Le Tour de France est l’un des événements sportifs les plus durablement populaires en France et plus généralement en Europe occidentale et dans le monde.

Le Tour de France arrive à Toulouse et c’est l’occasion rêvée de revenir sur les Assises nationales de la mobilité. L’évidence de ce mode de transport non-polluant, peu coûteux, accessible à tous et bon pour la santé, y a été réaffirmée.

Comme le rappelait Édouard Philippe en 2018 :

« Les assises nationales de la mobilité, qui se sont tenues à l’automne dernier, ont montré l’importance de donner toute leur place aux mobilités actives, et notamment au vélo, dans les politiques de mobilité. (…) Le Gouvernement a donc décidé d’engager ce plan, à la fois massif, cohérent et précis. Il doit nous permettre de tripler la part du vélo dans nos déplacements quotidiens, pour atteindre 9% en 2024, alors que la France accueillera les Jeux olympiques.

A travers lui, l’Etat s’engage de façon inédite pour relever tous les défis qui aujourd’hui freinent le recours à cette solution de transport. Son lancement ouvre une nouvelle dynamique. Son succès reposera sur la mobilisation de tous les acteurs de terrain : collectivités, entreprises, associations. »

Le vélo a de nombreux avantages pour les utilisateurs et la collectivité. Fort de ce constat et surla base des travaux des Assises nationales de la mobilité, le Gouvernement lançait donc son PLAN VELO & MOBILITES ACTIVES.

ET sur la 9 ème Circonscription ?

Sur ma circonscription, les municipalités se sont saisies des opportunités que pouvait offrir ce plan tant au niveau de l’agencement de leur centre-bourg mais aussi comme vecteur de bien-être pour leurs concitoyens.

Les Appels à projets « Vélo et territoires » ont été un succès, ce qui confirme la progression du vélo comme solution de mobilité dans tous les territoires.

Le vélo, comme vecteur de liberté

Comme je le rappelle dans ma vidéo tournée au mois de mars 2019, le vélo et faire du sport en général, vous fait rencontrer des personnes formidables, citoyennes et engagées.

C’est d’ailleurs au cours de notre parcours que je rencontrais Tamara Kroll, membre de l’association Kacycling dont l’objet est de soutenir et accompagner la pratique du vélo par les femmes.

Tamara nous donne RDV mardi 16 juillet ! « Les 100 femmes à vélo à Toulouse » se déroule dans le cadre de ces animations organisées par les villes d’Albi et de Toulouse.

C’est l’occasion pour les villes étape du Tour de France d’accueillir comme il se doit cet événement planétaire et populaire. Un grand peloton de femmes cyclistes quittera Albi dans la matinée pour parcourir 100 km en direction de Toulouse avec MARION CLIGNET, six fois championne du monde et deux fois médaillée olympique. Elles suivront la trace de la onzième étape du Tour de France 2019, ce que les professionnels feront le lendemain. Leur objectif est d’arriver à Toulouse avec 100 femmes, toutes portant le même maillot !

Je vous donne également RDV le 18 juillet car

le Tour passera bien au pied des tours !


Un plan « ambitieux mais réaliste »

Pour développer son réseau cyclable, le conseil syndical de Tisséo Collectivités a récemment voté une augmentation de son budget dévolu au plan vélo : celui-ci est passé de 15,6 à 25 millions d’euros par an dans le cadre du plan Mobilités 2020-2025-2030.

Dans le même temps, Tisséo a souhaité s’appuyer sur l’association 2 pieds 2 roues, afin de réaliser un schéma directeur cyclable pour toute l’agglomération toulousaine. Voici les principaux projets de création ou de rénovation d’aménagements cyclables à Toulouse en 2019 :

L’association a livré son projet à Tisséo le 31 janvier 2019 « après près de 6 mois de travail intensif impliquant plus de 140 personnes et représentant plus de mille heures de travail collaboratif », indique l’association.

Un plan « ambitieux mais réaliste » pour 2 Pieds 2 roues, qui comprend 692 km d’axes structurants (3 niveaux de priorité) et 385 km de Réseau Express Vélo (REV) répartis sur 8 lignes.

« Aidé par un bureau d’étude (Mobithink), ce travail s’est concrétisé par la rédaction d’une synthèse et de 325 fiches descriptives correspondant aux propositions. Un outil cartographique configuré pour l’occasion et baptisé VéloMAX regroupe tous les axes. Il sera consultable par tous», précise l’association.

Toulouse Métropole comptabilise 584 kilomètres de voies cyclables sur son territoire.

Et il sera bientôt possible de remonter la Garonne à vélo entre Toulouse et l’Espagne

en passant par Portet-sur-Garonne !


Donnons

« toute leur place aux mobilités actives » !


Au niveau du département : mise en place d’un réseau cyclable  à « haut niveau de service »

Lors de l’assemblée départementale du 25 juin, les élus de notre département réunis en session, se sont positionnés en faveur de la création de Réseaux Express Vélo (REVe) sur l’agglomération toulousaine, comme alternative aux déplacements domiciles-travail motorisés.

Un nouveau pas en avant dans le développement des mobilités douces, un point important du plan d’engagement pour la transition écologique du territoire dans lequel s’est engagé notre département en janvier 2017.

Dans un contexte d’urgence climatique, notre département s’est doté d’un programme ambitieux – 41 mesures phares, 150 millions d’euros sur 4 ans – de nature à décliner et renforcer sa politique Climat-Air-Energie-Environnement sur l’ensemble du territoire.

Pilote sur les thématiques vélo et covoiturage, notre département a donc réalisé des études multimodales en partenariat avec l’État, la Région Occitanie – Pyrénées / Méditerranée, Toulouse métropole et Tisséo. Ces travaux ont permis d’identifier 5 axes structurants de REVe sur les territoires du Muretain agglo, du Sicoval et de la Communauté de communes de la Save-au-Touch.

Parallèlement, une étude menée conjointement avec Toulouse métropole propose des itinéraires permettant de relier ces bassins de vie au centre de Toulouse.

La réalisation des REVe dans ces secteurs connus pour leur forte congestion routière permettrait de doubler la part modale vélo par rapport aux projections établies dans le Projet mobilités 2020-2025-2030, passant ainsi de 2,6% à 4,8%.

Relier des bassins de vie au centre de Toulouse.

De septembre à novembre 2019, le Conseil départemental organisera une première phase de concertation avec les acteurs locaux et les partenaires institutionnels. Une deuxième phase de concertation sera par la suite menée avec les citoyens d’avril à novembre 2020, pour un lancement du premier plan REVe en 2021. L’ensemble de ces aménagements représente une longueur totale de 42 km pour un montant estimé à environ 53 M€.

5 axes sont prévus :

Sur le secteur Sud-Est (territoire du SICOVAL), deux tracés potentiels ont été identifiés :

Escalquens / Labège / Toulouse suivant l’axe de la RD916

Castanet-Tolosan / Ramonville / Toulouse sur la rive Est du Canal du Midi

Sur le secteur Sud-Ouest (territoire du Muretain Agglo), un axe majeur a été mis en avant :

  • Muret / Roques-sur-Garonne / Portet-sur-Garonne / Toulouse le long de la RD120 et la RD817

Sur le secteur Ouest (territoire du Muretain Agglo et de la Communauté de communes Save-au-Touch), deux liaisons sont proposées qui se prolongent sur le territoire de la Métropole :

  • Saint-Lys / Fonsorbes / Plaisance-du-Touch pour rejoindre Tournefeuille le long de la RD632
  • Fonsorbes / La Salvetat Saint-Gilles / Colomiers en empruntant la RD82

Au niveau de Toulouse Métropole

Se saisissant du constat du Gouvernement, Toulouse Métropole s’est engagée sur quatre objectifs majeurs en matière de développement de la pratique du vélo, dans le cadre de sa politique en faveur des modes de déplacements doux et des transports en commun.

En effet, la métropole partait de très loin … Toulouse n’était pas vraiment un paradis pour les vélos. Il y a quelques mois, le Baromètre des villes cyclablesavait placé la Ville rose à la 8e place sur 11 au classement des villes de plus 200 000 habitants, loin derrière Strasbourg (Bas-Rhin), Nantes (Loire-Atlantique) et Bordeaux (Gironde).

La situation devait changer et quatre objectifs furent adoptés :

  • Résorber les discontinuités cyclables via la mise en oeuvre de la programmation des itinéraires verts et cyclables
  • Déployer un stationnement vélo facilité, sécurisé et peu onéreux pour l’usager
  • Développer des services vélos (location moyenne ou longue durée, ateliers de réparation, points d’informations,…) et des actions d’accompagnement de la pratique
  • Développer l’inter modalité avec les transports en commun

Il sera bientôt possible de remonter la Garonne à vélo entre Toulouse et l’Espagne en passant par Portet-sur-Garonne !

Baptisé Trans-Garona, un itinéraire cyclable reliant Toulouse aux sources de la Garonne, en Espagne, est en projet. Un parcours de 175 kilomètres. Un premier tronçon a déjà été réalisé. Au sud de Muret, à Marquefave (Haute-Garonne), il est possible de pédaler au bord de la Garonne jusqu’à Fronsac.

107 kilomètres déjà réalisés

Il s’agit d’un itinéraire cyclable de 107 kilomètres passant par Carbonne, Martres-Tolosane, Saint-Martory, Saint-Gaudens et Saint-Bertrand-de-Comminges.

Ce parcours s’inscrit dans le cadre du projet transfrontalier « Trans-Garona », destiné à relier à vélo la Haute-Garonne au Val d’Aran.

Un nouveau tronçon jusqu’en Espagne

Notre département a annoncé, mardi 3 juillet 2018, la réalisation prochaine du tronçon sud reliant Fronsac à Vielha (Espagne), à la source de la Garonne. Les travaux débuteront en 2018 et s’achèveront en 2021 : 18 kilomètres côté France, 3 kilomètres côté Espagne. La réalisation du tronçon nord, long de 42 kilomètres, entre Portet-sur-Garonne et Marquefave, est programmée à l’échéance 2020-2021.

 

 

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