des agriculteurs place de la République à Paris, en participant à la transhumance avec des éleveurs vachers dans les montagnes ariégeoises ou en organisant, à l’occasion du Salon REGAL (Rencontres Gustatives, Agricoles et Ludiques), un débat en compagnie d’agriculteurs, d’éleveurs et de Carole Delga, présidente de la Région Occitanie. Mon engagement ainsi que la proximité que j’entretiens avec les agriculteurs de ma région m’ont permis de comprendre leurs attentes, leurs mécontentements mais aussi et surtout la beauté de leur métier parfois trop vite oubliée. Il faut retrouver, dans notre alimentation, ce plaisir gustatif et cette sûreté sanitaire qui sont mon combat et celui de beaucoup d’agriculteurs. La production de proximité, la transition écologique et les prix rémunérateurs sont les outils qui permettront d’améliorer notre alimentation et de sauver notre agriculture. Beaucoup trop de fermes aujourd’hui sont très peu reconnues voire invisibles car elles ont très peu d’aides et ne livrent qu’aux petites surfaces.

Le Gouvernement a annoncé, suite aux états généraux de l’alimentation, une loi qui devrait bientôt passer en conseil des ministres. Cette loi proposera des mesures concrètes pour les agriculteurs et les consommateurs :

  • La recherche du prix juste avec des mesures relatives aux contrats passés entre les agriculteurs et les distributeurs pour prendre en compte le coût de production ;
  • L’encadrement des promotions ;
  • Le relèvement du seuil de revente à perte ;
  • L’amélioration de la condition animale,
  • L’augmentation du nombre de produits locaux ou labellisés dans la restauration collective (50% d’ici 2022).
  • Nous travaillons actuellement à enrichir le texte et toutes les idées sont les bienvenues. Ces états généraux auront permis d’alerter les citoyens et le gouvernement sur le quotidien des agriculteurs et sur le contenu de nos assiettes. Je souhaite continuer à faire de ces sujets une des priorités de mon mandat car il en revient de notre santé, de notre bien-être et de notre avenir.

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